vendredi 21 août 2026

Cécile Baudin : " Deuil de sel "


Les Presse de la Cité

400 pages 

4 ème de couverture


Les actes du passé laissent immanquablement des traces dans le présent...
1960.
La paisible commune de Salins-les-Bains est le théâtre d'étranges événements : disparition de chats, lettres d'un corbeau... Bientôt, un accident aux allures de suicide secoue la ville, puis un meurtre est perpétré. Le coupable est arrêté, mais Christian Roche, le jeune curé de la paroisse, décide de suivre une autre piste : n'est-il pas celui à qui tous se confessent ?
2025.
Claire Le Vaillant, généalogiste successorale à Lyon, se voit confier un dossier important. Avec l'aide de " Junior ", son assistant, elle doit reconstituer la généalogie d'une défunte sans héritiers connus, dont elle découvre que la mère se serait suicidée en 1960 à Salins-les-Bains. Leur enquête, complexe, va recouper celle du père Roche, et leurs propres recherches éclaireront d'un jour nouveau les événements de cette année fatidique.
Première enquête de Claire Le Vaillant. Une intrigue parfaitement maîtrisée, étayée par des recherches documentaires scientifiques et patrimoniales pointues.

Mon avis


Le résumé du roman en dit parfois trop sur l'histoire, alors je parlerais plutôt de ce que j'ai aimé dans ce polar sacrément bien ficelé ! 

J'ai rencontré cette autrice lors du salon du polar à Lens. Je n'ai pas pour habitude de lire un polar historique et généalogique, mais je peux vous dire que " Deuil de sel " a été pour moi un grand plaisir de lecture. Deux temporalités sont décrites et, par la suite, tout va s'enchaîner à la perfection. Cécile Baudin a un véritable don pour nous projeter dans la commune de Salins-les-Bains et Lyon. Des disparitions inquiétantes de chats et de chiens, des messages anonymes et surtout des personnages passionnément décrits.

Un pan d'histoire tel que le décor de la Grande Saline est aussi développé par l'autrice. 

" On construisit donc des thermes, puis des hôtels pour accueillir les curistes, puis un parc pour les promener l’après-midi, et un casino pour les occuper le soir. La ville était entrée dans une ère moderne, riche, prospère et joyeuse. Les commerces s’installèrent, les industries fleurirent (on compta jusqu’à quarante moulins sur la Furieuse, des faïenceries, des gypseries, des scieries et des fromageries), les nobles familles s’établirent, et édifièrent plus d’une douzaine d’hôtels particuliers. Les flancs abrupts furent colonisés par les viticulteurs, de part et d’autre de la ville, pour fournir de quoi fêter une telle réussite. "

jeudi 20 août 2026

Maud Ankaoua : " Tu m'avais promis "

 


Editions Eyrolles

400 pages


4 ème de couverture


Luce compte les jours depuis trois ans ! Son père, Gabin, lui avait fait la promesse de l'emmener en voyage pour ses huit ans. Malgré ses appréhensions, le quadragénaire sait qu'il doit honorer son engagement, et la décision est prise : ils s'envoleront bientôt pour rejoindre la tante de la petite fille en mission vétérinaire au Kenya. Mais le départ a un goût doux-amer : l'absence de Julie, la maman de Luce et la femme de Gabin, leur serre le cœur à tous les deux. Elle a disparu il y a déjà sept ans, sans que jamais sa trace soit retrouvée. Gabin est prisonnier de cette incertitude, ignorant s'il a le droit ou non de conserver une forme d'espoir.

Lorsqu'ils atterrissent à Nairobi, il est loin de se douter que les semaines qui l'attendent ne seront pas seulement l'occasion pour lui de partager un beau voyage avec sa fille, mais le cadre d'une transformation intérieure, sur le chemin de la résilience et de la joie profonde.

Entre rires et larmes, rencontres bouleversantes et révélations, ce roman puissant sur la force de l'âme nous rappelle que même dans nos plus grandes blessures se cachent les graines de notre renaissance. Une leçon d'espoir et de sagesse qui touche au cœur de ce qui nous rend profondément humains.


Mon avis



Étant en vacances, je me suis dit : "Allez, je vais choisir un livre qui me fera du bien, qui me fera voyager." Et j'ai sorti de ma PAL (pile à lire) le titre suivant " tu m'avais promis " de Maud Ankaoua.

L'histoire est celle de Gabin et de sa fille Luce. À l'âge de 5 ans, son père lui avait promis de faire un voyage. Et c'est au moment de ses 8 ans que Gabin s'est décidé à partir au Kenya voir sa sœur, Jeanne, en mission là-bas en tant que vétérinaire.

Mais c'est difficile pour Gabin de devoir partir ailleurs de chez lui. Depuis la disparition soudaine de sa femme, Julie, le monde s'est quelque peu arrêté. Car oui, elle est partie et n'est jamais revenue. Gabin a toujours l'espoir qu'elle reviendra un jour.

Quand cette famille arrive au Kenya, cette nouvelle contrée ouvre des portes à Gabin grâce au sage Jumbo. Le voyage à Nairobi procurera diverses sensations à Gabin. L'apaisement, la résilience sur soi seront au rendez-vous. Les blessures au cœur vont s'atténuer pour laisser une certaine renaissance et une nouvelle étincelle de bonheur.
" Il m'a dit que nous, les occidentaux, nous passons notre vie à anticiper le lendemain plutôt qu'à habiter le présent, que lorsque nous souffrons, nous nous enfermons dans la douleur au lieu d'élargir notre champs de vision. Puis il m'a parlé de la possibilité de changer de réalité." 

mercredi 19 août 2026

Philippe Beylac : " Le manoir "

 


Aubane Editions

200 pages


4 ème de couverture


Le manoir de la rue Louis Blanc domine le village de Wissant depuis bien des décennies. Abandonné, envahi par le lierre et les fantasmes, il fascine autant qu’il effraie. À la recherche d’un bijou perdu, deux enfants s’introduisent dans la demeure. Ce qu’ils découvrent dépasse leurs pires cauchemars. Dans l’âtre d’une immense cheminée, un cadavre. Dans la bouche de la victime est enfoncé un mystérieux crucifix. Appelé sur les lieux, le commandant Carsanti comprend rapidement que ce crime est lié à un passé que tout le monde s’efforce d’effacer. Chaque regard fuit la vérité, chaque témoignage est suspect. Derrière les portes closes se cachent des secrets de famille, des non-dits et des silences complices. À mesure que l’enquête progresse, le manoir révèle peu à peu ses parts d’ombre. Car certains secrets valent plus qu’une vie…



Mon avis


Je reprends petit à petit mes avis de lecture après une longue absence. J'avais un peu de mal à jongler avec mon travail très prenant et mon blog. De plus, le moral revient.
J'ai lu la dernière parution de chez Aubane Editions dont le titre est le suivant: " Le manoir " de Philippe Beylac. J'étais complètement immergée par cette histoire. L'intrigue se déroule à Wissant où la scène de crime se situe dans un manoir. Un cadavre a été découvert par deux jeunes enfants, Théa et Paul Sonneville. Tous les deux sont partis à la recherche de la médaille en or perdue de Théa dans cette ruine.

Les deux enfants ont trouvé un squelette encastré dans l’âtre de la cheminée. Revenus chez eux, ils ont tout raconté à leurs parents. Ils étaient tellement effrayés par ce qu'ils ont vu. Aussitôt le père se rend dans ce bâtiment délabré et se rend compte qu'il y a effectivement des ossements.

L'affaire est donc confiée au commandant Charles Carsanti, gendarmerie de Marquise, avec l'aide du brigadier Lambert. Tous les deux vont comprendre que cette enquête déterre un passé que les villageois ne veulent pas évoquer. Que cache donc cet endroit ?

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