samedi 31 décembre 2022

Mélissa Da Costa : " La Doublure "

 


Editions Albin Michel

576 pages


4 ème de couverture



Passion, faux-semblants, emprise… Qui manipule qui ?

Une jeune femme fragile en quête d’un nouveau départ.
Un couple magnétique et fascinant prêt à lui ouvrir les portes de son monde doré.

Un trio pris au piège d’un jeu cruel et d’une dépendance fatale.

Dans ce roman sombre et envoûtant, Mélissa da Costa explore, à travers l’histoire d’une passion toxique, la face obscure de l’âme humaine et les méandres du désir.

Après les succès de Tout le bleu du ciel, des Lendemains, de Je revenais des autres et des Douleurs fantômes, romans aux deux millions de lecteurs, elle révèle une nouvelle facette de son talent.



Mon avis



J'ai lu qu'un seul roman de l'auteure " Les Lendemains " et je peux vous dire que ce dernier n'a rien à voir avec ce titre. Mélissa Da Costa nous propose un tout autre style et ce titre est plus ciblé sur un thriller psychologique. Loin du feel-good l'auteure met en scène un personnage principal celui de Evie Perraud dont la vie est loin d'être nébuleuse.
Elle ne fait qu'attendre le retour de  son marin, Jean. A bien y réfléchir comme lui a prévu de saisir sa chance au Brésil, elle décide de prendre sa vie en main en cherchant un tout autre job. Une nouvelle vie s'offre à elle quand cette dernière rencontre Pierre Manan sur le port de Saint-Paul-de-Vence.

Cet homme riche va lui proposer un métier : devenir " La Doublure" de sa femme, Clara. Artiste peintre alias Calypso Montant, n'aime pas être au centre du monde et propose donc à Evie d'entrer dans sa propre vie intime et artistique.
" Et alors nous aurons scellé définitivement notre pacte puisque c'est de cela qu'il s'agissait. Dès le départ. Devenir son double. La part lumineuse d'elle-même. "
Je n'en dirais pas plus sur cette histoire jusque qu'elle m'a totalement séduite. Dans " La Doublure ", il est question de drogue, de sexe et de relation toxique. En effet, Mélissa Da Costa prend un autre virage, celui de franchir certaines limites dangereuses, obscures et dérangeantes. 

jeudi 29 décembre 2022

Chris C.S : " Necrosis "

 


Editions Terres D'Emizane

320 pages


4 ème de couverture


Un hameau isolé devenu bourg fantôme.
Des disparitions de familles.
Une ambiance anxiogène.
La sensation d’être épié.
Le cauchemar se prépare.

Après des mois de recherches infructueuses, un maire engage Mackenzie Abelane pour découvrir ce qui est advenu des habitants de la Cité de la Confiserie.

Une forêt environnante nauséabonde.
Une fosse de cadavres en décomposition.
Des carcasses décharnées.
De la vermine affamée.
L’horreur rôde.

Chaque journée d’investigations révèle son lot de barbaries. Entre dégoût et terreur, Mac devra se battre pour échapper à cette gangrène qui ronge ce village.



Mon avis



Cela faisait longtemps que je n'avais pas lu un des romans de Christelle que je suis depuis ses débuts. J'espère que tu me pardonnes. Alors je rattrape mon retard en lisant ce titre " Necrosis " . J'avais besoin d'un roman qui prend aux tripes, qui me hante et me paralyse. C'est chose faite, je l'ai quasiment lu en une journée tellement l'ambiance m'a prise à la gorge. C'est une histoire à en faire pâlir plus d'un !

Le maire, Mr Beureux, demande à une inspectrice, Abelane Mackenzie, d'enquêter sur la disparition des habitants de la Cité de la Confiserie. Tous sont partis laissant leur maison plus ou moins intacte. Où sont-ils allés ? C'est ce que Abelane tente de découvrir avec l'aide de ses coéquipiers.

Mais ce n'est pas une simple affaire car au fur et à mesure de son enquête la folie humaine prime. L'horreur et la terreur se font sentir dans ce hameau. Certains passages m'ont refroidie car c'est malsain, glauque et diaboliquement cinglant. Des tas de cadavres sont dispersés dans certains endroits du village.
" Comme sur les corps découverts dans la fosse, les parties les plus charnues manquaient. Les flancs, les cuisses, le bas-ventre ; la chair tailladée de manière experte ne laissait aucun doute sur l'avenir des morceaux choisis ". 

mercredi 21 décembre 2022

Giles Kristian : " Ta seule issue "

 


Editions Harper Collins

336 pages

Date de sortie le 4 Janvier 2023.


4 ème de couverture


Une nature hostile. Un tueur impitoyable. Qui sera la proie ?


Les ténèbres à perte de vue. Une tempête pour tout horizon. La mort qui rôde. Comment en sont-ils arrivés là ? Erik et sa fille avaient pourtant prévu un simple trek dans les montagnes norvégiennes. Un moyen de se retrouver, après le drame qui a brisé leur famille. Mais à cause d’un accident, leur voyage tourne au cauchemar. Alors qu’ils ont trouvé refuge dans une maison isolée, ils sont témoins d’un crime atroce. Le père et la fille doivent fuir à tout prix. Fuir pour survivre. C’est le début d’une traque sans merci à travers des étendues hostiles…
Une chasse à l’homme dans une nature brute et inhospitalière.


Mon avis



Je vous dis d'entrée de jeu que " Ta seule issue" m'a littéralement plu. Je l'ai lu en deux jours tellement j'ai aimé les personnages et l'ambiance qui se dégage de ce thriller. J'ai été happée par cette traque infernale. C'est une véritable chasse sans merci entre des personnes témoins d'une scène macabre et de tueurs prêts à tout pour obtenir le silence.

Erik Amdahl et sa fille, Sofia, décident de se changer les idées en faisant un trek dans les Alpes de Lyngen. Cette famille a connu une terrible épreuve celle de perdre leur fille, Emilie.

Alors quoi de mieux que de faire une randonnée en ski. Sans sa femme, Elise, Erik pourra ainsi renouer une relation plus serrée avec sa fille Sofia. Un nouveau départ pour eux est le seul moyen de cicatriser le chagrin de cette famille.

Mais cette aventure sera de courte durée car après avoir été hébergés par les Helgeland, le père et la fille ont vu un scène atroce, la mort des Helgeland. Le danger les guette et le seul moyen est de prendre la fuite sans se montrer…

Gaël Aymon : " Ma réputation "

 


Editions Pôle fiction

144 pages


4 ème de couverture


Le parcours d'une adolescente victime de harcèlement. Un roman juste, sensible et percutant.

Au lycée, Laura, 15 ans, préfère la compagnie des garçons à celle des filles. Mais depuis qu'elle a repoussé les avances de Sofiane, il l'ignore, et ses copains aussi. L'adolescente refuse de jouer les victimes jusqu'au jour où une photo d'elle dénudée enflamme les réseaux sociaux. Humiliée, incapable d'affronter le regard des autres comme les rumeurs qui circulent à son sujet, Laura s'effondre…

«Le harcèlement à l'école a toujours existé. C'est la première fois que j'écris en partant consciemment d'un thème. Je voulais absolument éviter de le traiter avec misérabilisme. C'est le récit d'une jeune fille qui affronte sa propre adolescence. Il fallait surtout que Laura soit forte et touchante.» Gaël Aymon


Mon avis



" Ma réputation" est un roman jeunesse mais que les adultes peuvent également lire. Il est très court et les thèmes abordés y sont toujours d'actualité. L'harcèlement, les rumeurs et les réseaux sociaux préoccupent un certain nombre d'entre nous.
Dans ce récit, le lecteur va principalement suivre une adolescente de 15 ans, Laura, dont les parents sont séparés. Sa camaraderie ne se compose que de garçons ; Jimmy, Théo et Sofiane. Mais un jour tout bascule, ces derniers la rejettent du cercle d'amis.
Les problèmes s'ensuivent. Laura est au plus mal car une photo d'elle circule sur les réseaux sociaux.
« Ma réputation, que ce soit au Lycée, en dehors ou encore sur Internet, est devenu invivable ».
De ce fait, les rumeurs et les jugements en font d'elle une victime. Laura est prise dans un engrenage la rendant ainsi fragile et vulnérable.
Parviendra-t-elle à en parler à quelqu'un ?

lundi 12 décembre 2022

Danielle Thiéry : " Obsessions "

 


Editions Syros

448 pages


4 ème de couverture


Olympe, la fille du capitaine Marin, a fait sa rentrée à la fac de droit où elle se passionne pour la criminologie.
Un jour, en plein amphi, elle est frappée de stupeur. Rafaël, son amoureux disparu deux ans plus tôt dans des circonstances terribles, se tient au fond de la salle. Est-il possible qu’il ait finalement survécu ?
C’est la première d’une série d’apparitions aussi étranges que fugaces. Olympe est bouleversée, mais personne n’est prêt à la croire. Pas même son père, très occupé par la traque d’un psychopathe qui sévit dans la région, le « fantôme de la nuit »…


Mon avis



Ayant lu les deux précédents titres avec le duo père-fille, je ne pouvais pas faire l'impasse  de lire ce dernier titre qu'est « Obsessions »
Ce livre appartient à une série d'enquêtes orientée vers un public d'adolescents. Comme j'aime beaucoup Danielle Thiéry, j'ai aimé suivre ce récit regroupant plusieurs intrigues. Deux enquêtes s'assemblent : celle de l'apparition de Rafaël, l'ex de Olympe et l'autre enquête plus ciblée sur le prénommé " fantôme de la nuit ".
" Tout ouïe, Olympe écouta alors son père lui expliquer que depuis deux mois un individu avait commencé à sévir à Epinal en s'introduisant, de nuit, dans des appartements ou des maisons ".

 Justement, je me suis demandée au fil des pages comment les différentes histoires allaient bien pouvoir se superposer… 


Olympe, la fille du capitaine Marin n'a aucune légitimité pour enquêter puisqu'elle n'est encore qu'une étudiante. Mais elle ne peut s'empêcher de suivre les pistes au risque de se mettre en danger. Elle m'a semblé souvent agaçante et trop curieuse mais on lui pardonne facilement ces facéties. En effet n'est-elle pas jeune et inexpérimentée !

Et ses maladresses sont inhérentes à son âge et correspondent bien aux interrogations des lecteurs visés par ces nouvelles publications. Quant à son père, il est plus mature et un vrai flic mais peu à peu, il va voir en sa fille une investigatrice de qualité.

mercredi 23 novembre 2022

Page Comann : " Souviens-toi de Sarah "

 


Editions M+ Editions

478 pages


4 ème de couverture


Diane, éditrice chez Sandwood Publishing à Londres, reçoit un manuscrit anonyme. Une jeune adolescente, Sarah, y confie sa vie de misère dans les années sombres de l’Angleterre des années 60. Elle y avoue aussi les crimes qu’elle a dû commettre pour échapper à son destin. Vraie confession ou habile fiction d’un écrivain contemporain ?
Bouleversée par ce manuscrit, Diane cherche à en retrouver l’auteur et part sur les lieux où Sarah dit avoir vécu et souffert. Dans sa quête de vérité, elle traverse les paysages époustouflants d’Irlande et d’Écosse.
Mais ce qui commence comme une enquête littéraire vire à l’horreur. En ouvrant le journal de Sarah, Diane a poussé la porte de l’enfer… c’était hier et rien n’est effacé. Aujourd’hui encore, des forces obscures manœuvrent dans l’ombre pour dissimuler leurs crimes.



Mon avis



Les manuscrits mystères sont des sources prolifiques dans la littérature. J'aime beaucoup être manipulée dans les méandres de ce genre de livre. En effet, quand c'est réussi, on est immédiatement happée par l'intrigue.


L'histoire débute par un manuscrit déposée chez Sandwood Publishing à Londres, une maison d'édition qu'occupe Diane. Sans nom sur l'enveloppe Ashley, la fidèle amie commence à le parcourir et dit à Diane de le lire impérativement.

Diane se met alors à se plonger dans la lecture de ce journal écrit par une certaine Sarah. Elle y découvre l'horreur, la violence des hommes et les pires atrocités vécues par cette jeune fille irlandaise.
" Quand il s’enfonce en moi, je m’attends à chavirer, mais une douleur violente me perfore les reins. À chaque va-et-vient, il me pénètre plus profondément. De plus en plus fort. Son torse écrase mes seins bandés. Inexorablement, j’espère partir à la dérive, mais je ne ressens rien. "
Cette éditrice tente alors de mener sa propre enquête à savoir si tout ce qui est raconté est réel. Elle va se rendre également dans les lieux décrits.

« Souviens-toi de Sarah », écrit à quatre mains est justement un modèle dans ce domaine. Ces différentes caractéristiques présageraient un bon moment de lecture. Et très vite en effet, j'ai adoré me plonger dans ce récit addictif. Cependant il ne faut pas s'attendre à un thriller au rythme effréné.
Les auteurs au contraire ont fait le choix de bien poser les jalons d'une histoire forte afin d'en extraire les moments intenses et difficiles. Les personnages bien dessinés tout en étant variés permettent de distiller des émotions multiples. J'ai reçu en pleine figure les horreurs vécues par la jeune Sarah.

lundi 21 novembre 2022

Magali Collet : " Comme une image "

 

Editions Taurnada

256 pages


4 ème de couverture


Lalie a 9 ans, un teint de pêche et des joues roses. Elle a aussi deux frères et des chatons, une belle-mère et deux maisons.
C'est une enfant intelligente et vive, une grande sœur attentionnée et une amie fidèle.
C'est la petite fille que chacun aimerait avoir.
D'ailleurs, tout le monde aime Lalie.
Tout le monde doit aimer Lalie.
C'est une évidence.
Il le faut.



Mon avis



Eulalie de son petit nom " Lalie " est une petite fille de 9 ans fragilisée par la séparation de ses parents. Elle est jolie comme un cœur et s'habille très classique. C'est une élève modèle ayant un visage angélique. Mais en lisant le roman de Magali Collet vous allez voir que les apparences sont trompeuses. Son père, Julien, a trompé sa mère avec Ségolène. Lalie ne s'entend pas avec sa belle mère d'ailleurs elle ne se prive pas pour le dire. En plus de cela elle a deux petits frères prénommés Charles que sa mère a en charge et Malo que son père a eu avec Ségolène.

L'environnement dans lequel vit Lalie est assez compliqué. La petite fille ne se sent plus à sa place, elle manque de repères et d'attention. Chacun des parents est plus préoccupé par sa vie et le petit dernier.
Cette petite fille semble être parfaite, l'élève modèle mais elle souffre immanquablement de la présence de son père…
" Cette enfant est perturbée. Elle a deux visages. D'un côté se trouve Lalie l'exemplaire, bien trop sage, si parfaite, et de l'autre, l'enfant sans filtre, pleine de rancœurs  et de souffrances. "

dimanche 20 novembre 2022

Roz Nay : " Plongée "

 


Editions Hugo Thriller

327 pages


4 ème de couverture


Stevie Erickson a besoin d'un nouveau départ. Le décès soudain de sa grand-mère a fait partir en vrillel'existence de la jeune femme ; d'anciennes blessures remontent à la surface et viennent peser sur sa relation avec son petit ami, Jacob. Alors quand celui-ci se voit proposer un job de plongeur, chargé d'encadrer des groupes de touristes sur l'île paradisiaque de Rafiki, au large de la Tanzanie, sa décision est vite prise : voilà exactement le dépaysement dont ils ont besoin.

D'abord hésitante, Stevie accepte de le suivre.

Le voyage commence d'étrange façon ; leur première nuit d'hôtel se déroule dans un climat d'angoisse. Stevie, fragile, ne peut s'empêcher de se sentir suivie. Mais la rencontre avec Leo et Tamsin, un autre couple de backpackers, va apaiser les tensions et détendre la jeune femme.
Leo et Tamsin sont beaux, rayonnants, pleins de vie, et semblent eux aussi séduits par Jacob et Stevie.

Sur l'île de Rafiki, tout change de nouveau. L'amitié entre les deux couples, mais aussi la relation entre Stevie et Jacob, sont mises à l'épreuve. D'abord innocent et joyeux, le jeu de la séduction va désormais trop loin, beaucoup trop loin ; le désir tourne à l'obsession. Et lorsque les masques tombent, Stevie comprend qu'un tueur est sur l'île. Et que ce tueur est à ses trousses.



Mon avis



Ayant lu tous les romans de Roz Nay, je suis contente d'avoir pu donner mon avis sur « Plongée ». Me voilà partie pour l'aventure et cette fois-ci c'est au large de la Tanzanie, sur l'île de Rafiki que l'action va se dérouler. 
Un couple, le soleil et le désir de repartir sur de bonnes bases… Voilà un scénario de film pour l'été. Et bah non ! Avec « Plongée » de Roz Nay, Stevie Erickson et Jacob Jones vont très vite comprendre que la belle vie n'est pas pour eux et que c'est loin d'être paradisiaque !
" Je suis réveillée par une main plaquée sur ma bouche, une peau salée, métallique. Je sursaute en lâchant un cri étouffé. Jacob est là, son visage tout près du mien, les yeux dilatés, le regard hanté. Avec ma moustiquaire drapée sur ses épaules, il a l’air d’émerger d’une toile d’araignée.
« Stevie. » Il murmure, la voix altérée. « Nous ne sommes pas en sécurité ici. Tu es en danger. » "
La rencontre avec un autre couple lors d'une escale va changer la donne. Au début cette entente est sous le signe de l'amitié et de la séduction mais bascule par la suite vers des doutes et vers des obsessions.

Peu à peu s'immiscent des ombres et des indices démontrant que l'escapade va titiller les lecteurs. Je ne peux en dévoiler davantage, seulement vous expliquer ce qui m'a fait lire ce roman jusqu'au bout. Les personnages, d'abord sont assez bien dessinés même s'ils sont parfois caricaturaux. Et puis ensuite, l’enchaînement de l'action est réussi.

jeudi 20 octobre 2022

Guillaume Ramezi : " Kilimandjaro "

 

Editions Phenix Noir

256 pages


4 ème de couverture


Grimper sur le toit de l’Afrique, c’était un rêve de gosse. Un rêve qui va tourner au cauchemar pour Maxence. Neuf randonneurs se lancent dans l’ascension avec leurs accompagnateurs. Neuf au départ, mais combien seront-ils au sommet ? Et surtout, combien d’entre eux redescendront ? La montagne est facétieuse et elle ne se laisse pas dompter facilement… Quand les neiges du Kilimandjaro auront fondu, quels secrets dévoileront-elles ?



Mon avis



J'ai rencontré cet auteur lors du salon du polar à Templemars ; la couverture m'a attirée comme un aimant. J'ai trouvé également Guillaume Ramezi sympathique. Je regarde de plus près son dernier roman et je lis la quatrième de couverture. L'histoire a l'air super bien et je le prends directement avec moi.

Aspirée par la magnifique couverture de « Kilimandjaro » de Guillaume Ramezi, est-ce que j'allais être inspirée pour écrire un ressenti sur ce roman ?

Le contrat « thriller» a été brillamment respecté. Je peux en effet dire que les surprises ont jalonné ma lecture. Alors que dès le départ, on sait qu'il va y avoir des morts, j'ai trouvé que l'auteur a su maintenir un suspense haletant.
Le début du roman est assez long mais une fois que l'auteur commence à créer des tensions, je peux vous dire que j'ai subi une véritable ascension cauchemardesque !
" Avant le départ, il s'était promis de réaliser cette ultime étape en solo, en partant avant les autres. Les circonstances avaient fait qu'il n'y avait, de toute façon, plus que lui. "
Un rebondissement arrive toujours à point pour relancer l'intrigue. Ainsi, en grimpant ce sommet mythique, le personnage principal, Maxence, voit le danger approcher en même temps que le lecteur.

J'ai été happée par l'ambiance axée sur la nature et le panorama époustouflant. Guillaume Ramezi n'a pas choisi le Kilimandjaro comme simple décor. Au contraire il sait se servir de l'originalité des lieux tout en nous faisant profiter de la beauté de la nature africaine.
" Pendant quelques heures , ils serpentèrent à travers une belle forêt tropicale . Le vert dominait tout autour d'eux et les sentiers étaient propres et bien aménagés."
J'ai donc suivi l'histoire tout en profitant du paysage ! La fin est originale et en surprendra plus d'un. Toutefois, je regrette quelques ficelles trop faciles au cours de cette ascension. Ce petit manque de subtilité n'a toutefois pas été un frein au plaisir que j'ai eu à lire cette aventure.

J'attends de lire d'autres livres de Guillaume Ramezi et j'ai hâte de savoir dans quel lieu stupéfiant il m’emmènera dans un prochain ouvrage.


L'auteur


Après un cursus scientifique et avec un diplôme d’ingénieur en poche, une entrée dans le monde littéraire n’était pas forcément une évidence pour Guillaume Ramezi. Pourtant, après une dizaine d’années passées dans l’industrie, Guillaume reprend la plume qu’il avait délaissée au sortir de l’adolescence.

Breton de naissance, il a grandi dans le Finistère du côté de Morlaix où il a effectué toute sa scolarité. Marié et père de deux enfants, cadre dans l’industrie, il malmène aujourd’hui ses personnages depuis les Pyrénées-Atlantiques.

Après Derniers jours à Alep, récompensé par de nombreux prix, L’important n’est pas la chute et Le crépuscule des éléphants, Guillaume nous propose son quatrième livre, Kilimandjaro.


dimanche 16 octobre 2022

Patrick Senécal : " Résonances "

 


Editions Ramsay

300 pages


4 ème de couverture


Théodore Moisan, un auteur de cinquante et un ans, va passer une IRM. Pendant les quarante minutes que durent cet examen, l'écrivain vit une véritable crise de claustrophobie et il en sort ébranlé, mais rassuré que tout soit terminé.
Mais dès qu'il quitte l'hôpital, il remarque que quelque chose cloche: les gens ont changé. Ils sont bizarres, agissent de manière étrange... et parfois inquiétante. Même sa femme n'est plus la même. Et puis, comment expliquer ses pertes soudaines de mémoire ?
Que s'est-il donc passé pendant qu'il passait son IRM ?



Mon avis



J'ai découvert la plume de Patrick Senécal en lisant " Flots". Dans " Résonances " le lecteur va suivre les aventures et mésaventures de Théodore Moisan. C'est un ancien enseignant puisqu'il a arrêté ses fonctions depuis dix ans et se consacre désormais à l'écriture.

Auteur de romans noirs et de romans d'horreurs, Théodore passe une IRM. Pendant cette analyse, Théodore subit des choses étranges. A la sortie de cet examen, le monde qu'entoure Théodore semble différent au point de le faire halluciner. Son entourage a également connu des changements. Perd-t-il réellement la tête ou est-ce à cause de ce fichu check-up ?

Dans " Résonances" Patrick Senécal expose les thèmes comme l'hallucination, la folie et la conscience de l'homme. Les scènes ne sont pas si horrifiques que le roman de " Flots " ; dans " Résonances ", l'auteur touche plus sur l'univers de l'écrivain.

lundi 10 octobre 2022

Stephen King : " Billy Summers "

 


Editions Albin Michel

560 pages


4 ème de couverture


L'histoire d'un type bien...qui fait un sale boulot.
Billy Summers est un tueur à gages, le meilleur de sa profession, mais il n'accepte de liquider que les salauds. Aujourd'hui, Billy veut décrocher. Avant cela, seul dans sa chambre, il se prépare pour sa dernière mission...
À la fois thriller, récit de guerre, road trip et déclaration d'amour à l'Amérique des petites villes, Billy Summers est l'un des romans les plus surprenants dans l'oeuvre de Stephen King, qui y a mis tout son génie et son humanité.



Mon avis



C'est toujours un plaisir pour moi d'attendre la sortie du dernier roman de Stephen King. Me voilà donc plongée dans ce pavé de plus de 500 pages !
Cette fois-ci, Stephen King laisse le côté fantastique et horrifique mais nous immerge plutôt dans un roman noir empreint d'humanité.

" Billy Summers " trace l'histoire d'un ex-tireur d'élite devant accomplir une dernière mission. Un contrat que le tueur à gages ne peut refuser vu le montant qu'on lui propose. Ainsi Billy Summers devra prendre différentes identités ; écrivain, informaticien ou tout simplement d'un homme normal.
" Il se demande à partir de quel moment deux millions de dollars commencent à paraître insuffisants et à ressembler à un piège à con. La réponse lui semble évidente: quand il est trop tard pour faire machine arrière."
Au fil des pages, la vie de Billy Summers se dévoile ; j'ai beaucoup aimé les passages lorsqu'il prend l'apparence de l'écrivain David Lockridge car son passé un peu troublante de tireur d'élite est décrite.

Je m'attache davantage à ce dernier car c'est criant de vérité. Il est loin d'être Billy l'Idiot, il a tout prévu en cas de dérapage de sa mission.

dimanche 9 octobre 2022

Sacha Erbel : " La mort est parfois préférable "

 


Editions Taurnada

256 pages


4 ème de couverture


Yan est flic à la police judiciaire de Lille.
Depuis quelque temps, un « passager clandestin » s'est invité dans sa vie : « l'Araignée », c'est le surnom qu'elle lui a donné.
Alors que Yan traque l'auteur du meurtre d'un journaliste connu pour ses reportages à sensation, elle n'a pas d'autre choix que de composer avec son « invisible ennemie » : insidieuse, omniprésente, l'Araignée tisse sa toile, cuisante morsure dans ses chairs survenant n'importe où, n'importe quand…
En parallèle, Brath, son collègue, enquête sur la mort étrange d'un homme retrouvé décapité, assis au volant de sa voiture, la tête reposant sur la banquette arrière.
En équilibre sur un fil, Yan ne baisse pas les bras, avance sur son chemin de douleurs au risque de se perdre… définitivement.


Mon avis



Voilà bien un roman que j'attendais avec impatience, le tout dernier de Sacha Erbel ! L'action se situe dans le milieu de la police judiciaire de Lille. Le lecteur va suivre Yan et sa fine équipe composée de Granulé, Brath et Michel. La mort d'un journaliste et d'un homme décapité dans sa voiture vont mettre à rude épreuve les coéquipiers. Au delà de ces deux enquêtes en parallèle décrites avec précision, Sacha Erbel aborde un thème plus délicat et plus intime celui de l'endométriose qu'elle surnomme à travers ce roman " l'Araignée ".
C'est au travers du personnage féminin Yan que Sacha Erbel le développe. Yan cache cette maladie à son équipe car elle ne veut pas être mise sur la touche lors des enquêtes en cours. Donc elle ne cesse de prendre des anti-douleurs.
" Il lui arrive même de faire de faire des malaises, essayant d'ignorer une nouvelle étape franchie vers le pire, ainsi qu'une dépendance aux antalgiques qu'elle sait inévitable si la situation se détériore encore. "
J'aime la plume de l'auteure car elle sait de quoi elle parle et détaille avec finesse les techniques policières rendant ainsi l'intrigue avec beaucoup de réalisme. J'ai ressenti la souffrance de Yan, la complexité de cette maladie qui tiraille le quotidien de cette policière. " L'Araignée" est également un personnage à part entière.

Marie-Sophie Villard : " Les petits meurtres de Noé "

 


Editions Fautes de Frappe

290 pages


4 ème de couverture

 

Et si vous pouviez connaître à l’avance le destin de votre enfant ?

C’est ce qui arrive à Manon, juste après être tombée enceinte.

Un rêve lui esquisse le futur. Problème : Son fils Noé ne deviendra ni astronaute ni pilote de course, mais tueur en série… Doit-elle le croire ? Et surtout, comment élever cet enfant avec l’éventualité qu’il devienne un monstre ?

Entre thriller et comédie, Les petits meurtres de Noé se promène sur le fil du rasoir, de tranches de vie en coupes sombres. Un premier roman aussi drôle que cruel à la plume acérée.



Mon avis



" Les petits meurtres de Noé " est le premier roman de Marie-Sophie Villard mettant en scène une mère célibataire, Manon. Sortie de boite de nuit, elle rencontre un homme bien sous tout rapport avec lequel elle fait plus ample connaissance. Par la suite Manon apprend qu'elle est enceinte et d'après le gynécologue ce serait un bébé prédéfini.
Devant cette annonce, Manon essaie de se débrouiller toute seule car la relation avec ses parents est tendue. Mais aux alentours de Toulouse, elle tombera sur une vieille connaissance d'école, Célia, gérante d'une boutique pour enfants. Cela tombe bien car Manon n'a pas de quoi acheter en prévision de la naissance. Célia fera ainsi partie de la vie de Manon et de Noé.

Marie-Sophie Villard développe le thème du futur destin de l'enfant. Marion rêve de l'avenir de Noé mais elle craint pour la suite car elle sait qu'il deviendra un serial killer.
" Ma vie ne sera plus jamais comme avant. J'ai peur que tout parte en vrille et je suis terrifiée à l'idée d'avoir accouché de la réincarnation d'Hitler ". 

mercredi 14 septembre 2022

Ellery Lloyd : " Suivie "

 


Editions Hugo Thriller poche

506 pages


4 ème couverture


Les gens adorent Emmy Jackson, surtout sur Instagram où elle partage sa vie de famille et ses conseils de maman à son million de followers.
Son credo : la sincérité. Sauf qu'Emmy n'est pas aussi honnête qu'elle aimerait le faire croire à ses fans.
Son personnage de mère faussement imparfaite ? Une mise en scène, dans laquelle elle enrôle malgré eux son mari et ses deux enfants. Car dans sa quête de popularité, Emmy est prête à tout. Quitte à aller trop loin, parfois.
Tapi dans l'ombre de l'anonymat des réseaux sociaux, quelqu'un entend le lui faire payer. Au tour d'Emmy d'apprendre ce que cela fait de tout perdre…


Jusqu'où peut-on aller quand on expose sa vie de famille sur les réseaux sociaux ?


Mon avis


« Suivie » est vraiment un roman d'actualité puisqu'il met en scène une femme, Emmy Jackson, qui est influenceuse. Mère de deux enfants et mariée à Dan, écrivain. Une famille ordinaire mais une fois que vous commencez cette lecture vous comprendrez que l'image parfaite de ce couple connait des failles.

J'avais lu « Les enfants sont rois » de Delphine de Vigan qui montre bien les dégâts des réseaux sociaux au sein d'une famille. « Suivie » n'est pas du tout construit de la même façon mais c'est toujours intéressant de voir les diverses manières de traiter un sujet. Je ne ferais donc pas de comparaison de valeur car ce ressenti concerne uniquement le roman de Ellery Lloyd.

Ce livre pose les vraies questions. Peut-on s'exposer sur les réseaux sociaux impunément, sans risques ? Emmy est un peu l'arroseur arrosé puisqu'elle n'hésite pas à se faire passer pour ce qu'elle n'est pas et en subit les conséquences. Est-elle une victime ? Les lecteurs peuvent-ils compatir à ses difficultés qu'elle a elle-même mises en route ?
Tout au long de cette lecture, bien agréable, j'ai apprécié de suivre l'intrigue qui va mener à une spirale infernale. Ainsi sans être le plus palpitant des thrillers, ses auteurs ont su maintenir un certain suspense drôlement bien inséré dans le quotidien de la famille de l'influenceuse.

lundi 5 septembre 2022

David Heska Wanbli Weiden : " Justice indienne "

 

Editions Totem

384 pages



4 ème de couverture


La réserve indienne de Rosebud, dans le Dakota du Sud, souffre des défaillances de la justice, et les pires abus restent souvent impunis. C’est là qu’intervient Virgil Wounded Horse, qui loue ses gros bras pour quelques billets. Et il prend ses missions à cœur, distillant une violence réfléchie pour venger les plus défavorisés. Lorsqu’une nouvelle drogue frappe la communauté et sa propre famille, Virgil en fait une affaire personnelle et se lance sur la piste des responsables de ce trafic ravageur. Tiraillé entre traditions amérindiennes et modernité, il devra accepter la sagesse de ses ancêtres pour parvenir à ses fins.



Mon avis



Me voilà plongée dans la réserve indienne du Dakota du Sud, celle de Rosebud. Des trafiquants de drogue sèment la peur, l'horreur et la mort dans cette communauté. L'histoire c'est celle de Virgil Wounded Horse, un homme cabossé par son passé. C'est quelqu'un de viril avant tout qui est prêt à prendre l'habit d'un véritable justicier. Lorsqu'il y a des ennuis, il vaut mieux ne pas être sur son chemin ; les criminels auront une sévère punition.
" Quand le système judiciaire leur faisait ainsi défaut, les gens s'adressaient à moi. Pour quelques centaines de dollars, ils étaient un peu vengés. C'était ma contribution à la justice. "
Au fil des pages l'auteur se penche un peu plus sur Virgil ; un passé trouble et marquant. Il vit avec son neveu, Nathan âgé de 14 ans. Ce dernier tente de poursuivre comme il peut ses études. Vous allez aussi rencontrer Marie Short Bear, l'ex de Virgil.

Mais quand une affaire de drogue touche son neveu, Virgil déploie toute sa fureur. La police fédérale enferme de ce fait Nathan dans un centre de détention. On ressent alors le désir de vengeance et de justice pour notre personnage principal qui veut faire les choses à sa façon.

Mais " Justice indienne " n'est pas qu'une enquête policière, c'est bien plus… David Heska Wanbli Weiden aborde également la politique judiciaire dans cette communauté  et la culture des Lakotas. C'est un roman passionnant et enrichissant de par les thèmes abordés.

" Justice indienne " est une véritable plongée amérindienne. Le décor planté ainsi que les paysages aux alentours m'ont plus. Même si l'enquête policière est au second plan, je n'ai à aucun moment lâché cette histoire. L'auteur met l'accent sur les traditions et les rites des indiens de Lakota.
" Les Indiens ont toujours su qu'il fallait guérir l'esprit en même temps que le corps. Je veux utiliser les cérémonies, les herbes et les prières combinées aux remèdes allopathique pour aider les gens à marcher dans la beauté. "
" Justice indienne" est une très belle découverte et a su titiller ma curiosité ! 


L'auteur

David Heska Wanbli Weiden est un membre de la Nation Lakota Sicangu. Il est diplômé de l’Institute of American Indian Arts et a reçu un doctorat de l’Université du Texas à Austin. Justice indienne est son premier roman.


dimanche 4 septembre 2022

Marlène Charine : " Léonie "

 


Editions Calman Levy

414 pages


4 ème de couverture


UNE JEUNE FILLE SÉQUESTRÉE DANS UNE MAISON, UN FLIC PRISONNIER DE SON PROPRE CORPS, CHACUN EST PEUT-ÊTRE LA CHANCE DE L’AUTRE...

Chaque matin, derrière la lourde porte rouge et sa série de verrous, Léonie attend Raymond. Et ce depuis 5 ans, 11 mois et 30 jours.

Raymond a kidnappé la jeune fille à la sortie d’une soirée, peu avant son bac. Depuis, Léonie vit à l’étage de sa maison, la cheville enserrée dans un bracelet métallique.

Mais ce matin, Raymond s’écroule. Crise cardiaque. Pour Léonie, c’est la panique. Toujours sous l’emprise mentale de Raymond, elle est incapable de sortir. Et si personne ne la croyait ? Et si tout le monde l’avait oubliée ? La voilà dans une maison isolée, seule avec un cadavre. Libre, mais pas libre.

Dans une clinique de la ville voisine, Diane lit à son frère, un excellent flic brisé par un accident de parapente, les dossiers qu’il aurait voulu résoudre, et notamment celui de la disparition de Léonie.

C’est alors qu’un corps est retrouvé dans la forêt...



Mon avis



Cela fait 6 ans que Léonie Marchal est séquestrée et un matin son bourreau, Raymond, décède d'une crise cardiaque. C'est une opportunité pour Léonie de retrouver la liberté tant attendue mais ce n'est pas aussi simple pour elle. L'emprise de Raymond lui pèse lourdement et a du mal à sortir de cette maison.

Parallèlement à cette histoire, l'auteure dévoile le récit de Diane vétérinaire dans un parc animalier et de son frère, Loïc, ancien flic paralysé par un accident de parapente.

Marlène Charine brosse deux portraits de femmes complétement différents mais quel est le lien entre ces deux personnes ?
C'est ce que l'on va découvrir au fil des pages. 

Une autre enquête est aussi en cours et suivie par Jonas; un corps a été retrouvé dans une forêt.

" Léonie" est un thriller original de par sa construction et ses personnages. L'intrigue est bien menée on en apprend davantage sur les personnages. Marlène Charine a l'art et la manière de nous balader vers de fausses pistes. Certaines scènes sont éprouvantes mais aussi dures. L'auteure se glisse parfaitement dans la peau de ses protagonistes et l'on ressent bien leurs émotions. 

C'est un roman très noir que nous propose Marlène Charine. Le suspens atteint son paroxysme! " Léonie " est un thriller psychologique bien construit avec des personnages intéressants à suivre. C'est mon premier de l'auteure et lirai ses précédents romans.



L'auteure



Prix du Polar Romand, prix Sang pour Sang Polar, prix Découverte du journal L’Alsace, Marlène Charine a fait une entrée fracassante dans le monde du polar en 2020 avec Tombent les anges . Née en 1976 à Lausanne, ingénieure en chimie, cette amoureuse des mots de la première heure s’est essayée à de nombreux genres de l’imaginaire au travers de nouvelles avant de trouver son domaine de prédilection dans le thriller.


samedi 30 juillet 2022

Justin Van Colen : " Apprenti aventurier "

 


Editions Pocket

316 pages


4 ème de couverture


Entrepreneur ambitieux, Justin Van Colen quitte la France après un choc émotionnel. Objectif : se réconcilier avec la vie et découvrir le monde !
Malgré de nombreux rebondissements, Justin prend goût à l'aventure, au point de ne plus pouvoir s'en passer.
Après deux tours du monde en solitaire, il se lance un challenge fou : rejoindre la France depuis la Thaïlande en 4x4 et uniquement par les pistes afin d'entrer en contact avec les populations rurales.



Mon avis


Avant d'entreprendre la lecture de « Apprenti aventurier » de Justin Van Colen, il faut bien avoir en tête que l'auteur est un jeune homme qui veut tout simplement raconter son expérience de voyageur. Ne pas s'attendre au récit d'un homme mûr comme Mike Horn, vous risqueriez d'être quelque peu déçus. Cependant, Justin Van Colen a le mérite d'aborder son livre avec candeur et simplicité, ce qui est déjà un avantage de nos jours.

Une ambiance plaisante court du début à la fin de « Apprenti aventurier ». C'est agréable et je me suis laissée bercé par les déambulations proposées par l'auteur. D'ailleurs le terme apprenti annonce bien la couleur. L'ensemble est léger et n'a d'autre ambition que de raconter ce qu'a traversé le narrateur. Et au détour des pages, on tombe sur des passages bien ficelés dans lesquels on « vit » réellement les sensations du jeune homme.
C'est un ouvrage en deux temps avec une première partie plutôt axée sur la vie de Justin et une seconde davantage basée sur le voyage à part entière. Ceci plaira ou pas mais c'est le choix de Justin Van Colen.
C’est une ode à l’aventure qui connaitra des difficultés mais aussi de très belles découvertes sur le plan épanouissement de soi.

Sur son chemin, Justin prendra des risques car il ne sait pas dire « non ».
Au Mexique, une famille va le séquestrer pendant une semaine pour un mariage arrangé ; grâce à un ami il sera de nouveau libre. Sur le plan émotionnel, le jeune aventurier aura des aventures amoureuses mais la rupture avec Elisabeth l’affectera beaucoup.

lundi 18 juillet 2022

Franck Thilliez : " Labyrinthes "

 


Editions Fleuve noir

384 pages


4 ème de couverture


Une scène de pure folie dans un chalet. Une victime au visage réduit en bouillie à coups de tisonnier. Et une suspecte atteinte d’une étrange amnésie. Camille Nijinski, en charge de l’enquête, a besoin de comprendre cette subite perte de mémoire, mais le psychiatre avec lequel elle s’entretient a bien plus à lui apprendre. Car avant de tout oublier, sa patiente lui a confié son histoire. Une histoire longue et complexe. Sans doute la plus extraordinaire que Camille entendra de toute sa carrière…


« Tout d’abord, mademoiselle Nijinski, vous devez savoir qu’il y a cinq protagonistes. Toutes des femmes. Écrivez, c’est important : “la journaliste”, “la psychiatre”, “la kidnappée”, “la romancière”… Et concentrez-vous, parce que cette histoire est un vrai labyrinthe où tout s’entremêle. Quant à cette cinquième personne, elle est le fil dans le dédale qui, j’en suis sûr, apportera les réponses à toutes vos questions. »


Mon avis



Avec « Labyrinthes », Franck Thilliez nous a concocté une histoire alambiquée comme il sait très bien le faire. Cette fois, il nous promène par le bout du nez avec une intrigue qu'il m'est difficile à évoquer sans divulguer les ficelles diaboliques de l'auteur. Ainsi, je ne vais rien dire sur l'histoire elle-même mais je vais décrire les émotions et ressentis qui me sont venus tout au long de ma lecture.

Tout d'abord, dès les premières pages, je me suis laissée happer par l'écriture qui coule de source et qui rassure immédiatement sur la maîtrise de Franck Thilliez.

Une fois entrée dans l'univers de ce roman, je me suis retrouvée dans les méandres du cerveau humain et forcément je m'attendais à découvrir des notions sérieuses sur ce sujet. Encore une fois, l'auteur a su m'en apprendre beaucoup sans m’ennuyer.
« -Le cerveau humain peut déployer les plus incroyables stratagèmes pour protéger l'esprit. Il s'adapte sans cesse, se reconstruit sur des ruines… Il est même capable de se piéger lui-même. De faire passer des souvenirs inventés pour réels. »
Et Franck Thilliez ne se prive pas pour embrouiller le lecteur avec les divers protagonistes de « Labyrinthes ». Il parvient à évoquer l'horreur de certains comportements humains. Ses personnages sont confrontés à des exactions (parfois déjà évoquées dans d'autres de ses romans) qui petit à petit permettent de construire un récit donnant lieu à une fin assez surprenante. Il mêle réalité et fiction et donne ainsi de l’épaisseur à ce suspens dérangeant. C'est parfois déroutant : beau comme le film « Mulholland Drive », magnifique et passionnant mais il faut s'accrocher pour suivre les diverses héroïnes.

samedi 16 juillet 2022

Patrick Senécal : " Flots "

 


Ramsay Editions

388 pages


4 ème de couverture


Florence, huit ans, est seule chez elle lorsqu'on la retrouve dans l'appartement familial, en haut d'une épicerie. Personne ne retrouve la trace de ses parents et elle refuse de dire quoi que ce soit. Tranquillement, la vérité apparaît à travers son journal personnel, où elle confie ses réflexions et ses observations sur la vie quotidienne. En apparence, Florence est une petite fille comme les autres. Elle a des amies avec qui elle joue beaucoup. Elle suit des cours de piano, elle interprète Ode à la joie de Bétovune au piano. Elle n'a pas de jouets. Elle n'aime pas en prendre soin. Quand son papa et sa maman se querellent, ça l'exaspère. Alors elle chante du Katy Perry dans un anglais approximatifBaaaabiyouhahfaaaillouhwahEt elle écrit dans son journal intime lequel nous apprend petit à petit la réalité de Flo, qui est en fait... terrifiante.


Mon avis



Quel livre ! Quelle noirceur ! " Flots " est un thriller dérangeant mais sacrément bien fait. Patrick Senécal a une plume qui percute et qui se montre violente dans certains passages. Dans ce roman, il est question des Roberge, une famille qui n'est pas si parfaite. En effet on finit par se rendre compte qu'elle connait quelques tensions.
Sébastien et sa femme Maryline se disputent fréquemment et leur fille âgée de 8 ans se réfugie alors dans son journal intime offert par son oncle Hubert et joue quelques notes sur son piano.

Certains chapitres laissent place aux extraits du journal intime de Florence. Au fur et à mesure des pages, le lecteur va comprendre qu'un drame chamboulera ce récit.

Patrick Senécal s'immisce dans la peau d'une petite fille et le fait remarquablement bien. Dans cette lecture, tout n'est pas tout beau tout rose. La folie va s'intensifier davantage et l'intimité de la jeune fille se dévoile de plus en plus grâce à ses écrits dans son journal intime.

vendredi 15 juillet 2022

Ismaël Lemonnier : " Enfers "

 


Editions Hugo Thriller

375 pages


4 ème de couverture



Paris, au cœur des catacombes. Un homme est retrouvé  décapité , une tête de taureau vissée sur le haut de son corps. Un meurtre d'une effroyable cruauté , rapidement suivi d'un deuxième, dans une cave de la capitale.
Au sein de la Brigade criminelle, l'enquête est confiée à un curieux tandem. Le capitaine Lothar Kessel, une tête brûlée sur la sellette de l'inspection générale, fait  équipe avec une nouvelle recrue, le jeune Clément Charrier, doté  d'un QI exceptionnel. Deux flics aux méthodes et aux tempéraments diamétralement opposés, qui n'auront d'autre choix que de coopérer lorsque les cadavres commenceront s'amonceler dans les sous-sols parisiens.
Avec autant de raffinement que de perversité , autant d'habileté  que d'inhumanité , le tueur semble mettre en scène les neuf cercles de l'Enfer décrits par Dante Alighieri. Quel genre de monstre, aux méthodes particulièrement violentes et à  l'imagination débridée, se terre dans les sous-sols parisiens ? Le diable en personne ?
Dans cette atmosphère apocalyptique, Lothar et Clément vont bientôt plonger au cœur des ténèbres, où les attend une course contre la montre – une course contre la Mort.



Mon avis



" Enfers " est un thriller prenant et vertigineux ! Une fois lue les premières pages, me voilà prise aux pièges par cette histoire à la fois noire et glauque !

Le récit commence par une visite guidée des sous-sols de Paris. Les souterrains ne sont pas une partie de plaisir puisqu'un couple découvre un corps dont la tête est celle d'un taureau. Cette enquête est confiée à un petit nouveau du service, Clément Charrier qu'on appelle le Bleu et à Lothar Kessel, le vieux flic assez mécontent.
" Cela faisait une petite semaine qu'il avait intégré le groupe Moulins au sein de la Criminelle. Il n'avait pas vu les heures défiler, encore moins les jours. L'enquête monopolisait la majeure partie de son esprit. "
Grâce à l'intelligence de Clément, on apprend que cette affaire est l'œuvre  d'un tueur en série ; les scènes de crime font référence aux neufs cercles de l'Enfer de Dante. Plusieurs meurtres s'ensuivront dans des endroits lugubres tels que les caves et les galeries souterraines…

jeudi 23 juin 2022

Pascal Marmet : " Exécution "

 


Editions M+ noir

204 pages


4 ème de couverture


Branle-bas de combat au 36 Quai des Orfèvres. Un avocat renommé est assassiné dans les sous-sols du Palais de Justice. Travaillant sous les ordres de la pénible chef divisionnaire surnommée "Mlle Maigret", le commandant François Chanel mène l'enquête dans les eaux troubles des goûts pervers du ténor du barreau. Quels liens relient le sublime personnage d'un roman du XIXe siècle Madame Bovary, un homme de loi aux appétences glauques et une femme asociale aux tentations terroristes ? C'est ce que devra démêler Chanel de la brigade criminelle, avec l'aide de son équipe renforcée d'une stagiaire surdouée et d'un étrange garçon frappé par la foudre. Dès l'intrigante première page, l'auteur scanne jusqu'à l'os ses créatures, grâce au talent de morphopsychologie de Chanel. Jusqu'à la résolution finale où se mêlent réel et magie, ce suspense intelligent exprime toute l'étrangeté du monde criminel.



Mon avis



Je tiens tout d'abord à remercier Pascal Marmet pour l'envoi d'Exécution. Ayant lu " Tiré à quatre épingles ", je me suis dit pourquoi ne pas suivre de nouveau le commandant Chanel dans une nouvelle aventure.

Mais que se cache-t-il derrière ce titre « Exécution » de Pascal Marmet ? Très vite, on comprend qui est l'exécuté mais les causes de la mort de Nicolas Fender sont un vrai casse-tête pour le commandant François Chanel. Il a ses propres codes et se fie à son instinct pour juger les hommes. D'une élégance remarquable, il est apprécié de ses hommes. L'originalité du personnage vient de ses capacités en matière de morphopsychologie que je laisse découvrir aux lecteurs. De plus, il adore son métier et redoute apparemment la retraite.
« Entre les murs centenaires chargés d'histoires judiciaires et de sueurs froides de ce quatrième étage, il avait aimé se frotter à la folie des hommes et avait été servi bien au-delà de ses attentes. D'instinct, il avait su : sa place était ici. »

jeudi 9 juin 2022

Ghislain Gilberti : " L'évangile de la colère "

 


Editions Hugo Thriller

569 pages


4 ème de couverture


Au commencement, il y eut un enfant.
Le petit Gabin Schwartz. Six ans. Son corps retrouvé dans un parc. Exsangue.
Puis ce fut un agriculteur. Enterré vivant. Son index désignant le ciel.
Puis un marchand ambulant, écrasé sous son stock.
Sale baptême du feu pour Seth Kohl, le chef du groupe chargé de l'enquête à la Brigade criminelle du SRPJ de Versailles. Comment avancer quand rien ne relie les victimes entre elles ?

Alors que les corps s'accumulent, un lien se dessine enfin, inattendu, fragile et incomplet : le tueur pourrait bien s'inspirer des Danses macabres, ces fresques que l'on retrouve dans les vieilles églises, ou dans les bibliothèques des collectionneurs.
Mais chaque série de tableaux est différente. Laquelle est la bonne ? Le temps presse, et Seth Kohl est assailli par ses propres démons, qui l'invitent eux aussi à quelques pas de danse avec la mort...


Mon avis



Avec « L'évangile de la colère » Ghislain Gilberti offre une histoire labyrinthique construite comme un assemblage de poupées gigognes. À peine les héros connaissent quelques instants de répits, à peine ils sont rattrapés par l'horreur. 
Dès le départ, j'ai été happée par Seth Kohl. Son passé et sa force de frappe dans les premiers chapitres donnent l'impulsion à une enquête multiple. Le punch des répliques et de l'action m'ont mise K.O. d'office.
Ce commandant est très attachant malgré ses défauts, on ne le surnomme pas le Zombie pour rien !
« Demandez les Stups et dites que vous avez retrouvé le Zombie, vous allez voir que les battements d'ailes d'un putain de papillon peuvent faire frémir toute une institution. »
Seth doit rejoindre une équipe bien soudée afin de résoudre une affaire concernant un tueur particulièrement dangereux. Cela commence avec la disparition d'un enfant et l'angoisse s'emballe. Les personnages sont attachants et bien dessinés. Chaque membre de l'équipe de flics est à sa place.
L'auteur s'attache à montrer la cohérence du groupe et décortique les rouages de l'enquête. J'ai saisi l'importance de la hiérarchie qui distribue le travail afin d'arriver aux meilleurs résultats.
De plus, Paul qui commande l'ensemble de ces hommes et ces femmes a une influence encourageante. C'est une figure paternelle positive, il est comme une entité protectrice, ce que n'est pas le Dieu adoré par le tueur. Mais le mal rode et ces flics, même super entraînés, sont confrontés à plus fort qu'eux… jusqu'à la fin assez surprenante.
« S'il poursuit dans cette voie, en sachant utiliser le meilleur de chacun, il va vite devenir un bon chef, se dit Paul en les regardant partir. Je vais pouvoir compter sur eux rapidement pour les affaires les plus délicates comme les plus stressantes. »

mardi 31 mai 2022

Vincent Delareux : " Le cas Victor Sommer "


 Editions L'Archipel

208 pages


4 ème de couverture


Faut-il commettre l'irréparable pour être enfin quelqu'un ?
À 33 ans, Victor Sommer mène une vie monotone qui lui pèse. Secrètement, il aspire à devenir quelqu’un. Une ambition entravée par sa mère, infirme autoritaire et possessive qui l’empêche de prendre son envol.
Le jour où celle-ci disparaît de façon mystérieuse, Victor est confronté à un monde qu’il n’a jamais appris à connaître…

« J’ai lu Le Cas Victor Sommer avec plaisir. Un livre à mi-chemin entre les Évangiles et Psychose d’Alfred Hitchcock. Une réussite ! »
Amélie Nothomb


Mon avis



« Le cas Victor Sommer » est un livre inclassable. Le début fait penser à un roman d’Amélie Nothomb qu'elle a d'ailleurs elle-même qualifié de réussite sur la quatrième de couverture. Mais Vincent Delareux s'en écarte peu à peu pour en faire l'analyse d'un jeune homme vraisemblablement trop couvert par sa mère. On découvre très vite qu'il est aussi en manque de repères paternels, en effet son père aurait abandonné cette femme avant sa naissance.

Le sujet est donc très sombre. Victor est un homme d'une trentaine d'années très réservé et triste qui est englué par l'amour toxique de sa « maman ». Mais la disparition de celle-ci va lui faire entrevoir que la vie peut être belle. Va-t-il savoir saisir l'opportunité de devenir un autre, quelqu'un qui prend enfin sa vie en main ? Sa rencontre avec la belle Eugénie lui apportera-t-elle un horizon plus clair ? L'auteur parvient à montrer comment l'éducation peut influencer la vie d'une personne. Mais en aucun cas il ne juge, il laisse la lecture libre de tirer les conséquences des actes évoqués ou sous-entendus.
« Je devenais, en somme, un individu à part entière ; je portais en moi tout un univers de sons, d'images, de mots et de sentiments, et cet univers m'appartenait, j'en étais l'unique régisseur. »

vendredi 27 mai 2022

Elizabeth Macneal : " Le cirque des merveilles "


 Editions Presse de la Cité

464 pages



4 ème de couverture


Angleterre, 1866. Nell vit rejetée de tous à cause des taches de naissance qui constellent son corps. Lorsque le Cirque des Merveilles de Jasper Jupiter plante son chapiteau non loin de chez elle, son existence bascule : son père la vend au propriétaire comme nouveau phénomène de foire.
Contre toute attente, la jeune fille voit son horizon s’élargir. Elle se lie d’amitié avec les autres artistes et se prend d’affection pour Toby, le « photographiste ». Elle qui n’a connu que l’obscurité entre enfin dans la lumière et c’est un véritable triomphe. Mais que lui arrivera-t-il le jour où son succès menacera d’éclipser celui de l’homme qui l’a achetée ?


Mon avis



Avant de débuter cette lecture, ce roman me fait beaucoup penser à un autre récit que j’ai lu l’année dernière « La vie qu’on m’a choisie » de E. Marie Wiseman. Le thème était également centré sur le cirque et l’apparence des humains.

Dans cette aventure, Elizabeth Macneal offre aux lecteurs un roman laissant la parole à trois principaux personnages Nell, Jasper et Toby le frère de Jasper. Un cirque s'installe dans un village non loin de la maison de Nell. Curieuse par le spectacle que propose le Cirque des Merveilles de Jasper Jupiter, sa vie prend un tout autre tournant… Je ne dévoilerai pas plus cette histoire à la fois touchante et magique.
" Elle ne tentera pas de fuir une seconde fois ; il sait que la magie du cirque a déjà planté ses crocs en elle."
Lire, c'est entrer avant tout dans un univers et parfois dans une autre époque. Avec « Le cirque des merveilles », Élisabeth Macneal a réussi cette double prouesse. Elle nous fait découvrir le monde des monstres de cirque et nous laisse pénétrer dans l'Angleterre du XIXe siècle.

J'ai eu l'impression de me retrouver dans le film de David Lynch, « Elephant Man » et dans le film plus ancien « Freaks » de Tod Browning. Le monstre est un sujet qui fascine et qui fait peur. Et quand ce sont de vraies personnes qui doivent faire face à leur propre difformité, l'histoire devient intéressante.

Articles les plus consultés