dimanche 29 mars 2026

Jean-Christophe Grangé : " Je suis né du diable "

 


Editions Albin Michel 

336 pages

4 ème de couverture



Un récit plus terrifant que ses thrillers, parce que tout est vrai. Le Nouvel Obs

JC Grangé parvient à donner à ses souvenirs de jeunesse la même intensité qu'un thriller. L'Express

Aussi puissant que bouleversant. Télé 7 jours

« Depuis que j'écris des romans, la question qu'on m'a le plus souvent posée est : mais d'où vous viennent des idées pareilles ? Je réponds parfois : l'inspiration...

En réalité, je n'en sais rien. Mais la question revient tellement souvent qu'elle m'a forcé à réfléchir. Et si quelque chose de singulier était survenu dans mon existence qui puisse expliquer une inspiration aussi violente ? Je me suis tourné vers l'enfance. Si la mienne a été parfaitement heureuse, elle n'a pas été normale. J'ai grandi, sans le savoir, mais en le pressentant, à l'ombre d'une menace, d'une histoire d'épouvante que personne n'a jamais voulu me raconter.

Alors, j'ai creusé. Et je n'ai pas été déçu. Figure maléfique, violence exacerbée, persécution mentale : tout Grangé est là. Aucun doute : avec de telles origines, je ne pouvais pas écrire autre chose...

Mais d'où vous viennent des idées pareilles ? Ce livre est la réponse. »

Mon avis


J'ai lu une grande partie de l’œuvre de Jean-Christophe Grangé et j'ai pratiquement tout aimé. C'est donc en fan de cet auteur que j'ai commencé ma lecture de « Je suis né du diable ». Je savais que cette fois, il ne nous offrait pas une fiction mais un récit sur sa vie.

Avec ce livre, j'ai compris certains sujets abordés par la romancier. Quand on connaît les thèmes de ses livres, on sait qu'il a une prédilection pour les personnages très sombres. Avec « Je suis né du diable », on réalise pourquoi. Il avoue lui-même son penchant pour les zones troubles et on le comprend en prenant connaissance de sa jeunesse.

Dans ce livre, l’auteur raconte une enfance plombée par un père d'une violence inouïe. Je ne vais pas dévoiler ce qui lui est arrivé car il faut aux lecteurs l'occasion de le découvrir par eux-mêmes.
" Mon père n'était ni un mauvais père ni un mari violent. Il était, purement et simplement, le diable. "
L'ensemble est sublimé par un style de grande qualité. Comme dans ses précédentes œuvres, l'écriture est implacable mais encore plus bouleversante grâce à l'aura intime distillée par l'auteur. Il donne non seulement la parole à l'enfant et à l’adolescent qu'il a été mais également aux personnes qui l'on soutenu et qui ont vécu à leur façon la cruauté de ce géniteur, à ce Diable du titre . Le Diable, oui, mais sur terre, dans le quotidien d'une famille.

         « J'ai ainsi marché sur un fil. J'ai progressé au-dessus du gouffre, funambule des origines. »

dimanche 1 mars 2026

Sonja Delzongle : " La Gardienne "

 


Editions Fleuvenoir

432 pages


4 ème de couverture


Dans ce qui devait être leur havre de paix, le danger guette...

Au cœur d'une sombre forêt du Morvan, tout près d'un lac aux eaux opaques, se dresse une maison en bois. C'est là que les Olsen s'installent, un jour de printemps. Le père, d'origine norvégienne, a imposé cet isolement à sa famille à la suite de la brutale agression subie à l'école par Rune, sa fille préférée qu'il a élevée comme un garçon.
Pour fuir ce monde hostile et violent, ils vivront désormais loin de tous, dans ces bois retirés. Leur Petite Norvège, comme il l'appelle, est une promesse d'autonomie et de sécurité. Mais certaines promesses sont des mensonges. Et, les filles Olsen vont bientôt le découvrir, la vie en vase clos peut aussi devenir le pire des pièges...


Mon avis



Avec " La Gardienne " , Sonja Delzongle m'a littéralement prise d'assaut ! A la suite d'une agression survenue au collège sur sa fille, Rune, son père décide de quitter Lille et de vivre en autarcie dans une cabane en bois surnommée " La Petite Norvège " en pleine forêt du Morvan.

Ses deux filles, Rune la plus jeune, et Gerda, l'ainée ne sont guère enchantées de vivre dans un tout autre environnement et totalement coupées du monde. Sa femme quant à elle suit l'instinct de son mari.
Mais devant ce changement si soudain, tout ne se passe pas comme prévu. Rune se sent bien malgré tout. Son père lui voue une véritable admiration la prenant pour un garçon tant désiré.

La nature est si belle autour de cette cabane mais devient oppressante et certains membres de la famille changent d'un point de vue psychologique.
" Ce qui devrait être leur paradis terrestre et leur refuge se transformait sournoisement en enfer. "  
La nature en elle-même est un personnage à part entière encerclant de plus belle la famille Olsen. Ainsi la tension devient palpable, le lecteur sent que quelque chose se trame. Cette famille pensait fuir la violence des autres mais l'isolement n'a fait que croître le contrôle paternel et l'emprise autoritaire du père.

Articles les plus consultés