mercredi 25 mai 2022

Vincent Radureau : " Le sang de Manchester "

 

Editions Hugo poche

390 pages



4 ème de couverture


Derby fatal à Manchester
Des travaux dans le quartier populaire de Moss Side, au sud de Manchester. On creuse et on tombe sur deux squelettes côte à côte, entrelacés comme s'ils étaient en train de se battre dans l'au-delà. L'un porte ce qui ressemble à un maillot de football rouge, l'autre un maillot bleu, aux écussons très reconnaissables. On imagine alors une bagarre fatale entre deux supporters, l'un de Manchester United, l'autre de Manchester City. Ces corps sont ceux de deux jeunes garçons, âgés d'une douzaine d'années.
La macabre découverte met le feu à une ville qu'on imaginait pacifiée depuis des années. Dans une Angleterre fracturée par le Brexit, l'affaire va réveiller les haines et les rancœurs entre les Bleus et les Rouges, chaque camp accusant l'autre d'être à l'origine d'un drame dont on ne sait rien. Il faut dire que le contexte est particulièrement tendu : dans une semaine se tiendra le fameux derby de Manchester, celui qui va opposer United à City, décisif pour le titre de champion.
Il devient donc urgent de résoudre l'énigme, de découvrir qui étaient les gamins de Moss Side et de comprendre ce qu'il leur est arrivé. C'est une jeune femme qui est chargée de l'enquête, la capitaine Molly Doherty. Mais elle n'est pas la seule à chercher la vérité car Ben Wellington, un journaliste du Sun, est arrivé de Londres pour être le premier à sortir le scoop.
C'est donc une véritable course d'obstacles qui s'engage. Molly n'a qu'une semaine pour trouver la clé du mystère avant que Wellington ne la devance, avant que son propre passé ne la rattrape, avant que les Bleus et Rouges ne se retrouvent dans un stade en ébullition.



Mon avis



J'avoue ne pas forcément avoir été attirée par le thème de « Le sang de Manchester » de Vincent Radureau ! C'est la couverture qui m'a sauté aux yeux en tout premier lieu. Mais... Mais je suis entrée assez rapidement dans cette histoire de meurtres et de football dans la ville de Manchester. Je ne suis pas une grande fan de ce sport pourtant l'intrigue policière est suffisamment prenante pour plaire à tout le monde. Bien sûr, ce roman comblera encore davantage les amateurs de football.
« En Angleterre, il n'était pas vulgaire d'aimer une équipe, une couleur ; c'était même un élément constitutif de la société, une part de sa culture au sens noble du terme. »
L'auteur est un spécialiste de ce sport. On sent sa passion et sa maîtrise du sujet. Il parvient à mélanger habilement les personnages réels du milieu footballistique aux personnages fictifs. L'ensemble est tout à fait crédible. Ainsi « Le sang de Manchester » est plus profond que je l'imaginais en début de lecture. L'histoire des clubs de foot de Manchester est intéressante ; Eric Cantona et d'autres joueurs sont évoqués bien à propos dans l'intrigue.
J'ai perçu les deux côtés de ce univers sportif. D'une part, Vincent Radureau montre les mauvais aspects avec les hooligans et les violences. D'autres part, il sait mettre en valeur l'unité des familles et des supporters autour des matchs. On assiste à des moments de convivialité insoupçonnés pour les non-initiés. Des hommages poignants aux fans de Football offrent quelques belles pages d'émotion ne nuisant pas à l'avancée de l'enquête.
« Malgré ses efforts, il n'était rien d'autre que ce jeune garçon de treize ans et quelques mois pour qui le football comptait plus que tout. Cantona était son idole depuis qu’il avait choisi de soutenir les Rouges plutôt que les bleus, il ne se passait pas une journée sans qu'il pense au King. »
Les dialogues sont bien écrits avec un style direct et plein d'humour, ils nous rendent les protagonistes proches et font ressentir la passion quasi religieuse pour ce sport. Le tout est parsemé de tubes anglais qui… mais oui, m'ont rendue nostalgique. Donc, « Le sang de Manchester » est un thriller passionnant à lire pour s'échapper de la lourdeur ambiante. La fin est en effet un hymne à la détente et à l'apaisement.



L'auteur


Vincent Radureau est un journaliste - animateur français
né le 30 novembre 1967.
Après une Maitrise en Histoire Contemporaine, il continue Centre de Formation des Journalistes de Paris -
Entre au Service des Sports de CANAL+ (à l'occasion des Jeux Olympiques de Barcelone) en 1992, chaine pour laquelle il est resté fidèle.


jeudi 19 mai 2022

Ludovic Lancien : " La caste des ténèbres "

 


Editions Hugo Thriller

453 pages


4 ème de couverture


1995 : Faubourg de Kombakkam (Sud-Est de l'Inde)
Viresh est un Dalit, un Intouchable. À huit ans à peine, il comprend que son existence ne sera qu'un enfer pavé d'humiliations. Révolté par cette condition qu'il n'a pas choisie, désireux de s'affranchir d'une société régie par un système de castes archaïque et profondément inégalitaire, le jeune garçon apprendra bientôt ce qu'il en coûte de défier la volonté des dieux.

Janvier 2020 : Paris. Un hiver poisseux et humide
Le lieutenant Lucas Dorinel quitte sa Bretagne adoptive et prend le premier train pour Paris, deux ans après son départ forcé de la capitale. Réintégré au sein de la prestigieuse Brigade criminelle, il n'est pas encore parvenu au Bastion qu'une femme se suicide sous ses yeux en se jetant tête la première sous les roues d'un bus.
Quelques heures plus tard, le lieutenant est envoyé sur une scène de crime atroce dans un HLM de Bondy : un homme retrouvé mort chez lui, les membres disloqués, mutilés, son corps nu écrasé au fond d'une malle. Le plus étrange survient lorsque le légiste retrousse les lèvres du mort pour dévoiler des canines anormalement longues, tout droit sorties d'un film d'horreur.
Pour Lucas Dorinel et ses équipiers, le cauchemar ne fait que commencer.


Mon avis



Si on commence à lire « La caste des ténèbres » de Ludovic Lancien, dès les premières pages, c'est bon, on est piégé, on est obligé de poursuivre. Les mots sont de véritables coups de canif ne laissant aucune chance au pauvre lecteur, accro directement à l'histoire et au style. L'écriture est somptueuse mais abordable, elle coule de source.

Le réalisme des situations avec des formules qui claquent impose du rythme au récit jusqu'à la fin. On se croit vraiment dans les lieux dépeints par l'auteur. On entre également dans la tête des personnages. Les sensations sont fortes autant psychologiquement que dans l'action.

Les personnages sont nombreux mais le héros, Lucas, est particulièrement mis en avant. Il apparaît magnétique de par son passé de flic torturé et ses réparties au scalpel. Il revient intégrer la Brigade criminelle après deux ans passés en Bretagne. Très vite, il se voit confronter à une affaire sombre le menant avec ses collègues dans des milieux faisant froid dans le dos.

vendredi 13 mai 2022

Daniel Pasquereau : " Anatomie des âmes en peine "

 

Editions Zinédi

238 pages


4 ème de couverture


Il y a des époques sans joie où tout espoir, tout projet se heurtent à la violence et au cynisme ambiants. Parfois, une légère éclaircie parvient à soulager les âmes en peine. Mais pour combien de temps ?

Dans ce roman, des destins se croisent et s’accordent, d’autres s’affrontent. Chacun a ses raisons, plus ou moins avouables. Certains seront sauvés, peut-être, d’autres pas.


Mon avis



Un mot me vient à la lecture d’« Anatomie des âmes en peine » de Daniel Pasquereau, c'est intelligence ! Moon, Abel et Alma sont les héros malgré eux d'une société qui ne donne pas sa chance à tout le monde. Heureusement l'auteur sait rajouter des touches d'humanité dans cette histoire mêlant le social et la politique.

Le style est impeccable. On sent l'empreinte du poète au fil des pages. Daniel Pasquereau parvient à faire passer des émotions aussi diverses que la beauté ou la laideur, le plaisir ou la souffrance avec un grand sens de la sensualité.
« Plus tard dans la soirée, le vent se calma et une fine neige d'avril remplaça la pluie. Il resta une partie de la nuit à fumer en regardant les flocons recouvrir l'asphalte de la rue d'une dentelle fragile qui prenait une teinte ivoire sous les réverbères. »
Il synthétise également les mécanismes qui mènent à la haine de l'autre et au fascisme. Les méandres du jeu des politiciens sont au cœur de ce roman. Ce livre rappelle les problèmes de la politique actuelle en racontant le quotidien de personnes de tout milieu. Cette analyse de la société et des contacts humains est pleine de finesse. Ainsi les réflexions sur l'exil et le choc des cultures sont pertinentes et assez faciles à suivre.

jeudi 5 mai 2022

Bernard Minier : " Lucia "

 

XO Editions

480 pages


4 ème de couverture


À l’université de Salamanque, un groupe d’étudiants en criminologie découvre l’existence d’un tueur passé sous les radars depuis plusieurs décennies et qui met en scène ses victimes en s’inspirant de tableaux de la Renaissance.

À Madrid, l’enquêtrice Lucia Guerrero trouve son équipier crucifié sur un calvaire et se lance sur les traces de celui que l’on surnomme le « tueur à la colle ».

Tous vont être confrontés à leur propre passé, à leurs terreurs les plus profondes et à une vérité plus abominable que toutes les légendes et tous les mythes.

Une nouvelle héroïne aussi attachante que coriace… sur la piste de crimes inouïs

Les coulisses inquiétantes d’une des plus vieilles universités d’Europe

Un sommet d’angoisse qui blanchira vos nuits

Maître du thriller, Bernard Minier est l’un des écrivains les plus lus en France. Il est traduit et salué dans le monde entier. Lucia est son dixième roman.


Mon avis


Ça y est je me lance dans un des romans de Bernard Minier ! Je vous entends déjà dire non mais cette lectrice est en retard pour lire cet auteur. Bah, il faut dire que je ne voulais pas me plonger dans sa série avec le commandant Martin Servaz car cela va me demander pas mal de temps pour découvrir ses aventures. Alors je jette mon dévolu sur son tout nouveau thriller avec l’enquêtrice Lucia Guerrero.
Dès le prologue, Bernard Minier ne fait pas dans la dentelle. Lucia découvre son équipier collé sur un calvaire ; un seul témoin est sur le lieu du crime et semble le parfait suspect. L’enquête se poursuivra et portera les soupçons sur un dénommé « tueur à la colle ». Dans ses gestes remplis d’une telle cruauté, le tueur s’identifie à certains tableaux de la Renaissance.

Lucia, l’héroïne de ce roman éponyme est une enquêtrice qui ne lâche rien et a un tempérament parfois proche de la rébellion. Ce prénom dont la racine latine fait référence à la lumière est bien nommée car elle représente un contraste avec les ombres qui planent tout au long de ce récit.

Il est question justement de contrastes au fil des pages. Ainsi la police doit enquêter avec des universitaires spécialisés dans la criminologie et s’interrogent sur des affaires assez anciennes mais aussi sur ce qui s’est passé à Madrid.

vendredi 22 avril 2022

Sophie Tal Men : " Des matins heureux "

 


Editions Albin Michel

304 pages


4 ème de couverture


Dans le quartier du Montparnasse à Paris, Elsa, Marie et Guillaume se croisent sans le savoir. Si le jour, leur quotidien les éloigne, le soir, tous trois affrontent une même peur de la nuit. 

Elsa se réfugie dans le bus pour éviter la violence de la rue, Marie, qui vient de quitter Brest, multiplie les gardes à l’hôpital pour combler son vide sentimental, et Guillaume retarde la fermeture de son bar afin de fuir la solitude. 

C’est au détour d’un Lavomatic, d’un irish pub ou par le biais d’une annonce sur Leboncoin qu’ils finiront par se trouver. Mais parviendront-ils, ensemble, à aller jusqu’au bout de leur nuit ? À se reconstruire ?

Des matins heureux est le roman des nouveaux départs, la rencontre de trois personnages blessés, touchants dans leur fragilité, inspirants dans leur force de résilience.


Mon avis



J'étais curieuse de savoir ce que cache derrière ce titre " Des matins heureux " . Le début du roman m'a intriguée. Le lecteur va suivre l'histoire de Marie, d' Elsa et de Guillaume. Trois personnages qui vont se croiser une fois par inadvertance et qui par la suite vont se connaitre plus intimement.

C'est le premier roman que je lis de l'auteure et j'ai été surprise par son style d'écriture. C'est agréable à lire ; une histoire ordinaire mais pas que… Chacun des personnages cache un passé qui lui fait du tort pour mener à bien à leur bonheur.

Ainsi le monde à Paris parait petit pour Marie, Guillaume et Elsa. Ils ont réussi à se connaitre dans ce Montparnasse haut en couleur !

Ses trois personnes sont totalement opposées de par leur situation professionnelle. Marie est gynécologue et originaire de la Bretagne. Elle est surnommée la Plouc car toutes les villes commencent par Plou.. quelque chose.
" - Tu viens de Bretagne ? -Oui, tout droit de Plouzané, à côté de Plougonvelin. Non loin de Ploumoguer et de Plouarzel. D'où mon pseudo de Plouc sur Leboncoin, avait-elle répondu d'une traite dans le regard amusé de Guillaume. "
Guillaume est barman dans un pub irlandais et a connu une certaine Virginie mais le couple s'est séparé par la suite. Alors il met  sur Leboncoin une annonce pour des objets qui le liaient tant à son ex.

mardi 19 avril 2022

Barbara Abel : " Les Fêlures "

 


Editions Plon 

432 pages


4 ème de couverture


Qui est le véritable meurtrier d’un être qui se suicide ?
Lui, sans doute.
Et puis tous les autres, aussi.
Quand Roxane ouvre les yeux, elle sait que les choses ne se sont pas passées comme prévu.

Martin et elle formaient un couple fusionnel. Et puis, un matin, on les a retrouvés dans leur lit, suicidés. Si Roxane s’est réveillée, Martin, lui, n’a pas eu sa chance... ou sa malchance. Comment expliquer la folie de leur geste ? Comment justifier la terrible décision qu’ils ont prise ?
Roxane va devoir s’expliquer devant ses proches, ceux de Martin, et bientôt devant la police, car ce suicide en partie raté ne serait-il pas en réalité un meurtre parfait ? Que savons-nous réellement de ce qui se passe au sein d’un couple ? Au sein d’une famille ? Que savons-nous des fêlures de chacun ?



Mon avis



Comme j'attendais cette sortie ! N'allez pas croire de suite que je donne un ressenti positif avec cette phrase mais c'est presque ça ! J'ai tellement aimé son précédent titre que je ne pouvais en rester là avec l'auteure.
J'ai de suite été embarquée dans cette histoire noire ; Barbara Abel entre dans le vif du sujet. Roxane et Martin, couple dans la vie depuis plus d'un an, sont retrouvés suicidés. Seule Roxane échappe de justesse à la mort. Martin n'est plus de ce monde. Que s'est-il réellement passé ? Est-ce véritablement un suicide ? Roxane étant la seule survivante est accusée coupable de cet acte abominable.

Je ne me suis jamais posée autant de questions à la lecture d'un roman. Barbara Abel a la finesse à te retourner inlassablement le cerveau. Déjà avec son précédent titre Et les vivants autour " , l'auteure m'avait laissée pantoise mais ce dernier opus m'a scotchée jusqu'au dénouement.

Est-ce un crime ? Un geste inapproprié de Roxane face à Martin ? L'auteure va au fur et à mesure me mettre dans un état de trouble et de doute tout le long de l'histoire. Reine du thriller psychologique, Barbara Abel a cette faculté à mener le lecteur vers de fausses pistes en alternant son récit entre passé et présent. Roxane et Martin avaient tout pour vivre dans le bonheur mais leur milieu social opposé pose problème à leurs entourages.

Angélina Delcroix : " Synopsix "

 

Editions Hugo Poche

648 pages


4 ème de couverture


Un manoir se dresse dans la neige, majestueux malgré les dommages du temps qui passe. Mais ses lourdes portes ne dissimulent plus son macabre secret : six cadavres pour six scènes de crime.

Quelques semaines plus tôt, Mallory reçoit une étrange proposition par mail : devenir l'un des six participants à un jeu très confidentiel. Le challenge : se glisser dans la peau d'un enquêteur de la police scientifique pendant un mois, avec à la clé 100 000 euros de récompense. Pour la jeune femme, c'est l'occasion rêvée d'échapper à son travail de serveuse et surtout à sa patronne qu'elle ne supporte plus.

Au fil des énigmes de la phase de qualification, Mallory se prend au jeu. Quand elle se réveille un jour après avoir été droguée devant cet imposant manoir, elle comprend qu'il est trop tard pour reculer : le jeu ne fait que commencer...



Mon avis


Me voilà embarquée dans un huis clos machiavélique à souhait ! C'est bien alléchant de recevoir par les réseaux sociaux une annonce pour tenter de gagner 100 000 euros en se mettant dans la peau d'un enquêteur de police scientifique mais seul six participants devront s'affronter. Oui mais et à quel prix ?

Un jeu qui peu à peu va entrainer les candidats vers une descente infernale. Leur soif de réussir et de vaincre l'un des participants est plus fort si bien qu'il faut malgré tout respecter certaines règles simples mais parfois abominables.

" Et c'est censé être un jeu ? Mais enfin quoi ! C'est du délire oui ! Jusqu'où vous êtes prêts à aller pour gagner ? Vous acceptez d'être traités comme des bêtes, d'être parqués jour et nuit, de vous laver avec l'eau du puits, de vivre au rythme du soleil, d'obéir aux volontés du maître. Et puis quoi encore ? "

Avec « Synopsix », Angélina Delcroix s’attaque à l'exercice difficile mais très attirant du huit clos. Elle a su respecter les règles du genre en maintenant une pression et en diffusant un univers asphyxiant.  Les six personnes qui vont devoir résoudre des scènes de crimes dans un manoir abandonné représentent bien ce que l'on attend d'un huit clos réussi. Elle a donc tout bon de ce côté-là. 

Certaines scènes sont à la limite du soutenable ; le lecteur ne sortira pas indemne de cette lecture. Quelques frissons sont ressentis au fil des pages. L'effroi atteint le paroxysme. Mais ce que j'ai moins aimé dans cette histoire, c'est que l'auteure a décrit des parties inégales ; elle a surtout assuré en deuxième partie qui est nettement supérieure qu'au début. Elle fait appel aux classiques du genre horrifique ; le brouillard, la neige envahissante, le vieux manoir et l'impression d'être observé sans cesse ; des redondances certes bien amenées mais trop convenues.

jeudi 31 mars 2022

Céline Denjean : " Matrices "

 


Editions Blacklab

448 pages


4 ème de couverture


« À bout de souffle, elle file au plus vite, soutenant son ventre protubérant. Elle trébuche, chute, se relève en criant de douleur et de rage, mais reprend sa course folle. Parce qu’elle veut sauver sa peau. »

En plein mois de décembre, une terrible tempête se déchaîne sur les Pyrénées. Sous la pluie battante, une jeune femme enceinte qui court à perdre haleine est percutée par une camionnette. Avant de mourir, elle murmure quelques mots en anglais : « Save the others. »
Qui est cette femme sans identité ? Que cherchait-elle à fuir ? Que signifie la marque étrange sur son épaule ? Et qui sont ces autres qu’il faudrait sauver ?
Les gendarmes Louise Caumont et Violaine Menou se lancent alors dans une enquête hors-norme. Au fil de leurs investigations se dessine la piste d’un trafic extrêmement organisé. Dès lors, les enquêtrices comprennent que l’horloge tourne pour d’autres femmes, sans doute prisonnières quelque part, et dont la vie ne tient plus qu’à un fil.


Mon avis



« Matrices » est le nouveau thriller de Céline Denjean où le lecteur va suivre un duo d’enquêtrices au top. Le récit avec l'accident commence sur la départementale D41 entre Castelbajac et Burg en pleine tempête. Une fille d’une vingtaine d’années enceinte de huit moins est heurtée par une camionnette et prononce les seuls mots aux deux secouristes « Escape from the car. Save the others. » avant de décéder.
Ce que j’aime chez cette auteure c’est la façon dont elle mène ses personnages principaux dans l’histoire. Avec un soin méticuleux, ses deux gendarmes, Louise Caumont et Violaine Menou, vont se retrouver face à une enquête où il sera question de trafic de GPA. C’est une histoire qui se passe en partie dans les Pyrénées mais aussi en Nigéria.

Dans « Matrices », Céline Denjean filme à hauteur d'homme et de femme, sa plume en mode caméra au poing en racontant simplement les faits sans surenchère tout en dépeignant une terrible vérité. Son style est épuré, rien n'est en trop. On ne s'ennuie pas une seconde dans ce récit palpitant.

Les personnages sont très bien dessinés. Louise, l'enquêtrice, est originale et surtout très humaine. D'ailleurs elle insuffle dans son équipe une ambiance de bienveillance envers les victimes et les témoins. Pour autant, l'auteure n'hésite pas à décrire des situations difficiles. Elle sait également expliquer en détail les procédures d'une affaire sans rendre l'histoire lourde et difficile à suivre.

vendredi 18 mars 2022

Xavier Massé : " 30 secondes "

 

Editions Taurnada

248 pages


4 ème de couverture


30 secondes

30 secondes…

Les 30 dernières secondes les plus importantes de sa vie.
Les 30 dernières secondes de leur vie.
Les 30 dernières secondes dont il arrive à se souvenir.
30 secondes… c'est le laps de temps qu'il leur a fallu pour avoir cet accident.
30 secondes, c'est le temps dont dispose Billy pour retrouver la femme de sa vie… disparue…



Mon avis


Quand la maison d'édition m'a proposé de lire " 30 secondes ", j'ai eu un moment d'hésitation car je pensais qu'il fallait une connaissance accrue du football américain.
Finalement j'ai bien fait de découvrir ce titre qui pulse à mort !

Billy Wake est un champion du football américain mais sa carrière sera de courte durée. Il se retrouve à l'hôpital suite à un accident de la route. Il était accompagné de sa femme, Tina ce jour-là mais depuis aucune trace d'elle. Billy a subi un traumatisme, perte de mémoire ; il ne se souvient que de sa femme. Il tente de se souvenir de ce qu'il s'est passé avec l'aide du docteur Harry Borg spécialisé en neurologie et en hypnothérapie.
" Finalement toute cette histoire est comme un film qui me serait révélé chapitre après chapitre. J'ai peur de ce que je vais finir par découvrir. Toute ma vie est en train de basculer, et je suis encore plus inquiet pour Tina.
Je suis tellement crevé, épuisé par cette journée et ces séances d'hypnose que le sommeil me gagne peu à peu. "

Sandrine Colmet : " Une vie volée "

 


Autoédition

225 pages


4 ème de couverture


Tom, dont la vie a basculé du jour au lendemain a beaucoup de mal à accepter son handicap.
Il vit maintenant dans un centre spécialisé, cloué dans un fauteuil roulant.
Qu'a-t-il bien pu se passer ?
Je me doute que vous voulez le savoir...
Préparez-vous, au fil des pages de ce roman noir, à découvrir sa terrible histoire.



Mon avis


Après avoir lu Pourquoi tu pleures ? " que j'ai adoré, je me suis de nouveau penchée sur un des titres de Sandrine Colmet " Une vie volée " .

Je suis de nouveau conquise par l'écriture et le style. Dès le début du roman, l'histoire m'accapare car elle colle tellement à la réalité. Les sujets abordés sont poignants et criants de vérité. Ainsi dans " Une vie volée " , le lecteur va principalement suivre le récit de Tom, son mal-être, son harcèlement et son handicap. Mais pour mieux comprendre sa vie il faut également s'intéresser aussi à son entourage, sa mère, Anita. Elle est hôtesse de caisse et est séparée de son mari, Christophe.
Pour se sentir mieux elle boit à en perdre la raison et l'alcool devient une véritable addiction pour elle. Elle ne verra pas ce qu'endure son fils à l'école où il rencontre des problèmes  avec un garçon nommé Nathan. Tom sera son souffre douleur.
"- Tu sais mon grand parfois il n'y a rien à comprendre… Je sais qu'elle a beaucoup souffert à cause de notre séparation et elle a du mal à remonter la pente. Maintenant qu'elle a pris cette mauvaise habitude de boire, elle perd complètement le contrôle de sa vie. "

vendredi 11 mars 2022

Gilles Vidal : " Because the night "

 

Editions La Déviation

140 pages


4 ème de couverture


C’est après l’effondrement, ou le Grand Chaos, ou encore le merdier, “quand tout le bordel est tombé sur la tête de l’humanité”…
A la sortie d’un enterrement et malgré sa méfiance Angus – ce n’est pas son vrai nom – accepte de rejoindre une micro-communauté qui survit dans un village de basse montagne. Bientôt les vivres manquent et le groupe compte sur lui pour un raid d’approvisionnement sur un mystérieux entrepôt.
Que cherche Angus ? Est-il vraiment là par hasard ?
Dans ce court roman impressionnant, sans chapitres, Gilles Vidal poursuit son œuvre littéraire. Il joue ici avec les codes du roman post-apocalyptique.
A quoi pense-t-on quand le futur est vide ? La mémoire du narrateur ne lui laisse aucun repos. Entre nostalgie et remords, les images du passé s’enchaînent, bousculant les propres souvenirs des lecteurs. Jusqu’à la saturation, et l’obscurité.



Mon avis



Gilles Vidal offre un texte très personnel avec son court roman « Because the night ». Je l'ai ressenti comme un long poème Rock and Roll sur fond d'univers apocalyptique. Angus, de son faux nom, est perdu dans un monde anéanti sans repère et arrive dans une petite communauté qui tente de survivre alors que les vivres commencent à se faire rare.
Ces personnages déambulent dans un décor à la Walking Dead made in France.

Le style est toujours aussi bien travaillé que dans les précédents livres de Gilles Vidal. Les phrases sont longues voire extrêmement longues mais très bien écrites tout en laissant une liberté totale à la ponctuation. Cela peut déstabiliser le lecteur et pourtant il faut reconnaître que le résultat est un mélange de vitriol et de poésie. Étonnant et déroutant mais avec texte non dénué de trouvailles et de bons mots. L'auteur a vraiment le sens de la formule.
« Vu que ça faisait longtemps qu'il n'y avait plus de réseau et que les téléphones portables servaient surtout de réceptacle aux souvenirs enfuis qu'étaient les photos, les belles photos du temps béni des coloris et des selfies… »
Parmi les angoisses d'un monde en déchéance, des thèmes émergent comme les menaces climatiques. La nostalgie est bien dépeinte pas Gilles Vidal qui manie bien ses mots pour vriller le ventre suite à la perte d'un certain bonheur. À sa façon, il met le doigt sur la fragilité de la vie. Son personnage, Angus laisse entrevoir des lambeaux de son passé avec dureté et douceur à la fois.
« Il paraît qu'il reste sur la terre des morceaux de paradis lâchés par les anges lors de leur fameuse chute, mais que ceux qui sont capables de les retrouver sont de sacrés veinards. »

« Because the night » est un roman étonnant qui fait écho aux angoisses que notre société est en train de ressentir depuis quelques années. Et puis c'est une mise en garde contre l'indifférence parce que la nuit peut arriver un jour !


mardi 1 mars 2022

Victor Guilbert : " Terra Nullius "

 

Editions Hugo Thriller

320 pages

4 ème de couverture



Depuis Douve, ça ne va pas fort du côté d’Hugo Boloren. Sans la petite bille qui fait » ding » pour lui dévoiler une piste, il erre dans le commissariat, limite neurasthénique, au grand dam de Lulu la nouvelle stagiaire. Même ses carrés de chocolat échouent à le remettre d’aplomb. Bref, il est temps de changer d’air. Ça tombe bien : le commissaire Grosset a obtenu pour la mère d’Hugo un rendez-vous dans la clinique lilloise d’un grand spécialiste de la maladie d’Alzheimer. Alors en voiture pour Lille ! Et tiens, coïncidence : la veille du départ, Boloren entend à la radio qu’un enfant d’une dizaine d’années, Jimcaale, vient de se faire agresser dans la plus grande décharge publique de France, coincée à la frontière franco-belge et jouxtant un étonnant bidonville. L’instinct d’Hugo lui murmure d’aller jeter un œil et Grosset, quoiqu’à contrecoeur, le met en contact avec le duo d’inspecteurs lillois : Desreumaux, qui porte des costumes trop grands pour se donner l’air moins jeune, et Lasselin, surnommé » le Messie » parce que, lorsqu’il interroge les suspects, » il fait parler les muets et redonne la vue aux aveugles » Bref, » le problème dans cette affaire, ce n’est pas le nombre de pièces dans le puzzle, c’est le nombre de puzzles « . Avec l’aide de sa bille qui revient enfin mettre de l’ordre dans son cerveau, Hugo Boloren va découvrir peu à peu les liens invisibles, révéler les mystères et secrets qu’on cherche à lui cacher, jusqu’à la résolution effroyable de l’affaire criminelle la plus sordide de sa carrière.




Mon avis



J'attendais avec impatience la sortie du nouveau roman de Victor Guilbert car j'avais été emballée par « Douve » son précédent thriller. Est-ce que j'allais retrouver tout ce qui m'avait attiré dans ce premier opus très original ?
« Mon père répétait souvent qu'il ne comprenait pas le succès du sport à la télé ni des films pornographiques, que dans les deux cas, c'était surtout amusant pour ceux qui sont sur le terrain. » 
Voilà le ton était mis dès le départ !

« Terra Nullius » offre le même feu d'artifice d'humour déjanté que dans « Douve ». Déjà le titre laisse entrevoir des éclats délirants sur les lieux du crime ! Car horreurs et mystères sont au rendez-vous avec Hugo Boloren, le même policier que dans « Douve ». Dès les premières pages, j'ai aimé retrouver le style aussi déroutant que son héros inclassable. Ses collègues le qualifient de « bizarre » avec une certaine tendresse puisque Hugo ne sait pas mentir ! Il va devoir élucider un mystère autour du corps d'un jeune garçon juchant un tas d'ordures mais il va être aussi confronté aux « habitants » d'une zone de non-droit et à la présence de la police lilloise.
« J'attrape un chocolat que je coince entre l'index et le majeur, parce que j'aimerais que ce soit une cigarette, et que je laisse fondre, parce que c'est du chocolat. »

mardi 22 février 2022

Sonja Delzongle : " Abîmes "

 

Editions Denoël

448 pages


4 ème de couverture


Janvier 1999. Viktor Mendi, un homme d’affaires, et son épouse s’écrasent avec leur avion de tourisme dans le massif pyrénéen du Mont-Perdu, à la frontière franco-espagnole.
Vingt-quatre ans plus tard, leur fils, Antoine, arrive dans la région. Auparavant en fonction chez les chasseurs alpins, il vient d’obtenir sa mutation dans la gendarmerie du village natal de son père.
Très vite, sa supérieure, la redoutable capitaine Elda Flores, comprend que sa nouvelle recrue lui cache quelque chose. Quel secret obsède Antoine ? D’où lui vient cette défiance envers les habitants du village ? Quels liens entretient-il avec la communauté qui vit en autarcie dans la forêt voisine, et notamment avec la mystérieuse Miren ?
Lorsqu’un berger découvre dans son pré sept bonhommes de neige disposés autour du message « Ont vous auras », tracé dans la poudreuse, le village est saisi d’effroi.


Mon avis



Avec « Abîmes », Sonja Delzongle montre une nouvelle fois son souci de l'environnement avec un style de grande qualité. Le milieu montagnard est décrit dans toute sa splendeur et sa noirceur.
« Depuis un certain temps, on pouvait nettement percevoir le changement climatique. Les crues printanières faisaient déborder les torrents, les ruisseaux s'élargissaient en petites rivières, et celles-ci, nourries de leurs minces confluents et saturées d'eau de neige, se déchaînaient, emportant terre, pierres et arbres sur leur passage. »
Sonja Delzongle a l'art de décrire les ombres de l'humanité. Qui sont les monstres ? Existent-ils réellement ? Au fil des pages, on ne cesse de se poser des questions. Les morts s'accumulent sans trouver de réponses. L'homme est-il un loup ? Qui faut-il protéger dans cet univers de froid absolu ? L’auteure a une façon remarquable de parler de la mort et de décrire les corps en souffrance tout en étant touchante.

lundi 21 février 2022

Armand Cabasson : " Voyage thérapeutique "

 


Editions Librinova

471 pages


4 ème de couverture


Un tireur d’élite des forces spéciales, Sven Eriksen, revient en France après une opération désastreuse au Mexique contre un narcoterroriste. Il « dialogue » avec Thomas, son meilleur ami décédé lors de cette mission. Au début, transformer Thomas en ami imaginaire n’était qu’un moyen de faire son deuil. Mais, petit à petit, Sven bascule dans la folie. Sa violence vertigineuse va lancer la police et l’armée à sa poursuite.
Pendant ce temps, un psychiatre prépare un mystérieux voyage thérapeutique pour aider deux amies. Leur route croisera inévitablement celle de Sven…
Avec son regard de psychiatre, Armand Cabasson nous livre un thriller haletant et angoissant qui tourbillonne avec habileté autour des traumatismes de ses personnages profondément humains.


Mon avis


Les voyages thérapeutiques existent et proposent de voyager seul ou à plusieurs en discourant sur des thèmes tout en partageant ses idées et ses expériences, cela devrait permettre de se sentir mieux après un traumatisme. Armand Cabasson avec justement « Voyage thérapeutique » aborde ce domaine. On peut logiquement supposer qu'en tant que psychiatre, il sait de quoi il parle. De plus il aborde ce sujet par le biais de la fiction.

L'auteur n'a pas choisi la facilité. Non seulement le thème des voyages thérapeutiques n'est pas facile à évoquer mais surtout il multiplie les lieux, les personnages et les retours en arrière !

Je dois dire qu'il s'en sort assez bien. Les divers personnages sont riches en émotion et l'auteur parvient à les décrire et à dépeindre leur passé. Plusieurs thèmes sont mis en avant avec beaucoup de détails. On sent que Armand Cabasson a travaillé son sujet sérieusement.

Cependant trop de détails peuvent freiner certains lecteurs. Pour ma part, cela ne m'a pas vraiment gêné même si quelques précisions alourdissent l'intrigue à différentes reprises.

dimanche 20 février 2022

Elena Piacentini : " Les silences d'Ogliano "

 



Editions Actes Sud

208 pages


4 ème de couverture


La fête bat son plein à la Villa rose pour la célébration de fin d’études de Raffaele, héritier de la riche famille des Delezio. Tout le village est réuni pour l’occasion : le baron Delezio bien sûr ; sa femme, la jeune et divine Tessa, vers laquelle tous les regards sont tournés ; César, ancien carabinier devenu bijoutier, qui est comme un père pour le jeune Libero ; et bien d’autres. Pourtant les festivités sont interrompues par un drame. Au petit matin, les événements s’enchaînent. Ils conduisent Libero sur les hauteurs de l’Argentu au péril de sa vie.

Situé au cœur d’un Sud imaginaire, aux lourds secrets transmis de génération en génération, "Les Silences d’Ogliano" est un roman d’aventures autour de l’accession à l’âge adulte et des bouleversements que ce passage induit. Un roman sur l’injustice d’être né dans un clan plutôt qu’un autre – de faire partie d’une classe, d’une lignée plutôt qu’une autre – et sur la volonté de changer le monde. L’ensemble forme une fresque humaine, une mosaïque de personnages qui se sont tus trop longtemps sous l’omerta de leur famille et de leurs origines. Placée sous le haut patronage de l’"Antigone" de Sophocle, voici donc l’histoire d’Ogliano et de toutes celles et ceux qui en composent les murs, les hauts plateaux, les cimetières, les grottes, la grandeur.



Mon avis


Le nouveau roman d'Elena Piacentini s'est un peu fait attendre mais autant le dire tout de suite, « Les Silences d'Ogliano » est une pure réussite. Ma patience a été vraiment récompensée. Ce livre est inclassable navigant entre drame social et thriller rural.

De plus, Elena Piacentini a su faire planer sur l'histoire une ambiance de tragédie grecque. Elle jalonne son récit de références à l'Antiquité et à Antigone. Mais nul besoin d'être expert dans ce domaine pour comprendre l'intrigue de ce roman. Les conflits et secrets de famille, la vengeance ou les amours contrariés montrent à quel point l'auteure parvient à mélanger les thèmes de la tragédie et des tourments de l'humanité. Ainsi, on plonge dans un village, dans le bourg d’Ogliano, sans indication de date, ce qui confère un caractère universel à « Les Silences d'Ogliano ».
« Le buffet était péché de gourmandise et cette gourmandise étirait les lèvres épaisses du baron qui fumait un cigare, accoudé à la balustrade. Un dieu bouffi de contentement observant le fourmillement de ses sujets depuis le balcon de l'Olympe. »
« Son profil a conservé la pureté des canons antiques et son regard limpide semble s'envoler loin au-delà de la ville »

jeudi 17 février 2022

Sandrine Colmet : " Pourquoi tu pleures ? "

 

Autoédition

137 pages


4 ème de couverture



Marie, jolie trentenaire, fait la connaissance de Gabriel et tombe sous le charme de cet homme charismatique.
Elle décide, malgré ses blessures, de le présenter à ses deux petites filles.
Si, au début, tout se passe au mieux, rapidement la part d'ombre de celui-ci va se révéler et la petite Léa, va vivre un véritable enfer au quotidien.
Terrorisée, la jeune fille ne parlera jamais …
Dans ce nouveau roman noir, l'auteure nous embarque dans une histoire qui fait froid dans le dos et qui ne laissera pas le lecteur indifférent.


Mon avis



Marie est mère de deux enfants, Léa et Emma. Cette jeune femme a perdu son mari, Thomas, suite à une crise cardiaque. Elle va rencontrer Gabriel, un homme charmant, tendre et qui accepte facilement les filles de Marie. Le bonheur entre de nouveau dans le cœur de Marie mais tout ne se déroule pas comme prévu …
Gabriel montre son vrai visage et n'est pas comme l'image de l'ange Gabriel. Depuis qu'il s'est marié avec Marie, il sera un véritable bourreau envers une des filles de Marie.

" Pourquoi tu pleures ? " est un roman extrêmement noir et choquant. Certains passages du livre sont très durs et m'ont parfois mise mal à l'aise ; j'ai senti la souffrance et le traumatisme de ce que Léa a pu subir dans sa vie. 
" Léa aurait aimé être une adolescente comme les autres. Aller en cours, avoir un petit ami, sortir se promener en ville avec des filles de son âge avec qui elle partagerait des secrets et parlerait de choses futiles, comme la mode, la musique et les garçons. Au lieu de ça, c’était une adolescente à la jeunesse gâchée et salie dans son âme à tout jamais. "
Sandrine Colmet explore bien les thèmes de l'emprise, de l'enfer et de la perversité de l'homme. Des sujets qui ne laissent pas indifférents face à l'horreur qu'endure cette jeune fille de 12 ans.

dimanche 6 février 2022

J.C. Grangé : " Les Promises "

 

Editions Albin Michel

656 pages



4 ème de couverture


Les Promises, ce sont ces grandes Dames du Reich, belles et insouciantes, qui se réunissent chaque après-midi à l’hôtel Adlon de Berlin, pour bavarder et boire du Champagne, alors que l’Europe, à la veille de la Seconde Guerre Mondiale, est au bord d'imploser.
Ce sont aussi les victimes d’un tueur mystérieux, qui les surprend au bord de la Sprée ou près des lacs, les soumettant à d’horribles mutilations...


Dans un Berlin incandescent, frémissant comme le cratère d’un volcan, trois êtres singuliers vont s’atteler à l’enquête. Simon Kraus, psychanalyste surdoué, gigolo sur les bords, toujours prêt à faire chanter ses patientes. Franz Beewen, colosse de la Gestapo, brutal et sans pitié, parti en guerre contre le monde. Mina von Hassel, riche héritière et psychiatre dévouée s'efforçant de sauver les oubliés de Reich.
Ces enquêteurs que tout oppose vont suivre les traces du Monstre et découvrir une vérité stupéfiante. Le Mal n’est pas toujours là où on l'attend.



Mon avis



Je l'ai acheté dès sa sortie mais lu que récemment. J'aime beaucoup les écrits de cet auteur et c'est avec plaisir que je me suis lancée dans son dernier roman de thriller sur fond historique. Au départ j'ai eu beaucoup d'appréhension car les romans historiques ne sont pas ma tasse de thé. 
J. C. Grangé situe son histoire sous le Troisième Reich. D'entrée de jeu, je savais que ça allait être un récit aussi sombre que la période historique qu'il aborde. Des crimes atroces sont perpétrés par un tueur en série surnommé " L'Homme de marbre ". Il s'attaque principalement à des grandes dames du Reich. Le dossier est confié à la Gestapo ; Franz Beewen en sera le commanditaire.
" Un vrai tueur se baladait dans les rues de Berlin, s'en prenait aux épouses de personnalités de hautes sphères nazies, et il était chargé de mettre la main dessus. "
Les femmes sont retrouvées dans d'atroces conditions ; l'organe productive est enlevée et leurs chaussures sont volées.
" L'étude médico-légale avait également démontré que le criminel avait procédé à une mutilation plus étrange : il avait découpé la région du pubis et en avait extrait les organes génitaux, dont on n'avait retrouvé aucune trace autour du cadavre. "
Cette affaire est entre les mains de trois personnes totalement atypiques. Simon Krauss , le psychanalyste ne pensant qu' à faire des galipettes avec ses clientes, l'officier de la Gestapo, Franz Beewen et la psychiatre, Mina Von Hassel, autant adepte du cognac que préoccupée par son hôpital psychiatrique.

Michael Rowe : " Les ombres de Wild Fell "


 


Editions Bragelonne Terreur

336 pages


4 ème de couverture


Elle attend dans l’obscurité depuis plus d’un siècle.

Dressée sur les rives désolées de Blackmore Island, Wild Fell tombe en ruine. La vieille demeure résiste pourtant aux assauts des saisons depuis des décennies. Bâtie pour sa famille par un homme de pouvoir du xixe siècle, la maison a gardé ses terribles secrets. Depuis cent ans, les habitants de la région prient pour que les ombres piégées à l’intérieur de Wild Fell y restent, loin, très loin de la lumière.

À présent, il est venu à elle.

Jameson Browning, qui connaît bien la souffrance, a acheté Wild Fell avec l’intention d’y commencer une nouvelle vie. De laisser entrer la lumière. Mais ce qui rôde dans la maison est fidèle aux ténèbres qui y règnent, et la garde jalousement. Elle a attendu Jameson toute sa vie… ou même plus longtemps. Et maintenant, enfin… elle l’a trouvé.




Mon avis



Voilà bien un titre de la collection Bragelonne Terreur qui m'a séduite ! N'allez pas croire qu'en lisant " Les ombres de Wild Fell " vous serez totalement effrayés. L'auteur prend son temps à instaurer un climat étrange. L'intrigue se met en place progressivement pour prendre son ampleur au deux tiers du livre. Et la maison sur Blackmore Island va alors montrer peu à peu des secrets enfouis qu'elle tente de cacher. Ainsi l'auteur alterne son histoire entre passé et présent. Tout commence par une légende avec deux jeunes adolescents s'aimant fougueusement  le long de l'île de Devil's Lake. Les fantômes de cette vieille bâtisse reviennent à la surface.

L'auteur annonce dès le départ une histoire pesante et intrigante où les fantômes du passé à travers un miroir hante un petit garçon nommé Jameson. Ainsi le lecteur va suivre Jameson dans sa vieille demeure ; il est le seul à se sentir bien dans celle-ci.
" Je veux vous faire connaître la peur. J'ai une histoire de fantôme à vous raconter, qui ne ressemble à aucune de celles que vous avez pu entendre. C'est la mienne, et elle est vraie. "

François Rabes : " Les racines des ombres "

 


Editions Hugo Poche

400 pages


4 ème de couverture


Les Vosges.

Une profanation de cercueil réveille la mémoire d'un terrible fait divers survenu quarante ans plus tôt. L'enquête est confiée à Claire, jeune substitut du procureur. Des zones d'ombres apparaissent bientôt et viennent éclairer l'affaire sous un autre jour. Entre un capitaine de gendarmerie hostile et un clan gitan dans le viseur de la justice, ses premiers pas sur le terrain vont s'avérer plus complexes que prévus. Simultanément, un couple et leur petite fille de six ans emménagent dans une vieille maison à rénover. Mais ce qui devait être un nouveau départ pour Michel, fils d'un puissant industriel de la région, sonne bientôt comme une plongée dans les méandres d'un épisode tragique qu'il croyait oublié. Une peur tenace revient le hanter et va le conduire sur les traces de son passé.

Et si quelque chose ou quelqu'un reliait les deux événements ? Et si l'ombre qui plane sur Michel depuis son enfance prenait racine au cœur des investigations menées par Claire ?

La vérité les attend. Mais pour l'atteindre, ils devront l'un et l'autre braver leurs propres démons.



Mon avis



" Les racines des ombres " est le premier roman de l'auteur. Avant de donner mon ressenti, je voudrais souligner que la couverture colle parfaitement à l'histoire.

François Rabes décrit avant tout deux enquêtes qui vont par la suite se rejoindre en une seule.
Une ancienne affaire s'ouvre suite à la profanation d'un cercueil au cimetière de Chavelot ; le 12 juillet 1982, le corps d'une fille de 16 ans est retrouvée violée et égorgée dans les bois. Le coupable a purgé sa peine depuis. La substitut du procureur Claire Vernier est chargée de l'enquête auprès du capitaine Laroche.

Parallèlement à cette histoire, le lecteur va suivre le personnage Michel Mallet, fils d'un homme qui veut tout diriger même la vie de son propre fils. Mais Michel a décidé de faire autrement en achetant une vieille demeure loin de tout. En effet son père est à la tête d'une scierie " Mallet & Fils " ( joli jeu de mots de l'auteur ).

Depuis son acquisition, Michel commence à ressentir certaines hallucinations qui lui fait perdre tout contrôle lors des réunions concernant la scierie de son père.
" Michel avançait tel un pantin sans fil, mais dirigé par une force obscure, invisible. Comme possédé. Une puissance néfaste nourrie par son propre inconscient qui l'entraînait aux sources d'un malheur enfoui depuis trop longtemps. "

dimanche 16 janvier 2022

Denis Zott : " La Dame blanche "

 


Editions Hugo Poche

443 pages


4 ème de couverture



Elle ne devait jamais sortir. Dehors est un monde hostile, un danger permanent. Mais nul ne sait comment elle peut réagir.

Un étrange manoir dans l'Yonne qui abrite un terrible secret. Une recluse blonde au visage de geisha dont l'existence n'est connue que d'une poignée de personnes.

Lorsque, une nuit, un mystérieux commanditaire la fait enlever, rien ne se passe comme prévu.

Un accident à quelques kilomètres du point où elle doit être livrée, à Puech Begoù dans le Tarn, et c'est la fuite. Traquée par les chasseurs et les chiens de l'impitoyable Baron, le maire du village. Recherchée par les Renard, les ennemis jurés de Baron. La Dame blanche est livrée à elle-même alors que la contrée est cernée et que la famille de la jeune femme convoque des moyens d'envergure pour la retrouver.

Césaire, le domestique de Germaine Renard, craint qu'un vent mauvais ne souffle dans cette campagne tourmentée. Ce sera bien pire que ça. Personne dans la contrée n'oubliera jamais la Dame blanche.




Mon avis



Comme j'attendais le dernier roman de Denis Zott ! Il en a mis du temps à le sortir mais " la Dame blanche " est pour moi un des mes préférés de l'auteur !

L'action de « La Dame blanche » se situe dans la campagne du Tarn. Denis Zott met en scène une jeune fille surnommée justement La Dame blanche. 
" La jeune femme portait une courte robe blanche. Le halo d'une lampe de chevet en forme de nénuphar lustrait sa peau nacrée et le galbe de ses cuisses. Des cheveux blonds tombaient en cascade sur ses épaules et en frange raide sur son front. Ses poignets et son décolleté étincelaient de bijoux. "
Elle est kidnappée mais un incident perturbe l'enlèvement et l'intrigue prend alors des directions inattendues.

Les personnages sont impressionnants de cruauté. Certains par contre m'ont beaucoup émues. Pourtant il est difficile d'avoir de l'empathie tout au long de l'histoire tant les situations peuvent être révoltantes et dures à suivre. Heureusement les rebondissements rendent le roman haletant.

samedi 15 janvier 2022

Niko Tackian : " Respire "

 


Editions Calman Lévy

324 pages


4 ème de couverture


SI LE PARADIS EST UNE ÎLE, L’ENFER AUSSI.

Le sable très blanc, l’océan turquoise. Voici ce que découvre Yohan à son réveil. Un endroit paradisiaque où il va entamer une nouvelle vie. Avoir une deuxième chance d’être heureux. Pour arriver sur cette île inconnue, il a signé avec une mystérieuse société qui promettait de le faire disparaître et d’effacer toute trace de son passé.
Les premiers jours, Yohan savoure son insouciance retrouvée. Même si peu à peu, un sentiment d’étrangeté le gagne. L’île héberge une dizaine d’habitants plus énigmatiques les uns que les autres. Pourtant les maisons abandonnées, les échoppes désertes dans les rues balayées par le vent, laissent penser qu’un jour ils ont été bien plus nombreux. Où sont passés les autres ?

Yohan veut comprendre. Mais jamais il n’aurait dû chercher à voir l’envers du décor. Car c’est bien connu, la connaissance fait voler en éclats le Paradis…



Mon avis



Rien que le titre cela me fait penser à la chanson de Mickey 3D  " Il faut que tu respires, et ça c'est rien de le dire .Tu vas pas mourir de rire, et c'est pas rien de le dire "
Le final de ce roman est un peu ça ! Une fois la pilule bleue avalée, te voilà sur une île paradisiaque " luxe et volupté " rien de tel pour renaître  mais pas si calme que ça en a l'air ! Les habitants sont énigmatiques et mettent en garde Yohan.

Effacer son passé et fuir sa vie rien de tel mais jusqu'à quel prix ! Ainsi Yohan se retrouve sur cette île où vivent peu d'habitants mais qui sont plus étranges les uns que les autres ! Sympa le dépaysement non !

Si les occupants sont farfelus, le décor est tout autant étonnant. D'étranges phénomènes surgissent dans ces lieux isolés du monde.

Niko Takian fait de " Respire " un panorama cinématographique avec le film Angel Heart " et littéraire avec le roman de Melville " Moby Dick " et Shutter Island de Dennis Lehane. Le suspense est à son comble voire même intrigant.

Comme dans d'autres de ses romans, l'auteur parvient à décrire les efforts des hommes face à l'hostilité des éléments naturels.

Le début du roman est prometteur, je me suis demandée où l'auteur voulait en venir. C'est prenant, tout va très vite, l'auteur arrive d'entrée à me capter dans son aventure où les écumes et l'iode sentent à plein nez.
" De retour de la plage, Yohan sentait une vigueur nouvelle lui électriser le corps. C’était comme si un pan entier de son être venait de se révéler. Depuis le départ de Gaïa et la torpeur qui avait suivi, il s’était enfoncé dans le bourbier poisseux de la dépression. Un voyage dans les profondeurs de son âme qui l’avait progressivement coupé de ses attaches, de ses amis jusqu’à le perdre lui-même. "

vendredi 14 janvier 2022

Margaret Atwood : " La servante écarlate " le roman graphique

 


Adaptation et illustrations : Renée Nault
Éditeur : Robert Laffont

248 pages



4 ème de couverture



Dans la république de Galaad, les femmes n'ont plus aucun droit. Vêtue de rouge, Defred est une " Servante écarlate " à qui l'on a ôté jusqu'à son nom. Réduite au rang d'esclave sexuelle, elle a été affectée à la famille du Commandant et de son épouse et, conformément aux normes de l'ordre social nouveau, met son corps à leur service. Car à une époque où les naissances diminuent, Defred et les autres Servantes n'ont de valeur que si elles sont fertiles. Sinon...
Dans une description d'une force peu commune, Defred se remémore le monde d'avant, quand elle était une femme indépendante, jouissant d'un emploi, d'une famille et d'un nom à elle. Aujourd'hui, ses souvenirs et sa volonté de survivre sont de véritables actes de rébellion.




Mon avis



Avec « La servante écarlate », B.D. de Renée Nault tirée du livre de Margaret Atwood, je donne mon ressenti sur l'ouvrage illustré et non sur le roman. Bien sûr j'évoque l'histoire au centre du récit.

Ainsi, Margaret Atwood nous plonge dans une dystopie montrant un monde, dans lequel les rares femmes fertiles sont comme des esclaves aux services de l'Etat et de familles stériles. La jeune Defred doit subir des relations sexuelles avec l'homme qui l'héberge avec le consentement de son épouse et cela afin de concevoir un enfant. Au fil de cette trame, on prend connaissance de la vie de Defred avant l'emprise de Gilead, cette entité qui dirige un Etat tout puissant.

Renée Nault sait rester fidèle au livre de la légendaire auteure. Mais qu'apporte de plus la version illustrée ? La force des dessins est dès l'ouverture de l'album un attrait évident. L'utilisation des couleurs est intelligente et esthétiquement réussie à mon goût. Ce rouge que porte Defred, l'héroïne, comme les autres esclaves fertiles est particulièrement bien mis en valeur tout au long de la B.D... Cette teinte est plus ou moins intense et étouffante selon les moments de l'histoire. Elle est diluée pour plus de douceur dans les flashbacks sur la vie de Defred.

jeudi 6 janvier 2022

Joyce Maynard : " De si bons amis "

 


Editions Philippe Rey

333 pages


4 ème de couverture


Quand Ava et Swift Havilland, couple fortuné, décident de prendre sous leur aile Helen McCabe, celle-ci est au plus bas. À quarante ans, Helen a perdu la garde de son fils Oliver, huit ans, et partage sa semaine entre rencontres aux Alcooliques Anonymes, petits boulots de serveuse et soirées à faire défiler sur son écran les profils d'hommes célibataires de la région. Après s'être réfugiée depuis l'enfance derrière des récits de vies fantasmées pour masquer sa fragilité, elle trouve auprès des Havilland ce qu'elle a toujours désiré : se sentir unique et aimée.
Dès lors, la vie d'Helen est soumise aux moindres caprices du couple – dont la perversité prend des apparences de bienveillance –, les laissant même s'immiscer dans les prémices de sa relation avec Elliot, un comptable dont le quotidien simple et rangé attire le mépris de ses nouveaux amis. Jusqu'où Helen se laissera-t-elle manipuler par les Havilland, tandis qu'une seule chose compte à ses yeux : récupérer la garde d'Oliver ?
Dans ce roman à l'écriture fluide et rigoureusement construit, Joyce Maynard dresse le portrait d'une femme vulnérable et emporte le lecteur au cœur d'une angoissante prise de possession amicale. Jusqu'au moment où Helen sera placée devant un choix aussi imprévu que difficile…



Mon avis



La couverture du roman de Joyce Maynard « De si bons amis » est très artistique et promet une ambiance sophistiquée et mystérieuse. Mais qu'en est-il vraiment ?

L'histoire met en scène Helen qui doit faire face à un quotidien difficile. Elle veut conserver la garde de son fils mais sa vie est chaotique. De plus le père de son enfant profite d'un moment d'égarement d'une mère pour lui retirer cette garde. Pourtant Helen pense enfin trouver de la quiétude et de l'aide auprès des Havilland, un couple riche et bienfaiteur. Mais aura-t-elle pour une fois une chance de sortir de son marasme social et familial ?
" - Les choses sont s'améliorer, m'a assuré Ava. Quand je me mets en tête de résoudre un problème, rien ne m'arrête. "
On se doute que son parcours sera ardu mais on ne s'attend pas à ce qu'elle va vivre en rencontrant les Havilland.
Le récit dans sa simplicité reste efficace et donne de l'éclat aux mystères qui entourent Helen est ses nouveaux amis. Les chapitres courts permettent de s'intéresser rapidement à l'intrigue. Ainsi je n'ai pas été déçue par la spirale infernale décrite par Joyce Maynard.
L'existence que mène le riche couple reprend bien les promesses de la couverture ! 

samedi 1 janvier 2022

Sandrine Destombes : " La faiseuse d'anges "


 Editions Hugo poche

400 pages


4 ème de couverture


Une enquête de la commissaire Maxime Tellier

La commissaire Maxime Tellier se retrouve à devoir enquêter sur une série de meurtres particulièrement violents. Des femmes, entre quarante et cinquante ans, sont assassinées un peu partout en France suivant le même mode opératoire. Le seul point commun des victimes : la Normandie. Max n'a d'autre choix que de quitter sa juridiction parisienne pour collaborer avec les services de gendarmerie de Lisieux où une cellule de crise a été créée. Une fois sur place, Max comprend rapidement que la région n'est pas le seul élément déclencheur de ces meurtres.

En parallèle, Max se retrouve acculée par un nouvel élément lié à une enquête nettement plus personnelle qu'elle mène depuis trente ans. L'assassin de sa mère vient de refaire surface…

Avec Les jumeaux de Piolenc (traduit en six langues et paru chez Hugo Thriller), Sandrine Destombes a remporté le Prix VSD RTL 2018 du meilleur thriller français, présidé par Michel Bussi.



Mon avis




" La faiseuse d'anges " est le premier roman de la tétralogie consacrée à la commissaire de police Maxime Tellier. Je n'ai pas fait dans l'ordre puisque j'ai lu dernièrement le titre " Le dernier procès de Victor Melki " . Ce n'est une gravité en soi car c'est toujours un plaisir de lire la plume de l'auteure.

La maitrise de l'écriture est saisissante car dès le début du roman Sandrine Destombes accroche et capte l'attention du lecteur avec son héroïne qu'est Maxime Tellier. Cette commissaire est marquée par un passé troublant et par le départ en retraite de son pilier voire mentor, Enzo. Mais Max doit maintenant avancer seule dans ses dossiers.

Ca tombe bien, un tueur en série sème le trouble ; il tue sans limite des femmes avec un modus operandi atroce. Quelle est l'identité du tueur prénommé " scalpeur augeron " ?
" Bien sûr. Je n'ai pas besoin de lire mes notes pour vous dire que le corps n'est pas beau à voir. On lui a retiré la peau du visage ainsi que tous ses organes de reproduction. Le reste n'était que fractures et contusions. "

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