vendredi 24 juillet 2026

R.J. Ellory : " Les invisbles "- l'avis de Yannick Dubart

 



Sonatine Editions

552 pages


4 ème de couverture


1975, Syracuse, État de New York. Rachel Hoffman, nouvelle recrue de la police locale, est appelée sur sa première scène de crime : une institutrice vient d'être assassinée. À côté du corps, un étrange message tiré de La Divine Comédie de Dante. Peu après, une deuxième victime est découverte. C'est le début d'une série d'homicides à laquelle Rachel va être intimement mêlée, nouant une relation très particulière avec le mystérieux assassin. Cinq ans plus tard, alors que l'affaire semble close, une nouvelle vague d'assassinats frappe New York, étonnamment similaires à ceux de Syracuse. Rachel, qui s'apprête à rejoindre l'unité d'analyse comportementale du FBI, ignore encore qu'il lui faudra plus d'une décennie, avec nombre d'autres meurtres à la clé, pour peut-être résoudre cette enquête très personnelle qui, peu à peu, va virer à l'obsession, à la paranoïa, et la mener aux confins de la folie.


L'avis de Yannick Dubart


Durant la lecture d'un roman de R.J. Ellory, j'ai souvent l'impression d'en apprendre beaucoup sur ma propre existence. Ses livres me donnent l'occasion de réfléchir à des moments intimes. Parfois, ça répond à des questions qui me taraudent. Je me sens de toute façon un peu moins idiote...

Avec son dernier roman, « Les invisibles », R.J. Ellory dépeint le parcours d'une jeune enquêtrice sur plusieurs années. Ainsi, on suit à la fois les progrès de carrière de Rachel et sa volonté d'arrêter un tueur qui sait se faire discret. Elle doit affronter sa hiérarchie qui ne la croit pas toujours. Au cours de son cheminement, elle rencontre des gens plus ou moins de bonne foi qui l'aident. Ils enrichissent en même temps la galerie de personnages très bien dessinée comme toujours chez cet auteur. En quelques lignes, le pedigree d'un protagoniste se plante dans l'esprit du lecteur. On visionne la scène et on est encore davantage harponné par le récit.

Depuis « Seul le silence », j'apprécie les écrits de R.J. Ellory. Je suis très sensible à sa façon humaine de se pencher sur les maux de la société américaine. J'ai lu une bonne partie de sa bibliographie et ne m'en lasse pas. Il sait choisir des sujets attractifs en restant dans sa veine narrative toujours proche des héros parfois déchus mais toujours courageux. Avec « Les invisibles », je ne suis pas déçue.
On retrouve dans ce roman des thèmes chers à l’auteur comme les tueurs en série, le quotidien des policiers et toute une faune d'individus terriblement attachants... ou complètement déséquilibrés.

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