mardi 27 février 2018

Catherine Mckenzie: " Les nouveaux voisins"



Editions Michel Lafon
428 pages



4 ème de couverture



Julie Prentice, son mari Daniel et leurs jumeaux de six ans emménagent à Cincinnati pour échapper à une femme qui a harcelé Julie après la parution de son roman Le Jeu de l’assassin, devenu un best-seller. Un charmant quartier résidentiel semble l’endroit parfait pour un nouveau départ.

Mais la présidente de l’association du quartier ne leur rend pas la tâche facile. À grand renfort d’e-mails et de lettres sur les règles de bonne conduite à suivre, elle régit la vie de tous et oppresse Julie qui doit faire face à la curiosité du voisinage.

Lorsqu’elle reçoit des menaces, Julie prend peur : sont-elles le fait de sa harceleuse ou de voisins malveillants ? Alors que la tension monte, les ennemis se révèlent et le calme apparent d’une rue sans histoires se transforme en cauchemar.



Mon avis



"Au nom de l'association de quartier de Pine Street (l'AQPS), je voudrais vous souhaiter, à tous et à votre famille, la bienvenue dans notre rue. Nous sommes ravis de votre arrivée, et espérons que vous adorerez ici tout autant que nous!"

Eh bien, dans tout le roman, on va vite comprendre que ce souhait est un leurre!
" Les nouveaux voisins" de Catherine McKenzie aurait pu aussi s'intituler " Les nouvelles Desperate housewives". Dans ce roman, en effet, on croise des couples aisés dans un quartier huppé de l'Ohio. Les épouses s'occupent de leurs enfants et des affaires des autres dans un climat de sécurité. Mais pour combien de temps ? Julie Prentice va l'apprendre en emménageant à Cincinnati alors qu'elle vient d'être harcelée suite à l'écriture d'un roman.

J'ai ressenti d'emblée de l'étouffement en compagnie de ces voisins. Ces personnes trop lisses qui vont jusqu'à interdire l’alcool lors de leur soirée. Leurs vies semblent réglées comme du papier à musique, elle est faite de lieux communs et un petit rien peut mettre le feu aux poudres.

"Tout le monde a son lot de complications, dans la vie.
Parfois on les choisit, parfois elles s'imposent.
L'important est de savoir les différencier. "

Je savais bien que cette banalité allait exploser mais j'ai trouvé que l'intrigue a mis du temps à devenir haletante. J'avais envie de sortir de cette normalité. Les retours constants dans le passé ont un peu alourdi le récit.
Ce n'est que vers la moitié du livre que le roman devient vraiment passionnant. C'est alors que je n'ai pas regretté d'avoir persévéré dans la lecture.

Parfois ces pauvres femmes riches se plaignant sont agaçantes mais cela montre une partie de la société américaine. Pourtant au travers de ces descriptions, l'auteure glisse des réflexions pertinentes sur le destin ou la culpabilité. Ainsi je me suis posée des questions sur ces sujets au fil des pages de cette histoire.

"La vie est faite de tournants, de carrefours.
Nous faisons chaque jour des choix qui nous entraînent sur une voie plutôt qu'une autre.
Et si j'ai appris quelque chose, c'est qu'il y a très peu de panneaux indicateurs le long du chemin."

" Les nouveaux voisins est donc un livre agréable à lire avec une deuxième partie plus rythmée que la première.
La fin est bien menée et justifie sans doute les longueurs du début mais c'est à vous de voir!




L'auteure



Catherine McKenzie est née et vit à Montréal. Avocate diplômée de l'Université McGill, elle exerce le droit entre deux séances d'écriture. Son premier roman, Ivresse, est un best-seller acclamé par la critique tant au Québec qu'au Canada anglais.


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