Albin Michel
432 pages
4 ème de couverture
Mon premier est un médecin, mon deuxième un flic, mon troisième une lycéenne, mon tout un assassin qui aime dépecer ses victimes à la machette. Vous ne voyez pas ? Commencez par danser, et nous verrons où l’enquête vous mènera. En cet été 1982, moins il y aura de soleil, plus il y aura de sang...
Mon avis
Jean-Christophe Grangé est un auteur que j'aime beaucoup. Je suis vraiment fan de ses écrits. A chaque sortie, je suis présente et j'achète sans hésitation ses livres. Même si je n'ai pas adhéré à son précédent " Rouge Karma "je continue à le suivre malgré tout.
L'auteur plante le décor dans les années quatre-vingt.Une période où Paris est ravagée par le sida. A l'instar des boîtes de nuit où le dancefloor bat la mesure, un meurtrier surnommé " l'homme à la machette " commet les pires atrocités sur la communauté gay. Commence une traque infernale dans la nuit parisienne. Trois personnages vont jouer un rôle important dans cette histoire. Daniel Ségur travaille à l'institut Arthur Vernes et il est spécialisé dans les maladies infectieuses. Son dernier patient Federico âgé de 18 ans a été atrocement mutilé par des coups de machette.
Qui peut bien s'en prendre à lui sachant qu'il est déjà en fin de vie, malade du sida ?
L'inspecteur Patrick Swift de la brigade criminelle avec l'aide de l'amie de Federico, Heidi Baker, et de ce médecin, Ségur, sont sur cette enquête.
Tous les trois vont braver des obstacles pour tenter de découvrir qui est derrière toute cette sauvagerie. D'autres meurtres se multiplient. Malgré le côté barbare, les fêtes et les rencontres d'un soir subsistent.
" La conviction profonde de Swift est qu'on a affaire, quelle que soit sa motivation spécifique, à un tueur d'homos. Un assassin qui pourrait bien remettre ça, et pas plus tard que bientôt. "
Dans ce roman, tout est minutieusement documenté. Jean-Christophe Grangé décrit l'ambiance avec beaucoup de réalisme. Les personnages sont habilement dépeints et il les fait vivre de façon intense. Certains passages sont glauques, c'est noir et d'une violence inouïe. J'ai ressenti de la haine et de la rage à certains passages. " Sans soleil " est un thriller assez flippant qui fait froid dans le dos.
Ce thriller est un gros coup de cœur pour moi car cette histoire restera longtemps gravée dans ma mémoire. Je n'ai pas encore lu le tome 2 " Le Roi des ombres " sorti en même temps que ce titre mais je me laisse un peu de répit car le tome 1 m'a littéralement marquée. Le rythme est endiablé et effréné.
Pour les lecteurs férus des écrits de Grangé, vous ne serez pas déçus !
Je ne suis pas la seule à avoir aimé ce tome 1. Je vous partage également le ressenti de Yannick Dubart 😉.
Son avis
En dehors du récit qui est déjà prenant, il y a ce style époustouflant. Bien sûr, cela ne suffit pas pour faire un bon livre. Et pourtant, dans « Sans soleil. Disco inferno », l'alchimie est totale.
L'auteur a su réunir les éléments pour nous offrir une superbe histoire. Du début à la fin, j'ai été scotchée, ne parvenant pas à lâcher le livre. La narration est très originale pour un thriller. Le lecteur est pris à partie au détour des pages notamment pour la présentation des personnages. « Oui, cette enquête va marquer un tournant dans son existence déjà bien mouvementée. Un nouveau départ. Mais attendez un peu... Qui est au juste Patrick Swift ?
Jean-Christophe Grangé sait être à la fois sensuel et froid. Il souffle sur son récit un vent de folie et de sagesse. Il montre bien l'ambiance de ces débuts de la décennie 80, la fin d'une époque et les prémices des années sida. Il ne juge jamais ses protagonistes et dépeint la communauté gay sans critique. Il explique bien pourquoi ces hommes veulent simplement être heureux.
« Une épidémie mortelle, y a mieux pour faire tourner la boutique. Il y a aussi la peur. Pour l'instant, la communauté fait l'autruche. Ce qui se profile est trop... terrifiant. »
Rien que le sujet des années sida pourrait faire un excellent livre. Mais le talent de Jean-Christophe Grangé est de nous faire passer cette période troublante en construisant une excellente intrigue policière.Oui top, ce roman !
Heureusement, l'humour n'est pas absent. Par petites touches, l'auteur envoie quelques salves ironiques faisant penser à un Audiard au mieux de sa forme.
« Dehors, la place des Ternes ressemblent à un immense cadran solaire, avec l'avenue de Wagram en guise d'aiguille. La chaleur blanche lui fait du bien.Tout s'y dissout en petites bulles, façon Efferalgant : ses colères, ses chagrins, ses incertitudes. »
Et il y a aussi ces magnifiques personnages qui défilent avec en arrière plan la musique et les ambiances des années 80. Un régal !« Sans soleil. Disco inferno » a comblé ma soif de suspens et de qualité littéraire. La suite « Sans soleil – LE ROI DES OMBRES » va-t-elle autant me plaire ? A suivre !
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