mercredi 20 janvier 2021

Chrystel Duchamp : " Le sang des Belasko "

 


Editions Archipel

240 pages


4 ème de couverture


Cinq frères et sœurs sont réunis dans la maison de famille, la Casa Belasko, une vaste bâtisse isolée au cœur d’un domaine viticole de Provence.

Leur père, un vigneron taiseux, vient de mourir. Il n’a laissé qu’une lettre à ses enfants, et ce qu’il leur révèle les sidère : leur mère ne se serait pas suicidée – comme l’avaient affirmé les médecins six mois plus tôt. Elle aurait été assassinée…

Au cours de la nuit, non-dits, jalousies et frustrations accumulés au fil des années vont se déverser. Mais le pire reste à venir. D’autant que la maison, coupée du monde extérieur, semble douée de sa propre volonté…



Mon avis



" Le sang des Belasko " est un roman bien différent de ce que l'auteure a pu écrire auparavant. " L'art du meurtre " m'avait déjà bien touchée et avec ce nouveau titre, Chrystel Duchamp a su se renouveler davantage. Quelle construction et mise en scène ! Je n'exagère pas quand je dis ça car c'est comme si les protagonistes jouaient devant moi. Effectivement ce roman se scinde en plusieurs actes. Les acteurs que sont les personnages sont empreints de haine, de rancœur, de jalousie et de désinvolture.
C'est un huis clos où les révélations de cette fratrie au départ sympathique va littéralement changer la donne. L'attirance que j'avais pour les personnages s'est métamorphosée en haine et mépris ! Cette histoire d'héritage n'a fait qu'accroitre le dégout des uns et des autres.
" Dans certaines situations où les banalités n'ont plus leur place, mieux vaut s'abstenir de tout commentaire."
Ce roman met en scène tout un pan d'histoire des Belasko. D'ailleurs la demeure est baptisée la " Casa Belasko " , une maison où les pins et le domaine des vignes font d'elle une magnifique et bien belle bâtisse.
" En mon sein, la tribu se forgeait de souvenirs et unissait son histoire à la mienne. Son amour pour moi était si fort qu'elle me baptisa d'un nom : " Casa Belasko ". En me donnant son patronyme, elle fit de moi un membre de la famille à part entière. Notre communion était totale. "
Ainsi, frères et sœurs se retrouvent pour ainsi y lire le testament de leur père décédé depuis peu.
Mais vont-ils pour autant faire acte de complaisance et de soutien entre eux ? 

Chrystel Duchamp revient en force avec ce roman ; son écriture s'est bonifiée, son style est encore plus percutant.
La mise en scène des protagonistes est surprenante. C'est un huis clos spectaculaire et bien construit.
" Le sang des Belasko " vaut vraiment le coup qu'on s'y attarde. Chrystel Duchamp est sans conteste une auteure à suivre de près. La Casa est une véritable représentation théâtrale ; l'auteure est une artiste dans toute sa splendeur ! 



Bande annonce




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