dimanche 25 janvier 2026

David Coulon : " Le murmure des victimes "

 


Editions Fayard

320 pages


4 ème de couverture


Une maison isolée.
Emma, huit ans, a trouvé refuge dans une chaleureuse famille d’accueil, loin de ses parents toxiques. Mais, la nuit, elle entend un monstre rôder derrière les murs, un murmure étouffé que les adultes mettent sur le compte de son imagination.

Une nuit, un drame éclate non loin : un homme assassine sa compagne dans un accès de violence atroce. Poursuivi et acculé par les forces de l’ordre, il se réfugie dans la maison où vit la petite fille, à l’insu de ses occupants. Traqué, il s’y cache, devenant prisonnier invisible de la bâtisse.

Comment ne pas sombrer dans la folie alors qu’il croit peu à peu percevoir des râles et des griffures la nuit ? Emma a-t-elle raison ? Une bête est-elle tapie dans l’ombre ? Mais pourquoi seuls la petite fille et lui semblent-ils l’entendre ?
Les monstres existent-ils ?
Vivent-ils chez nous ?
Dans nos maisons ?


Mon avis


Raconter des histoires de monstres, ce n'est que pour les enfants. Ils imaginent tellement de scènes dans leur tête qu'ils se font peur à eux même. Dans " Le murmure des victimes " , David Coulon prouve le contraire en écrivant cette histoire comme un conte de fée.

Emma est une petite fille dont la vie a connu bien des mésaventures. Sans père et sans mère suite à des maltraitances, elle se retrouve dans une famille d'accueil dont les tutrices sont Naïma et Audrey. Elles vivent toutes les trois dans une maison isolée de tout et proche d'une forêt dans le Morvan. Éloignées de cette société dangereuse et violente.
" Il faut combattre ces choses pas bien. Les faire disparaître. Elles doivent disparaître, précise Audrey. Ce qui te fait peur doit disparaître, on ne peut pas vivre dans la peur, ce n'est pas une vie ça. " 
Le frère d'Audrey, Joachim, a un soir commis l'irréparable. Il a tué sa femme, Karine. Ce n'est qu'un accident, une prise de tête qui a mal tourné !

mercredi 14 janvier 2026

Amy Tintera : " Mens-moi à l'oreille "

 

Editions j'ai lu

446 pages


4 ème de couverture


Il y a cinq ans, Lucy a été retrouvée errant, hagarde, dans les rues de la petite ville de Plumpton, au Texas, les vêtements maculés de sang. Savannah, sa meilleure amie, venait d’être assassinée, faisant de Lucy la principale suspecte. Mais celle-ci n’a aucun souvenir de cette terrible nuit, et la police manque de preuves pour l’inculper.

Depuis le drame, Lucy est partie s’installer à Los Angeles pour fuir ce passé qui la hante et la ville où tout le monde la pense coupable.
Alors que l’anniversaire de sa grand-mère la rappelle à Plumpton, elle est approchée par Ben Owens, un présentateur de podcasts connu pour avoir élucidé certaines affaires enterrées par la police. À mesure que Ben s’immisce dans le passé de Lucy et de Savannah pour en tirer une série d’émissions, secrets et mensonges refont surface. Dans son sillage, Lucy va-t-elle découvrir, comme tout le monde le croit, qu’elle est une meurtrière ?


Mon avis


Avant de partager mon ressenti, je tiens à préciser que ce titre est paru en grand format avec le titre suivant " Ecoute mes mensonges".

Dans ce roman, nous suivons Lucy Chase accusée d'avoir assassiné son amie Savannah, Savvy pour les intimes à Plumpton, sa ville où elle a grandi. Après ce fameux fait divers, Lucy revient pour l'anniversaire de sa grand mère mais le passé est resté ancré dans la mémoire des habitants de cette ville. D'autant plus qu'un podcasteur nommé Ben Owens tente de résoudre cette affaire en interrogeant l'entourage de Lucy et met en ligne les épisodes sous forme de podcasts.
" Est-il vrai que personne ne croit Lucy Chase ? Cache-t-elle quelque chose ou les habitants de Plumpton accusent-ils une innocente de meurtre depuis cinq ans ? "
Tout le monde peut ainsi suivre ce true crime. Lucy est-elle vraiment la principale suspecte ? Comment va-t-elle réagir ? Pour cela elle devra faire équipe avec Ben car les mensonges sur les amis de Lucy sont nombreux.

dimanche 7 décembre 2025

Stéphanie Abadie : " L'enfant du karst "




Editions Gipaète
250 pages


4 ème de couverture

Elle n’avait pas l’air blessée, juste tellement maigre. Ses yeux, noirs comme du charbon, le transperçaient. Elle avait faim. Et il n’avait rien. Ce besoin primordial lui troua soudain le ventre. Il se leva et fouilla les détritus. En vain. Évidemment. Il défit sa combinaison pour palper ses poches. Sa main buta contre un bâtonnet de Dinah. Pouvait-il donner cela à l’enfant ? Avait-elle faim au point de manger de la nourriture pour chien ?”
Qui est cette enfant mutique trouvée dans un repli du karst ? Une sorgina, une sorcière soufflent certains. Alors qu’elle est confiée à Luce et Mayana, le mystère s’épaissit dans la forêt des Arbailles et menace les deux femmes.
Un suspense psychologique qui interroge les liens maternels.

Mon avis



Dans « L'enfant de karst », c'est le milieu naturel qui est le véritable personnage central. D’ailleurs, la couverture montre bien la petitesse de l'être humain par rapport à la roche. Je ne résumerai pas cette histoire car je préfère que vous lisez ce roman empreint de poésie et de sensibilité. " L'enfant du karst " est un roman d'atmosphère où la nature prédomine.
" La prairie humide regorgeait de cardamines. Ces fleurs rose pâle bordaient le ruisseau alors que sur la partie près du bois, le blanc des anémones tranchait avec le vert presque fluorescent des touffes de fétuque. " 
Stéphanie Abadie livre un roman abrupte mais non dénué d'humanité. Seulement, j'ai eu l'impression que les protagonistes ont été modelés par la nature, par l'environnement sauvage et étrange de la forêt des Arbailles, une partie du pays basque.

Au cœur de ce paysage, des thématiques fortes sont abordées. Ainsi la maternité revient au fil des pages. Comment la relation mère-enfant peut-elle interférer dans le quotidien d'un couple ? Comment est encore perçue l'image de l'enfant illégitime, du couple recomposé ?
Les autres sujets abordés sont par exemple la solitude et la vie dans la ruralité. L'auteure maintient une forme de suspense en jouant avec les sentiments.

samedi 15 novembre 2025

Emilie Gardner " Des fourmis dans ma tête "

 


370 pages



4 ème de couverture


Et si 3 jours étaient passés en une fraction de seconde ? »
C’est par cette amnésie brutale qu’Émilie découvre sa réalité : elle vit avec un trouble dissociatif de l’identité (TDI), autrefois appelé “personnalités multiples”.
Un trouble controversé en psychiatrie, encore largement méconnu, où s’entremêlent pertes de mémoire, traumatismes et voix intérieures.

Thérapeute de profession, elle voit son quotidien basculer. Comment continuer à vivre, à travailler, à aimer, quand des parts de soi prennent tour à tour le contrôle ? Comment donner du sens à une vie morcelée par la dissociation et l’oubli ?

À travers ce récit rare et bouleversant, l’auteure nous plonge dans une quête de compréhension et d’acceptation, entre instabilité, pardon et résilience.
Plus qu’un témoignage, c’est une plongée authentique dans l’un des troubles les plus mystérieux et les plus stigmatisés de la santé mentale.



Mon avis



" Des fourmis dans ma tête " est le premier roman d' Emilie Gardner traitant du Trouble Dissociatif de l'Identité TDI. C'est son récit de vie que vous allez découvrir en compagnie de ses " alters ". Ses fourmis ont des prénoms qui paraissent différents les uns des autres. Nath, Nicolas, Lucie, Blanche vont parfois prendre le contrôle du corps d'Emilie. La vie d'Emilie est ainsi perturbée. Comment vivre avec ses "alters " ?

C'est un récit poignant et très intime que nous propose l'autrice. Elle développe ainsi ses traumatismes au travers de ses alters. Mais elle se confie aussi à son thérapeute. Il est difficile de ne pas être autant touchée par cette histoire. Le lecteur rentre totalement dans le cortex d'Emilie. Mais attention à certaines identités, elles prennent parfois trop le dessus !

Je ne connaissais pas trop le thème décrit par Emilie Gardner. J'en ai appris davantage sur le TDI. A la lecture de ce récit, j'en suis sortie toute émue !
Emilie Gardner retrace la réalité de sa vie quotidienne en se heurtant parfois à un alter pas toujours commode.

jeudi 13 novembre 2025

Adam Nevill : " Tous les démons de l'enfer "

 



Editions Elder Craft

304 pages


4 ème de couveture


En une nuit, l’humanité a été décimée, engloutie par le ciel au son d’un glas fatal.
Sous un jour nouveau aux teintes pourpres, les rares survivants sont dispersés et traqués par des créatures invisibles.

Les derniers hommes sont des proies.

Dans ce monde déserté, Karl, un homme ordinaire qui n’a plus rien à perdre, croise deux orphelins. Poursuivis sans relâche par les prédateurs à mesure que le ciel rouge avance inexorablement, et confrontés à d'autres rescapés sans foi ni loi, Karl et ses protégés doivent survivre coûte que coûte, en quête d’une raison d’espérer.
Adam L. G. Nevill, l’auteur à succès de Appartement 16, Le Rituel et Personne ne sort d’ici vivant, adaptés par Netflix, a remporté quatre fois le prix August Derleth du meilleur roman de terreur.
La rencontre de The Last of Us et The Mist, peuplée de créatures d’inspirations lovecraftiennes.

Mon avis


« Tous les démons de l'enfer » est l’archétype du roman post-apocalyptique. Cependant Adam Nevill a su utiliser les ficelles de ce genre littéraire de façon intelligente. Chaque élément est décortiqué afin de plonger le lecteur dans l'enfer d'un monde déserté d'êtres humains. Les derniers d'entre eux ne sont pas sauver pour autant.

En se réveillant d'un état grippal, Karl croit encore qu'il est malade alors qu'il ne croise plus personne. À partir de là, il va rencontrer deux enfants.
Mais comment ce trio va-t-il faire pour survivre dans un univers sans aucun repère mais semé d’embûches ?
Angoisse, stupeur et même curiosité transpirent de « tous les démons de l'enfer ». J'ai trouvé intéressant la personnalité de Karl qui n'a rien d'un Daryl Dixon ou d'un aventurier aguerri. Il se débrouille comme il peut et c'est en ça qu'il est touchant.

Finalement, savons-nous comment nous pourrions réagir en cas de fin du monde ?
L'Humain n'est-il pas la solution ? Quoique... 
L'ensemble pourrait être glacial mais Adam Nevill sait émouvoir tout en écrivant de belles pages empreintes d'horreur.

lundi 10 novembre 2025

Gavin's Clemente-Ruiz : " Le club des feignasses "

 




    

Editions Livre de poche

320 pages


4 ème de couveture

Que faire...


· si vous avez un jour appris une terrible nouvelle et décidez d’aller manger une côte de bœuf pour fêter ça,
· si vous avez envie d’être aux côtés de personnes que vous aimez quand vous en avez besoin,
· si vous avez toujours rêvé de retrouver l’amoureux de votre jeunesse,
· si vous voulez chanter (faux) sans qu’on vous regarde de travers,
· si vous avez un jour fait partie d’un club de plage et que l’envie vous revient 50 ans plus tard ?


Rejoignez le Club des feignasses !


Rien ne prédisposait Béa, Alice, Sam, Greg et Élisabeth à se rencontrer. Pourtant, ces amoureux et cabossés de la vie, membres d’un club aussi curieux que chaleureux, apprennent vite à se connaître avec leurs failles, leurs richesses et leurs secrets.


Un roman émouvant, une ode à l’optimisme et à la solidarité. Femme actuelle.
Des personnages et des instants de vie croqués en quelques traits d’une plume légère et finement ciselée. L’Écho républicain.



Mon avis


Voilà bien un titre amusant et une couverture sympa ! " Le club des feignasses " est un titre qui suggère de vivre intensément les jours et de procrastiner à volonté.

" La vie est courte. Je ne sais pas où je vais, mais j'y vais. J'avance peut-être pas vite, mais je ne recule jamais. "

Difficile de ne pas spoiler le roman mais l'auteur traite d'un sujet grave enrobé d'humour, de bienveillance et de solidarité. J'ai été touchée par les personnages, Béatrice, Sam, Greg, Elizabeth et Alice. Ces cinq personnes se rencontrent pour traiter d'un même sujet.

samedi 1 novembre 2025

Eric Dupuis : " La loi des oubliés "


Aubane Editions 
528 pages


4 ème de couverture

En 1986, après 18 ans de carrière à Paris, l’inspecteur de police Pierre Sénéchal revient dans le Pas-de -Calais, sa région natale. Sa première mission consiste à escorter Carrel, l’écorcheur du bassin minier, un criminel condamné en 1970 qui vient d’obtenir une libération conditionnelle. Cette décision judiciaire suscite l’émoi des familles car, parmi les victimes, deux jeunes filles du coron sont toujours considérées disparues. Connaissant l’une d’elles, sœur de son premier amour, Pierre décide de réétudier le dossier dans l’espoir de faire rouvrir l’enquête. Dès lors, l’inspecteur est propulsé dans un engrenage où crimes, vengeance, trahison et misère sociale vont peupler son quotidien. Confronté à l’omerta et aux exactions d’une bande de jeunes loubards qui ralentissent ses investigations, Sénéchal réalise que ces oubliés du coron ne répondent qu’à une seule loi, la leur…



Mon avis



On retrouve dans « La loi des oubliés », l’intérêt d’Éric Dupuis pour ses racines ; le Nord-Pas-de-Calais. Ses personnages évoluent autour de la ville d'Hénin-Beaumont et poursuivent leur enquête dans les corons du bassin minier. Le personnage principal, Sénéchal revient dans sa région alors qu'il a travaillé longtemps sur Paris.
« L'agréable impression de redécouvrir ces vastes étendues et ce bol d'air pur oublié depuis presque vingt ans. Le plat pays de son enfance. Sa patrie. »
L'auteur sait donc de quoi il parle. De plus, en sa qualité d'ancien flic, il connaît les procédures et les cadres du milieu policier. On est donc sûr qu’Éric Dupuis ne dit pas n'importe quoi ! On sent bien l'homme de terrain qui utilise le vocabulaire adéquat. Également, il fait référence aux progrès scientifiques concernant la criminalité. Parfois, j'avoue que c'est un peu trop détaillé pour moi mais je pense que cela plaira à d'autres lecteurs.

Les personnages de Pierre Sénéchal et de Berthelot sont deux enquêteurs au commissariat central d'Hénin-Beaumont. Le premier est le chef de groupe. Il est droit, il suit une méthode bien huilée tout en étant strict et exigeant par rapport à ses collègues.
 « Il était rentré dans la police nationale pour veiller à la tranquillité des personnes et des biens, faire régner la loi et stopper les criminels, alors il traçait sa route droit devant lui sans se poser de question. »
Ce caractère heurte parfois son second Berthelot qui tente de moduler les exigences de son supérieur. Ils doivent escorter Carrel qui a obtenu une libération conditionnelle. Ce criminel avait été condamné en 1970 pour viol, soupçonné d'assassinat et d'être à l'origine de la disparitions de deux jeunes filles. En montrant les pensées de Carrel, Éric Dupuis nous explique ce qu'est un psychopathe. Il démontre les mécanismes d'un « esprit criminel ».
 « D'ailleurs il avait conservé un bijou de chacune de ses victimes. Le fait de les ressortir, de les toucher, lui procurait une sensation inextricable, une jouissance extrême... »
On assiste à des échanges entre ces deux flics qui ne manquent pas de saveur. D'ailleurs même si quelques descriptions me semblent un peu trop longues, il faut dire que les dialogues donnent un coups de fouet au récit. Le tout est un polar agréable à lire car très visuel et réaliste. J'ai eu plaisir à retrouver Kaczmarek, héros d'un précédent roman que j'avais lu du même auteur. Le tout comme un préquel !

vendredi 24 octobre 2025

Emma Pattee : " La déroute "



Editions Buchet Chastel


4 ème de couverture


Qu’est-ce qui subsiste quand tout s’effondre ?

24 heures dans la vie d’une femme,

Une seconde après la catastrophe.


Enceinte de neuf mois, Annie fait face au tremblement de terre que les habitants de la région des Cascades redoutent depuis longtemps. Elle-même a suivi des cours de préparation à la catastrophe, mais au moment où la terre cesse de trembler, elle comprend qu’il ne lui reste plus qu’à marcher. En route vers son mari au cœur d’une ville dévastée, Annie verra de près les limites de notre humanité et aussi les endroits où celle-ci persiste, envers et contre tout. D’une voix tour à tour tendre, drôle et poignante, elle nous montre qu’il y a des événements auxquels il est difficile de se préparer, comme l’apocalypse ou l’apparition de la vie.

Avec ce court roman qu’on lit en apnée, Emma Pattee interroge nos dénis et nos mécanismes de survie et signe un roman du chaos où vibre l’espérance.


Mon avis


Dans « La déroute » , le lecteur suit l'aventure et les mésaventures d'Annie enceinte de neuf mois. Elle se retrouve dans le magasin Ikea pour acheter un berceau qu'elle ne le trouve pas au rayon et la terre se met soudain à trembler. C'est la faute à pas de chance, comment va-t-elle joindre maintenant son mari ? Annie quitte immédiatement le magasin et traverse cette ville détruite par ce séisme pour tenter de retrouver son époux, Dom.

Avec un tel sujet, il y a de quoi « trembler » de stupeur ! En effet, l'autrice sait faire preuve d'humour au fil des pages. Ce style qui peut paraître enjoué, permet de traverser une histoire qui a de quoi angoisser les personnages et les lecteurs. La narration ciselée d 'Emma Pattee fait basculer Annie dans un monde apocalyptique. Son écriture m'a permise de me mettre à la place de cette femme très sympathique. J'ai ressenti son angoisse face aux éléments qui se déchaînent. Très effrayant!

À l'image du titre, j'ai été déroutée par la façon dont le récit enchaîne les rencontres d' Annie. Elle en a du courage, cette femme enceinte, qui déambule dans un monde complètement ravagé. Les rues sont des zones dangereuses mais heureusement, de bonnes surprises peuvent arriver. Et puis, le caractère de notre héroïne lui permet bizarrement de faire face. Quoique ! Emma Pattee ne facilite pas la tâche aux lecteurs. En effet, la fin est très particulière. Peut-être pour secouer les esprits ?

mercredi 22 octobre 2025

Amélie Antoine : " De boue et de cendres "

 

Editions Le Muscadier

160 pages


4 ème de couverture


Colombie, 1985. Le Nevado del Ruiz, qui bouillonne depuis des mois, entre en éruption, engloutissant la ville d’Armero sous des torrents de boue. La menace était connue et, pourtant, rien n’a été fait pour évacuer les habitants. En moins d’une demi-heure, tout est détruit. Au petit matin, il ne reste plus qu’une immense étendue grisâtre.

Immergée dans cette boue, prisonnière des décombres de sa maison, une adolescente de 13 ans reprend doucement conscience. Elle s’appelle Omayra Sánchez. Ceci est son histoire.


Mon avis


Me voilà encore plongée dans un des romans d'Amélie Antoine qu'est " De boue et de cendres ". Celui-ci est destiné aux adolescents mais comme je lis presque tous les titres de l'autrice, je ne peux pas faire l'impasse sur son dernier titre paru depuis peu.

Le récit me parle car il est tiré d'un fait réel. L'histoire de la petite fille prénommée Omayra Sánchez. Une adolescente de 13 ans est ensevelie par la boue et prise au piège par les débris de sa maison lors de l'éruption du volcan Nevado del Ruiz en Colombie.

Je ne peux pas être insensible face à cette histoire et Amélie Antoine arrive à nous émouvoir avec le portrait de cette jeune colombienne.
Au fil des pages, l'autrice décrit les conséquences de cette catastrophe naturelle. Comment ne pas être bouleversée par cet incident !

mardi 21 octobre 2025

Audrey Brière : " Les malvenus "

 


Editions points

336 pages


4 ème de couverture



1917. La Première Guerre mondiale fait rage. Thomas Sorel, bras armé du très redouté maire de la commune, est retrouvé mort, égorgé dans une cave à Haut-de-Cœur, en Bourgogne. L’inspecteur Matthias Lavau, de retour au village et doté d’une mémoire prodigieuse, est chargé de l’enquête, avec son assistante Esther. En cet hiver interminable qui s’est abattu sur la région, ils devront démêler les racines du mal entrelacées depuis des décennies dans les passions, les vices et les secrets des habitants.

Audrey Brière a 37 ans et vit en région parisienne. Les Malvenus est son premier roman.


Mon avis


C'est lors du premier salon du Polar Académie de l'école nationale de police de Roubaix que j'ai rencontré cette autrice. Je ne connais absolument pas ses écrits, j'ai donc décidé de la découvrir avec " Les malvenus " .


L'histoire se situe en 1917 dans une Bourgogne où l'ambiance est froide et mystérieuse. Un corps, celui de Thomas Sorel a été retrouvé dans une cave. L'inspecteur, Matthias Lavau et Esther Louve mènent ainsi l'enquête.
Que savons nous de cet homme ? Il est détesté par la plupart des villageois et était un ancien membre du couvent des Ursulines. Un endroit où l'on retrouvait des orphelins misérables. De quoi réveiller les souvenirs et le passé de Matthias qui était auparavant orphelin, élevé par les religieuses de ce même couvent.
Quel est donc le coupable de ce meurtre atroce ?

" Les malvenus " est un polar historique que j'ai suivi avec intérêt. Les personnages principaux parfois complexes sont passionnants à suivre notamment l'inspecteur Matthias révélant une part sombre. Cabossé par la vie, j'ai surtout été intriguée par son passé et par son rôle dans cette histoire.

Un côté étrange se ressent voire malsain se fait sentir lorsque l'autrice, Audrey Brière décrit le couvent des Ursulines. A cela s'ajoute l'hiver avec cette sensation de froid glacial qui s'installe dans les village de Haut-de- cœur. Il ne fait pas bon vivre dans ce village clos !

dimanche 12 octobre 2025

Amélie Antoine : " De là-haut "





Editions Muscadier
400 pages


4 ème de couverture

Si ma mère avait pu être quelqu’un d’autre, elle aurait choisi d’être Thomas Pesquet. Il n’y a que l’espace qui compte pour elle. Les fusées, les étoiles, la vie en apesanteur.Moi, dans tout ça, je n’ai jamais vraiment eu ma place.Au fond, je crois que j’ai toujours su qu’un jour, elle s’éclipserait sans crier gare. Je pensais seulement qu’avant, on aurait le temps d’apprendre à se connaître.


Mon avis


La quatrième de couverture de « De là-haut » de Amélie Antoine, évoque une passion pour l'espace et pour Thomas Pesquet. Pas vraiment fait pour m'emballer au départ. Mais comme j'apprécie beaucoup l'auteure, j'ai tenté le voyage et j'ai immédiatement décollé, enthousiasmée par l'écriture de Amélie Antoine. Ainsi, elle a emporté rapidement l'imagination de la lectrice que je suis.

D'abord, les personnages ! Adélie est une mère singulière pour ne pas dire lunatique qui véhicule énormément d'émotions. Pourtant cette femme ne paie pas de mine. Elle vit seule à Lyon et voue une véritable passion pour l'astronaute Thomas Pesquet. Puis, on rencontre Julia, sa fille qui est très différente. Elle est mariée et a deux enfants, des jumelles. Ces deux personnes se voient très peu car elles habitent assez loin et ne se comprennent pas.
 
On se demande comment la relation mère-fille va évoluer au cours du récit. Rien n'est jamais simple chez l'auteure. Je me suis parfois reconnue dans certains passages. Ce roman résonne en moi, tout particulièrement. On ne peut pas résumer « De là-haut ».
L'ambiance y est impalpable, les émotions y prennent beaucoup de places. Bien sûr il y a une merveilleuse histoire pourtant c'est surtout ces sentiments forts s'entrechoquant qui m'ont le plus intéressée. Des regrets, des non-dits, l'absence d'amour sont des thèmes qui ressortent au fil des pages.

mercredi 20 août 2025

Violaine Bérot : " Du côté des vivants "

 


Editions Bucher Chastel


4 ème de couverture


Dans la chambre 308 d'un petit hôpital de province, il y a deux patients :
Greg, qui a failli mourir. Les médecins du grand centre sont paraît-il les meilleurs. Sauf qu'il s'est vu mourir. Alors remettre ça, il n'en est pas question. Greg ne reprendra pas la chimio. Les heures qui vont suivre lui montreront que tout n'est pas si simple.
Et Alphonse, un vieil homme au cœur usé, qui se dit qu'il est bien temps pour lui de mourir.

Mon avis



Voilà bien un titre qui m'a personnellement touchée, bouleversée. Mon père a lutté contre un cancer et est parti récemment. Je ne pensais pas lire ce genre d'histoire car j'avais peur de souffrir encore plus de la perte de mon papa. Mais j'ai réussi à le lire jusqu'au bout et tout n'est pas si triste dans ce roman.
" Il avait quitté le centre des cancéreux totalement détruit. On n'aurait jamais dû le laisser atteindre pareil état de délabrement, on aurait dû modifier son traitement ou l'interrompre en cours de semaine, et le garder sous surveillance jusqu'à l'avoir remis sur pied. " 
Dans ce récit, le lecteur suit Monsieur Fontaine touché par cette maladie qu'est le cancer. Il a décidé d'arrêter tout traitement de chimiothérapie. Il lui reste quelques mois à vivre. Alors pourquoi ne pas en profiter un maximum ! Dans la chambre 308, il n'est pas tout seul, un certain Alphonse assez âgé lui tiendra compagnie quelque temps.

" Bien que six mois, il en est conscient, risquent d'être un délai trop optimiste. Mais il lui faut une date limite, une ligne d'horizon. Six mois, c'est bien, ça sonne rond. Et si ça doit se réduire à trois, ce sera trois. Ce qui vient, il le veut joyeux. Il va mourir, inutile de s'appesantir là-dessus, mais il refuse que ce soit triste. "

lundi 18 août 2025

Catherine Ryan Howard : " Le courant d'air "

 

L'Archipel Editions

340 pages


4 ème de couverture


Longtemps, Eve Black a été « La fille qui… ». La fille de 12 ans qui a réchappé au massacre des siens quand, dans la nuit du 4 octobre 2001, un serial killer s’est introduit dans le pavillon familial, tuant son père, sa mère et sa sœur cadette âgée de 7 ans. Les dernières victimes d’un tueur insaisissable surnommé Le Courant d’air.
Aujourd’hui, près de vingt ans après les faits, Eve Black est la femme qui vient de publier un true crime. Dans ce récit intitulé Le Courant d’air, elle relate la dizaine de crimes commis dans la région de Cork par ce tueur qui n’a jamais été inquiété.
Jim Doyle est agent de sécurité dans un supermarché lorsqu'au cours d’une ronde son regard est attiré par un livre. D'abord intrigué, Jim voit sa colère grandir à mesure qu'il commence sa lecture du Courant d’air. Puis la peur s’empare de lui. Eve serait-elle sur le point de le démasquer ?


Mon avis



On a annoncé que Catherine Ryan Howard réinventait le genre ( sans doute du thriller) avec son roman « Le courant d'air ». Ma curiosité m'obligea à vérifier. Et comme je suis à l’affût de tout nouveau livre dans ce domaine, je me suis laissée tenter. Mais avais-je raison d'être aussi curieuse ? Mon vilain défaut allait-il me conduire à une vaste déception ?

Pour le style, je dois dire que la traduction passe très bien . L'ensemble coule de source. Ce n'est pas une écriture d'une grande originalité mais tout est clair donc facile à suivre. La singularité viendrait plutôt de la façon de déployer le récit.
Et là, je fut scotchée ! L'auteure a su mêler la vision du tueur, celle d'une victime qui est l'autrice du livre dans le livre. Travail pas vraiment évident, cependant Catherine Ryan Howard a réussi l'exercice haut la main. On ne se perd pas dans les diverses visions des personnages alors que l'histoire est riche en rebondissement. Je dois quand même préciser que le grand nombre de protagonistes (témoins, familles de victimes) demande une certaine concentration pour ne pas perdre les liens. Mais l'auteure use de stratagèmes assez convaincants pour remémorer aux lecteurs les personnages et leur rôle.
« Ma famille a été la dernière à laquelle s'est attaqué cet homme, mais ce n'était pas la première cible en l'espace de deux ans. La presse l'avait surnommé le courant d'air au prétexte que les gardai ne savaient rien de lui. »

vendredi 15 août 2025

Freida McFadden : " La prof "

 


Edition City 

400 pages


4 ème de couverture


Chaque matin, Eve se lève et embrasse tendrement son mari, Nate. Ils partent au travail ensemble, au lycée où elle enseigne les mathématiques et où Nate est professeur d’anglais. Une vie parfaite, réglée comme du papier à musique. Tranquille. Pourtant, l’année dernière, l’école a été secouée par un scandale. Un professeur a été licencié parce qu’il aurait eu une liaison avec Addie, une élève. Et cette année, cette élève se retrouve dans la classe d’Eve et dans celle de son charmant mari. Comme tout le monde, Eve sait que l’on ne peut pas faire confiance à la jeune fille, une menteuse invétérée qui fait du mal autour d’elle. Et quand la prof commence à comprendre qui est véritablement Addie et ce qu’elle cherche à cacher, il est déjà trop tard…


Mon avis


Je suis tombée dans le panneau, je n'aurais pas pensé lire un jour un livre de Freida McFadden. Après tous les avis autour de la trilogie " Femme de ménage " je me suis plutôt laissée tenter par un autre titre qu'est " La prof ".
C'est un thriller psychologique où l'on suit Eve et Nate. Un couple que l'on pourrait croire presque parfait. Bien sous tout rapport, ils sont tous les deux professeurs et donnent des cours dans la même lycée à Caseham High.

L'année dernière, monsieur Tuttle, professeur de mathématiques, s'est rapproché un peu plus près de l'élève Addie Severson.
Sa carrière est en jeu, il a donc démissionné. Mais Nate et Eve ont tous les deux cette élève dans leur classe. Elle est soit disant perturbée.
Eve se tient sous ses gardes alors que Nate fait totalement confiance en cette jeune fille.
Je n'avais jamais rencontré quelqu'un de vraiment spécial avant. Et voilà qu'à trente-huit ans, je découvre mon âme sœur pour la première fois, et elle n'a que seize ans. "
Tout le lycée la déteste depuis cette histoire avec monsieur Tuttle.

Le pitch est intéressant à suivre, le doute s'installe. J'ai senti que quelque chose allait encore se passer. Chaque chapitre aborde quelques secrets sur les protagonistes. Ces derniers cachent parfois bien leur jeu.

Avec le style tout à fois simple mais habile, la lecture est vite prenante. L'intrigue est bien dosée car l'auteure parvient à maintenir la pression en passant d'un point de vue à un autre. L'histoire se lit facilement et j'ai été vite embarquée par le récit. 
Les personnages ont chacun leur caractère, leur rôle et ne relèvent que par petites touches leur faille.

Un bémol pour la fin,certes étonnante, mais l'auteure en a rajouté un peu trop. Freida McFadden sait faire ressortir les revers de la société américaine. Elle met le doigts sur des sujets très actuels comme le harcèlement ou les difficultés des adolescents. Vais-je suivre d'autres lecteurs pour lire cette fameuse trilogie sur la " femme de ménage " ?



mercredi 13 août 2025

Cédric Sapin-Defour : " Où les étoiles tombent "

 


Editions Stock

400 pages


4 ème de couverture


Le vendredi 12 août 2022, au bout d’une vallée étincelante dans la province de Bolzano, un couple affranchi de toute contrainte s’envole l’un à la suite de l’autre, en parapente. Cédric et Mathilde, deux passionnés de montagne, ont mille fois fait le geste de se jeter dans l’air pur.
Cédric se tourne, il ne voit plus Mathilde. Dans le halètement des minutes incertaines le menant jusqu’au lieu de la chute, seules des questions. A-t-elle survécu ? Que faire ?

Découpé en scènes à suspense, ce récit qui vous saisit à la gorge est roman-vrai d’un couple à l’unisson de son désir de liberté et mémoire d’une reconstruction qui prendra plusieurs années. Mathilde doit tout réapprendre. C’est une page blanche que l’amour imbibe, sur laquelle s’écrit une existence à réinventer et qui nous interroge. Tandis que l’autre renaît, qu’est-ce qui meurt en soi ? Comment ensemble se reconstruire ?
Ode à la beauté de l’instant, ce livre puissant est avant tout un hymne à la vie.


Mon avis



La vie nomade en couple est le plus beau des partages. C'est une belle leçon de vie créant ainsi une liberté totale avec la nature et une aventure grandiose.
Cédric et Mathilde sont deux passionnés de sport franchissant les obstacles les plus fous. Se jeter en parapente à Bolzano est la chose la plus formidable qu'ils aient pu faire !
Mais tout ne se passe pas comme prévu ! Un des deux chute et se retrouve à l’hôpital. Le corps de Mathilde est brisé en mille morceaux.
Parviendra-t-elle à survivre ?

" Où les étoiles tombent " est un roman reflétant les blessures et les maux d'une âme blessée. La vie de Mathilde ne tient qu'à un fil grâce aux soins prodigués par les médecins et à la présence de Cédric. Il faudra beaucoup de temps pour reconstruire son corps. Réapprendre à faire les bons gestes, s'armer de courage et de patience.
A tous les amoureux du monde : soignez vos au revoir. [...] Qui hormis demain sait qu'il n'y aura pas d'autres fois ? " 

lundi 11 août 2025

Laure Manel : " Cinq cœurs en sursis "

 


Editions Michel Lafon

480 pages


4 ème de couverture


Une famille unie peut-elle surmonter l'impardonnable ?


Catherine est l’épouse comblée de Marc.
La mère épanouie d’Anaïs et Florian.
La fille aimante de Josette.
La sœur complice de Nathalie.
Catherine est une femme bien, comme il faut.
C’est du moins ce que tous pensaient, jusqu’à ce que la police vienne l’arrêter.
Commencent alors pour ses proches l’attente et les doutes…


Mon avis


Cela faisait un moment que j'avais fait mon ressenti sur ce titre mais d'autres choses me préoccupaient auparavant. C'est le bon moment de vous en parler et j'espère que cet avis vous donnera envie de découvrir ce roman.

Comment ne pas être touché par " Cinq cœurs en sursis " ? Mon choix s'est porté sur ce titre car une personne de la médiathèque m'en a parlé positivement et a tellement aimé qu'elle l'a lu en une journée.
Il fait plus de 400 pages, j’espérais que la lecture serait top.
J'ai donc démarré ce livre tard le soir et j'ai fait la connaissance de la famille Dupuis. Croyez-moi, ce n'est pas de gaieté de cœur ! Catherine Dupuis, mère de deux enfants, Anaïs et Florian, est placée en garde à vue. Béatrice Lancier qui était dans le même cours de yoga que Catherine, a été retrouvé dans les marais de Tasdon. Lacérée de plusieurs coups de couteau, tout porte à croire que Catherine est accusée de ce meurtre. La famille de la suspecte ne croit pas du tout à cette conclusion.

Je n'en dévoilerai pas plus sur cette histoire. Laure Manel est une autrice que je viens de découvrir avec ce titre. C'est un roman avec une enquête policière puisque l'autrice aborde le thème de la criminalité et l'histoire se focalise sur le sort de Catherine Dupuis mais également sur son entourage. Toute la famille est touchée, son mari, Marc, sa sœur, Nathalie, ses deux enfants et la maman de Catherine, Josette.

Elle n'a pas seulement tué Béatrice L.... elle a tué quelque chose en nous tous. Une part d'insouciance, le bonheur évident dans lequel on vivait, nos certitudes, notre fierté, notre potentiel de joie... notre famille, peut-être. Qu'en restera-t-il ?  "

mardi 29 juillet 2025

Blandine Bulté : " Sombres portraits "


Aubane Editions

264 pages


4 ème de couverture


Son corps a été déchiqueté par un train. Sur les rails et tout autour ont été projetés les membres, les organes, le sang. La jeune Maria semble s’être suicidée. Mais l’officier Jo-Ann Banceline refuse les conclusions hâtives. Hantée par la violence de cette mort et par la sombre ritournelle de ses cauchemars, elle avance à petits pas dans cette enquête. Petits aussi sont ses pas dans la recherche d’une mère de famille qui a disparu sans laisser de trace. Poussée dans ses retranchements les plus intimes, Jo-Ann doit affronter la mort, et sa singulière beauté.

Mon avis


Je suis contente de retrouver l’officier Jo-Ann Banceline. Cette fois-ci, l’histoire se situe à Berck-sur-Mer dans le Pas-de-Calais. Marquée par son passé, Jo-Ann enquête sur une nouvelle affaire délicate.

" J'ai souvent eu des difficultés à me satisfaire de mes accomplissements par le passé, mais cette fois, j'essaie d'en être fière. Je tente aussi de dominer la peur qui m'assaille un peu plus à chaque kilomètre que je parcours. " 

Un corps a été retrouvé sur les rails à Verton. Est-ce un suicide ou un meurtre ? 

Parallèlement à cette affaire, une mère, Carla Trojman, est portée disparue. Après " De verre et de sang", Blandine Bulté remet en scène son personnage principal qui devra se montrer plus courageuse pour affronter ses craintes et surmonter surtout ses cauchemars qui la hantent sans cesse. 

mercredi 16 juillet 2025

Line Dubief : " Disparitions en Franche-Comté-Fallait pas commencer "

 

Geste Editions

256 pages


4 ème de couverture


Une bourgade en Franche-Comté. Quatre enfants se retrouvent régulièrement dans une cabane qu’ils aménagent peu à peu. Cet espace est leur refuge, un univers qui les éloigne de leur environnement familial pervers et douloureux.
Un après-midi, le beau-père de l’un d’eux y fait irruption. Victime d’une chute accidentelle, il meurt sous les yeux sidérés des enfants.
Quelques mois plus tard, le commissariat de Besançon reçoit les signalements de disparition de deux hommes du village que rien ne semble lier.
Cette étrange coïncidence entraîne le commissaire Eustache sur un terrain de jeux perturbant où innocence se conjugue avec victime et coupable.



Mon avis



L’ambiance est lourde en Franche-Comté. C'est le moins qu'on puisse dire. Et pourtant, la petite localité semble avoir tout pour être accueillante.

Antoine, Candice, Rodolphe et Noé se retrouvent dans la cabane qui s'enfonce, un lieu où ses quatre jeunes se libèrent de leurs problèmes familiaux.

Parallèlement à cette histoire, deux disparations dans le même village de Tavezy ont eu lieu. Aucune corrélation entre ses personnes existe. Le commissaire Eustache va tenter de résoudre cette enquête assez difficile.
" Ces deux disparitions presque simultanées dans un village comme Tavezy ne peuvent pas être le fruit du hasard. Pourtant rien ne semble lier les deux hommes. Si ce n'est leur âge et le village où ils résident. "

vendredi 4 avril 2025

Julien Léonard : " Chroniques insensées d'un chasseur de monstres "




Editions Faute de Frappe
276 pages

4 ème de couverture



“Je m'appelle Caleb Otson. Je n'ai pas de compte Instagram ni de profil Facebook, et j'ai autre chose à foutre que des pas de danse sur Tiktok. En revanche, si vous avez une Goule dans votre cave ou un voisin qui essaye de vous bouffer dès l'apparition de la pleine lune, alors je serai là. Je ne suis pas le meilleur des hommes, mais j'ai un sacré flair. Et si vous avez de quoi payer, je pourrai vous débarrasser de cette racaille démoniaque.”

Mélange d’action, de Fantasy-Horreur et d’humour (très) noir, Chroniques Insensées d’un Chasseur de Monstres est une aventure épique pleine de rebondissements, de héros plus ou moins sans peur, de créatures redoutables - et aussi des chats roux ! - et de décors dantesques. Avec un souffle qui vous emporte.


Mon avis



Une sacrée dose d'humour, de sarcasme et une pointe bien pimentée de désinvolture !
Voilà le breuvage que nous propose de lire Julien Léonard avec son roman « Chroniques insensées d'un chasseur de monstres ».
D'ailleurs rien que le titre annonce bien la couleur : ça va dégommer de toute part. En plus de ça, une belle et solide intrigue permet de rendre ce héros très attachant.

Caleb Otson est un homme plein de failles, il est très imprévisible. Il a des défauts mais on comprend vite qu'il cherche sa fille, Chloé, disparue.
Ainsi sa volonté viscérale de la retrouver engendre un enchaînement d'actions dans lequel de drôles de créatures apparaissent. Celles-ci rappellent les monstres croisés dans certains films des années 80.
" Pour ma défense, sachez que ces créatures sont certainement les plus terrifiantes et les plus cruelles de la création. De bonne taille et tout en muscles, leur fourrure épaisse est constituée d'un poil aussi noir que le charbon froid (s'éclaircissant parfois avec l'âge), et leurs griffes sont aussi longues que tranchantes. " 

jeudi 27 mars 2025

Emmanuel Sys : " Émilie ne répondra plus "



Aubane Editions

215 pages

4 ème de couverture


Émilie, une blogueuse connue, est retrouvée morte dans l’incendie de son appartement. L’origine criminelle du sinistre apparaît vite. Sur Internet, Émilie traitait des problèmes sentimentaux de ses followers dans un langage direct qui faisait son succès, mais pouvait irriter. Est-ce là la raison du meurtre ? Ou sa vie privée compliquée ? Commence alors une enquête difficile pour le capitaine Preux et son adjointe, la lieutenante Cléry.


Mon avis


Plus moyen de passer dans la rue Inkermann. Pour cause, un des appartements a pris feu. Il s'agit de celui d'Aline Beuscart alias Émilie. C'est une influenceuse spécialisée sur la psychothérapie. Hélas, elle n'a pas survécu à cet incendie.
Qu'est-ce qui a pu provoquer le feu ?
L'enquête est confiée à Frédéric Preux et à Sophie Cléry. Ils vont s'apercevoir au fur et à mesure du dossier que c'est loin d'être un simple incendie. Tous les deux questionnent l'entourage de cette blogueuse à savoir la meilleure amie Chloé Grimaud, sa famille et un amoureux éventuel.

L'enquête piétine car aucun indice n'a été retrouvé sur la scène du sinistre. Après avoir posé quelques questions aux proches, le capitaine Preux commence à douter de l'alibi de certaines personnes. Sa meilleure amie a également dit qu'Aline recevait pas mal de courriers de ses internautes.
" Vous sauriez qu'Aline Beuscart, alias Emilie, est une influenceuse réputée. Ses chroniques de psychothérapie sont suivies par de plus en plus de gens. "

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