Editions Albin Michel
336 pages
4 ème de couverture
Un récit plus terrifant que ses thrillers, parce que tout est vrai. Le Nouvel Obs
JC Grangé parvient à donner à ses souvenirs de jeunesse la même intensité qu'un thriller. L'Express
Aussi puissant que bouleversant. Télé 7 jours
« Depuis que j'écris des romans, la question qu'on m'a le plus souvent posée est : mais d'où vous viennent des idées pareilles ? Je réponds parfois : l'inspiration...
En réalité, je n'en sais rien. Mais la question revient tellement souvent qu'elle m'a forcé à réfléchir. Et si quelque chose de singulier était survenu dans mon existence qui puisse expliquer une inspiration aussi violente ? Je me suis tourné vers l'enfance. Si la mienne a été parfaitement heureuse, elle n'a pas été normale. J'ai grandi, sans le savoir, mais en le pressentant, à l'ombre d'une menace, d'une histoire d'épouvante que personne n'a jamais voulu me raconter.
Alors, j'ai creusé. Et je n'ai pas été déçu. Figure maléfique, violence exacerbée, persécution mentale : tout Grangé est là. Aucun doute : avec de telles origines, je ne pouvais pas écrire autre chose...
Mais d'où vous viennent des idées pareilles ? Ce livre est la réponse. »
J'ai lu une grande partie de l’œuvre de Jean-Christophe Grangé et j'ai pratiquement tout aimé. C'est donc en fan de cet auteur que j'ai commencé ma lecture de « Je suis né du diable ». Je savais que cette fois, il ne nous offrait pas une fiction mais un récit sur sa vie.
Avec ce livre, j'ai compris certains sujets abordés par la romancier. Quand on connaît les thèmes de ses livres, on sait qu'il a une prédilection pour les personnages très sombres. Avec « Je suis né du diable », on réalise pourquoi. Il avoue lui-même son penchant pour les zones troubles et on le comprend en prenant connaissance de sa jeunesse.
Dans ce livre, l’auteur raconte une enfance plombée par un père d'une violence inouïe. Je ne vais pas dévoiler ce qui lui est arrivé car il faut aux lecteurs l'occasion de le découvrir par eux-mêmes.
" Mon père n'était ni un mauvais père ni un mari violent. Il était, purement et simplement, le diable. "
L'ensemble est sublimé par un style de grande qualité. Comme dans ses précédentes œuvres, l'écriture est implacable mais encore plus bouleversante grâce à l'aura intime distillée par l'auteur. Il donne non seulement la parole à l'enfant et à l’adolescent qu'il a été mais également aux personnes qui l'on soutenu et qui ont vécu à leur façon la cruauté de ce géniteur, à ce Diable du titre . Le Diable, oui, mais sur terre, dans le quotidien d'une famille.
« J'ai ainsi marché sur un fil. J'ai progressé au-dessus du gouffre, funambule des origines. »







