jeudi 20 août 2026

Maud Ankaoua : " Tu m'avais promis "

 


Editions Eyrolles

400 pages


4 ème de couverture


Luce compte les jours depuis trois ans ! Son père, Gabin, lui avait fait la promesse de l'emmener en voyage pour ses huit ans. Malgré ses appréhensions, le quadragénaire sait qu'il doit honorer son engagement, et la décision est prise : ils s'envoleront bientôt pour rejoindre la tante de la petite fille en mission vétérinaire au Kenya. Mais le départ a un goût doux-amer : l'absence de Julie, la maman de Luce et la femme de Gabin, leur serre le cœur à tous les deux. Elle a disparu il y a déjà sept ans, sans que jamais sa trace soit retrouvée. Gabin est prisonnier de cette incertitude, ignorant s'il a le droit ou non de conserver une forme d'espoir.

Lorsqu'ils atterrissent à Nairobi, il est loin de se douter que les semaines qui l'attendent ne seront pas seulement l'occasion pour lui de partager un beau voyage avec sa fille, mais le cadre d'une transformation intérieure, sur le chemin de la résilience et de la joie profonde.

Entre rires et larmes, rencontres bouleversantes et révélations, ce roman puissant sur la force de l'âme nous rappelle que même dans nos plus grandes blessures se cachent les graines de notre renaissance. Une leçon d'espoir et de sagesse qui touche au cœur de ce qui nous rend profondément humains.


Mon avis



Étant en vacances, je me suis dit : "Allez, je vais choisir un livre qui me fera du bien, qui me fera voyager." Et j'ai sorti de ma PAL (pile à lire) le titre suivant " tu m'avais promis " de Maud Ankaoua.

L'histoire est celle de Gabin et de sa fille Luce. À l'âge de 5 ans, son père lui avait promis de faire un voyage. Et c'est au moment de ses 8 ans que Gabin s'est décidé à partir au Kenya voir sa sœur, Jeanne, en mission là-bas en tant que vétérinaire.

Mais c'est difficile pour Gabin de devoir partir ailleurs de chez lui. Depuis la disparition soudaine de sa femme, Julie, le monde s'est quelque peu arrêté. Car oui, elle est partie et n'est jamais revenue. Gabin a toujours l'espoir qu'elle reviendra un jour.

Quand cette famille arrive au Kenya, cette nouvelle contrée ouvre des portes à Gabin grâce au sage Jumbo. Le voyage à Nairobi procurera diverses sensations à Gabin. L'apaisement, la résilience sur soi seront au rendez-vous. Les blessures au cœur vont s'atténuer pour laisser une certaine renaissance et une nouvelle étincelle de bonheur.
" Il m'a dit que nous, les occidentaux, nous passons notre vie à anticiper le lendemain plutôt qu'à habiter le présent, que lorsque nous souffrons, nous nous enfermons dans la douleur au lieu d'élargir notre champs de vision. Puis il m'a parlé de la possibilité de changer de réalité." 

mercredi 19 août 2026

Philippe Beylac : " Le manoir "

 


Aubane Editions

200 pages


4 ème de couverture


Le manoir de la rue Louis Blanc domine le village de Wissant depuis bien des décennies. Abandonné, envahi par le lierre et les fantasmes, il fascine autant qu’il effraie. À la recherche d’un bijou perdu, deux enfants s’introduisent dans la demeure. Ce qu’ils découvrent dépasse leurs pires cauchemars. Dans l’âtre d’une immense cheminée, un cadavre. Dans la bouche de la victime est enfoncé un mystérieux crucifix. Appelé sur les lieux, le commandant Carsanti comprend rapidement que ce crime est lié à un passé que tout le monde s’efforce d’effacer. Chaque regard fuit la vérité, chaque témoignage est suspect. Derrière les portes closes se cachent des secrets de famille, des non-dits et des silences complices. À mesure que l’enquête progresse, le manoir révèle peu à peu ses parts d’ombre. Car certains secrets valent plus qu’une vie…



Mon avis


Je reprends petit à petit mes avis de lecture après une longue absence. J'avais un peu de mal à jongler avec mon travail très prenant et mon blog. De plus, le moral revient.
J'ai lu la dernière parution de chez Aubane Editions dont le titre est le suivant: " Le manoir " de Philippe Beylac. J'étais complètement immergée par cette histoire. L'intrigue se déroule à Wissant où la scène de crime se situe dans un manoir. Un cadavre a été découvert par deux jeunes enfants, Théa et Paul Sonneville. Tous les deux sont partis à la recherche de la médaille en or perdue de Théa dans cette ruine.

Les deux enfants ont trouvé un squelette encastré dans l’âtre de la cheminée. Revenus chez eux, ils ont tout raconté à leurs parents. Ils étaient tellement effrayés par ce qu'ils ont vu. Aussitôt le père se rend dans ce bâtiment délabré et se rend compte qu'il y a effectivement des ossements.

L'affaire est donc confiée au commandant Charles Carsanti, gendarmerie de Marquise, avec l'aide du brigadier Lambert. Tous les deux vont comprendre que cette enquête déterre un passé que les villageois ne veulent pas évoquer. Que cache donc cet endroit ?

samedi 25 juillet 2026

R.J. Ellory : " Les invisibles "- l'avis de Yannick Dubart

 



Sonatine Editions

552 pages


4 ème de couverture


1975, Syracuse, État de New York. Rachel Hoffman, nouvelle recrue de la police locale, est appelée sur sa première scène de crime : une institutrice vient d'être assassinée. À côté du corps, un étrange message tiré de La Divine Comédie de Dante. Peu après, une deuxième victime est découverte. C'est le début d'une série d'homicides à laquelle Rachel va être intimement mêlée, nouant une relation très particulière avec le mystérieux assassin. Cinq ans plus tard, alors que l'affaire semble close, une nouvelle vague d'assassinats frappe New York, étonnamment similaires à ceux de Syracuse. Rachel, qui s'apprête à rejoindre l'unité d'analyse comportementale du FBI, ignore encore qu'il lui faudra plus d'une décennie, avec nombre d'autres meurtres à la clé, pour peut-être résoudre cette enquête très personnelle qui, peu à peu, va virer à l'obsession, à la paranoïa, et la mener aux confins de la folie.


L'avis de Yannick Dubart


Durant la lecture d'un roman de R.J. Ellory, j'ai souvent l'impression d'en apprendre beaucoup sur ma propre existence. Ses livres me donnent l'occasion de réfléchir à des moments intimes. Parfois, ça répond à des questions qui me taraudent. Je me sens de toute façon un peu moins idiote...

Avec son dernier roman, « Les invisibles », R.J. Ellory dépeint le parcours d'une jeune enquêtrice sur plusieurs années. Ainsi, on suit à la fois les progrès de carrière de Rachel et sa volonté d'arrêter un tueur qui sait se faire discret. Elle doit affronter sa hiérarchie qui ne la croit pas toujours. Au cours de son cheminement, elle rencontre des gens plus ou moins de bonne foi qui l'aident. Ils enrichissent en même temps la galerie de personnages très bien dessinée comme toujours chez cet auteur. En quelques lignes, le pedigree d'un protagoniste se plante dans l'esprit du lecteur. On visionne la scène et on est encore davantage harponné par le récit.

Depuis « Seul le silence », j'apprécie les écrits de R.J. Ellory. Je suis très sensible à sa façon humaine de se pencher sur les maux de la société américaine. J'ai lu une bonne partie de sa bibliographie et ne m'en lasse pas. Il sait choisir des sujets attractifs en restant dans sa veine narrative toujours proche des héros parfois déchus mais toujours courageux. Avec « Les invisibles », je ne suis pas déçue.
On retrouve dans ce roman des thèmes chers à l’auteur comme les tueurs en série, le quotidien des policiers et toute une faune d'individus terriblement attachants... ou complètement déséquilibrés.

mercredi 27 mai 2026

Line Dubief : " La danse des folles sur l'île d'Oléron "

 


Editions Geste Noir

248 pages


4 ème de couverture


Au XVIIème siècle, Margaux, accusée de sorcellerie pour avoir osé défier les hommes, pratiquer son art et revendiquer sa liberté, est brûlée vive sur la place du Château-d`Oléron. Quatre siècles plus tard, Mélina, ostréicultrice sur l`île, est retrouvée morte au pied des fortifications de la citadelle dans des circonstances troublantes. Sa fille Rosa échappe de justesse à un incendie aux origines mystérieuses. Le commissaire Eustache et son ami Oscar plongent alors dans une enquête où jalousies, rivalités, rancunes familiales et violences faites aux femmes s`entremêlent. Au coeur des parcs à huîtres et des anciens marais salants, là où l`homme se plie à la puissance de l`océan, passé et présent s`intriquent, faisant remonter à la surface les échos de l`histoire oubliée de Margaux.


Mon avis


C'est toujours un plaisir de lire cette autrice car j'aime beaucoup ses histoires avec le commissaire Eustache. Dans " La danse des folles sur l'île d'Oléron " le lecteur suit deux temporalités ; deux époques qui vont parfaitement aboutir à une enquête historique.

L'histoire ancienne est celle de Margaux, la guérisseuse, qui utilise des onguents et ornements avec des herbes pour ainsi guérir les maux de son entourage. Mais Margaux est accusée de sorcellerie et de signer le pacte avec le Diable. Alors pour éradiquer la sorcellerie sur cette île, elle est exécutée et brûlée vive aussitôt sur le bûcher de la place publique du Château.
" Ces fioles, ces amulettes et ces herbes ont été trouvées chez toi. Ce sont les preuves de tes pratiques occultes. "

Le temps passe et le lecteur se retrouve en 2023 où le corps de Mélina, ostréicultrice, est retrouvé sur l'île d'Oléron au pied des fortifications de la citadelle. Les circonstances de la mort sont troublantes. D'autant plus que sa fille, Rosa, a échappé à l'incendie criminel de sa maison. Le commissaire Eustache avec l'aide d'Oscar vont suivre l'affaire de près.

Line Dubief décrit un récit enrobé de noirceur. Les thèmes évoqués ne laissent pas les lecteurs indifférents. A travers ces deux mouvements temporels, l'autrice a réussi à me transporter. J'avais l'impression de vivre intensément avec les personnages. Le décor et l'ambiance font de ce livre une réussite. La description des parcs à huîtres est bien développée.

lundi 25 mai 2026

Fatima Daas : " Jouer le jeu "

 


Editions de L'Olivier

192 pages


4 ème de couverture


« – Attends, Kayden. Tu aimes écrire ? Tu veux écrire ? On peut parler ?
Kayden s’en va, les mots plein la gorge. »
Kayden est bien entourée. À la maison il y a Aïsha, sa mère, qui trouve toujours du temps pour elle malgré la fatigue du travail et Shadi, sa grande sœur, complice de toujours. Au lycée, il y a ses amis, Nelly la grande sportive, Samy le rêveur et Djenna qui n’est jamais dupe de rien. Kayden observe les uns et les autres occuper les cases d’un système trop rigide. Elle écrit ce qu’elle voit, et ce qu’elle ne voit pas.
Un jour Madame Fontaine, la professeure de littérature redoutée, lit ce que Kayden écrit. Une faille s’ouvre, elle le sent, Kayden sera la prochaine à réussir le concours d’entrée à Sciences-Po.
Dans une langue brute et vibrante, Fatima Daas signe un roman puissant sur l’ambition, la quête d’identité et la nécessité de se réinventer. Kayden doit-elle jouer le jeu… ou le changer ?


Mon avis



Jouer le jeu est un roman que j'ai beaucoup aimé. Les thèmes abordés par l'autrice sont le reflet de la société. Le lecteur suit principalement une lycéenne Kayden, une lycéenne en seconde 6 qui a un don pour l'écriture. D'ailleurs elle des autres élèves par ses résultats en français. Sa professeure principale en français, Madame Fontaine, a très bien remarqué le don de Kayden. Elle tente de la suivre en lui disant de s'inscrire par la suite pour le concours de Science-Po.

Mais Jouer le jeu est bien plus que ça. Un thème plus profond est également développé celui de la recherche d'identité et de la quête à s'émanciper.
Sa mère et sa sœur, Shadi, sont très proches de Kayden. Elles sont très fusionnelles.
C'est sans compter l'amitié de ses amis, Nelly, Samy et Djenna, que Kayden arrive à prendre confiance en elle.
C'est un roman où les dialogues sont intéressants à suivre. J'avais l'impression de vivre avec tous ses personnages.

L'autrice a une écriture acérée parfois brute mais très percutante faisant ressortir pas mal d'émotions.
Jouer le jeu est un roman qui mérite que le lecteur s'y attarde. Je vais lire son précédent roman sans hésitation.

dimanche 3 mai 2026

Danielle Thiéry : " Dernier sanglot "



Editions Rivage Noir
304 pages


4 ème de couverture


Jimmy Liergue travaille pour la société Clean Total Services, chargée de nettoyer des scènes de crime ou des lieux laissés à l'abandon, envahis d'objets de toute sorte entassés pathologiquement par des occupants atteints du syndrome de Diogène. Un matin, il se rend à Blainville, en banlieue parisienne, dans une maison à déblayer. Comme prévu, la bâtisse est dans un état indescriptible, mais c'est l'appentis de jardin qui va lui réserver un choc. Le spectacle qu'il a sous les yeux résonne en lui avec violence, faisant remonter une vague de souvenirs qu'il croyait enfouis.
C'est l'équipe de la commissaire Edwige Marion qui prend les choses en main. Commence une enquête aux multiples ramifications, qui amènera Marion à se confronter à l'inimaginable et à faire des choix déterminants et définitifs, en tant que flic et en tant qu'être humain.


Mon avis


Le début du livre commence bien. Jimmy Liergue est employé au sein de son entreprise Clean Total Services. Sa mission est de nettoyer les lieux insalubres et surtout de s'occuper des endroits infectés par les personnes qui sont atteint du syndrome de Diogène. Mais ce qu'il va découvrir dans cette habitation de Blainville l'estomaquera au plus au point. Dans le jardin, subsiste une sorte de cabanon où l'odeur est plus que suspecte. Jimmy découvrira l'horreur qui le déstabilisera de tout son être. En effet son passé semble chambouler depuis l'aventure dans cette maison parisienne. 
Dans les vingt mètres carrés de ce sous-sol sans fenêtre et sans issue, des cadavres le contemplaient, roulés en boule ou étalés au sol, dévorés, têtes atrophiées, ventres gonflés. Et partout, le grouillement, perceptible, infâme, de milliers de mandibules affamées. "
Tellement ébranlé par ce qu'il a vu il décide d'en parler à Nina, la fille adoptive de Marion Edwige.
Marion sera en charge de son dossier. Parallèlement à cette affaire, un autre dossier est en cours celui de la disparition de la jumelle d'une éditrice à succès.

Cette enquête de la flic récurrente de Danielle Thiéry a un attrait particulier comme le découvriront les lecteurs en toute fin de « Dernier sanglot ». Le titre n'en est que plus percutant.

dimanche 12 avril 2026

Danielle Thiéry & M. Welinski : " La Bête des Vosges "

 


Editions Lajouanie

424 pages


4 ème de couverture


Entre mars 1977 et janvier 1978, dans le massif des Vosges, un animal mystérieux s’attaqua aux troupeaux et créa une véritable psychose dans la population. Trois cents têtes de bétail furent massacrées. Malgré de nombreuses battues, la « Bête des Vosges », particulièrement rusée, resta introuvable et son identité zoologique ne put jamais être établie.

Loup ? Chien errant ? Ours ? Rien de probant ne permit de privilégier une hypothèse plutôt qu’une autre. À ce jour, le mystère reste entier.

Hiver 2022, la Bête est revenue dans la région. Mais cette fois, ce n’est plus le bétail qui l’intéresse... et les victimes humaines s’accumulent.

Le patron de la gendarmerie locale, natif du lieu, mène l’enquête assisté d’une zoologue, spécialiste des primates, venue du muséum d’histoire naturelle de Paris. Les pas de ces duettistes hors du commun les mènent aux portes d’un château bien mystérieux, appartenant au propriétaire de la cristallerie La Guépie, premier employeur de la région…


Mon avis


Au delà des forêts glacées des Vosges subsiste une agitation dans le bourg. Une affaire locale éclate.
Plusieurs cadavres sont retrouvés dans d'étranges circonstances. Les seuls indices laissés sur les corps des victimes sont des lacérations provoquées par de profondes griffures. Est-ce le signe d'un animal féroce rôdant dans les Vosges ?

Ainsi l'angoisse tenaille la population et la communauté commence à se poser des questions quant à cette légende de la Bête des Vosges datant de 1977 ?

L'enquête est confiée au major Martial Hunebeau. Celui-ci est aidé de Mélissande Gendont, une primatologue du muséum d'histoire naturelle de Paris. Ils vont devoir s'armer de courage et trouver des preuves tangibles afin d'identifier l'origine de ces actes abominables.

Au cours de ma lecture, j'ai ressenti la froideur des lieux et la peur qui s'installe au fur et à mesure des chapitres. Entrer dans cette étrange demeure qu'est le château de Philippe de La Guépie instaure également une ambiance oppressante rajoutant à l'intensité du récit.

Danielle Thiéry et Marc Welinski basent cette histoire sur une légende et j'ai aimé la façon dont ils ont tissé ce roman. Cela est original et captivant ; en un mot addictif !

dimanche 29 mars 2026

Jean-Christophe Grangé : " Je suis né du diable "

 


Editions Albin Michel 

336 pages

4 ème de couverture



Un récit plus terrifant que ses thrillers, parce que tout est vrai. Le Nouvel Obs

JC Grangé parvient à donner à ses souvenirs de jeunesse la même intensité qu'un thriller. L'Express

Aussi puissant que bouleversant. Télé 7 jours

« Depuis que j'écris des romans, la question qu'on m'a le plus souvent posée est : mais d'où vous viennent des idées pareilles ? Je réponds parfois : l'inspiration...

En réalité, je n'en sais rien. Mais la question revient tellement souvent qu'elle m'a forcé à réfléchir. Et si quelque chose de singulier était survenu dans mon existence qui puisse expliquer une inspiration aussi violente ? Je me suis tourné vers l'enfance. Si la mienne a été parfaitement heureuse, elle n'a pas été normale. J'ai grandi, sans le savoir, mais en le pressentant, à l'ombre d'une menace, d'une histoire d'épouvante que personne n'a jamais voulu me raconter.

Alors, j'ai creusé. Et je n'ai pas été déçu. Figure maléfique, violence exacerbée, persécution mentale : tout Grangé est là. Aucun doute : avec de telles origines, je ne pouvais pas écrire autre chose...

Mais d'où vous viennent des idées pareilles ? Ce livre est la réponse. »

Mon avis


J'ai lu une grande partie de l’œuvre de Jean-Christophe Grangé et j'ai pratiquement tout aimé. C'est donc en fan de cet auteur que j'ai commencé ma lecture de « Je suis né du diable ». Je savais que cette fois, il ne nous offrait pas une fiction mais un récit sur sa vie.

Avec ce livre, j'ai compris certains sujets abordés par la romancier. Quand on connaît les thèmes de ses livres, on sait qu'il a une prédilection pour les personnages très sombres. Avec « Je suis né du diable », on réalise pourquoi. Il avoue lui-même son penchant pour les zones troubles et on le comprend en prenant connaissance de sa jeunesse.

Dans ce livre, l’auteur raconte une enfance plombée par un père d'une violence inouïe. Je ne vais pas dévoiler ce qui lui est arrivé car il faut aux lecteurs l'occasion de le découvrir par eux-mêmes.
" Mon père n'était ni un mauvais père ni un mari violent. Il était, purement et simplement, le diable. "
L'ensemble est sublimé par un style de grande qualité. Comme dans ses précédentes œuvres, l'écriture est implacable mais encore plus bouleversante grâce à l'aura intime distillée par l'auteur. Il donne non seulement la parole à l'enfant et à l’adolescent qu'il a été mais également aux personnes qui l'on soutenu et qui ont vécu à leur façon la cruauté de ce géniteur, à ce Diable du titre . Le Diable, oui, mais sur terre, dans le quotidien d'une famille.

         « J'ai ainsi marché sur un fil. J'ai progressé au-dessus du gouffre, funambule des origines. »

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