jeudi 27 mars 2025

Emmanuel Sys : " Émilie ne répondra plus "



Aubane Editions

215 pages

4 ème de couverture


Émilie, une blogueuse connue, est retrouvée morte dans l’incendie de son appartement. L’origine criminelle du sinistre apparaît vite. Sur Internet, Émilie traitait des problèmes sentimentaux de ses followers dans un langage direct qui faisait son succès, mais pouvait irriter. Est-ce là la raison du meurtre ? Ou sa vie privée compliquée ? Commence alors une enquête difficile pour le capitaine Preux et son adjointe, la lieutenante Cléry.


Mon avis


Plus moyen de passer dans la rue Inkermann. Pour cause, un des appartements a pris feu. Il s'agit de celui d'Aline Beuscart alias Émilie. C'est une influenceuse spécialisée sur la psychothérapie. Hélas, elle n'a pas survécu à cet incendie.
Qu'est-ce qui a pu provoquer le feu ?
L'enquête est confiée à Frédéric Preux et à Sophie Cléry. Ils vont s'apercevoir au fur et à mesure du dossier que c'est loin d'être un simple incendie. Tous les deux questionnent l'entourage de cette blogueuse à savoir la meilleure amie Chloé Grimaud, sa famille et un amoureux éventuel.

L'enquête piétine car aucun indice n'a été retrouvé sur la scène du sinistre. Après avoir posé quelques questions aux proches, le capitaine Preux commence à douter de l'alibi de certaines personnes. Sa meilleure amie a également dit qu'Aline recevait pas mal de courriers de ses internautes.
" Vous sauriez qu'Aline Beuscart, alias Emilie, est une influenceuse réputée. Ses chroniques de psychothérapie sont suivies par de plus en plus de gens. "

mardi 25 mars 2025

Jean-Christophe Grangé : " Sans soleil, tome 1 : Disco inferno "


Albin Michel

432 pages


4 ème de couverture


Mon premier est un médecin, mon deuxième un flic, mon troisième une lycéenne, mon tout un assassin qui aime dépecer ses victimes à la machette. Vous ne voyez pas ? Commencez par danser, et nous verrons où l’enquête vous mènera. En cet été 1982, moins il y aura de soleil, plus il y aura de sang...


Mon avis


Jean-Christophe Grangé est un auteur que j'aime beaucoup. Je suis vraiment fan de ses écrits. A chaque sortie, je suis présente et j'achète sans hésitation ses livres. Même si je n'ai pas adhéré à son précédent " Rouge Karma "je continue à le suivre malgré tout.

L'auteur plante le décor dans les années quatre-vingt.Une période où Paris est ravagée par le sida. A l'instar des boîtes de nuit où le dancefloor bat la mesure, un meurtrier surnommé " l'homme à la machette " commet les pires atrocités sur la communauté gay. Commence une traque infernale dans la nuit parisienne. Trois personnages vont jouer un rôle important dans cette histoire. Daniel Ségur travaille à l'institut Arthur Vernes et il est spécialisé dans les maladies infectieuses. Son dernier patient Federico âgé de 18 ans a été atrocement mutilé par des coups de machette.
Qui peut bien s'en prendre à lui sachant qu'il est déjà en fin de vie, malade du sida ?

L'inspecteur Patrick Swift de la brigade criminelle avec l'aide de l'amie de Federico, Heidi Baker, et de ce médecin, Ségur, sont sur cette enquête.

Tous les trois vont braver des obstacles pour tenter de découvrir qui est derrière toute cette sauvagerie. D'autres meurtres se multiplient. Malgré le côté barbare, les fêtes et les rencontres d'un soir subsistent.

lundi 24 mars 2025

Céline Walkowiak : " A boulets rouges "


Aubane Editions 

168 pages


4 ème de couverture



Une chaleur étouffante s’est abattue sur Lille alors que la nouvelle tombe : une artiste vient d’être assassinée dans les beaux quartiers, là où se sont réfugiées les riches familles de la métropole. Et pour cause, son mari est un promoteur immobilier des plus influents. Il s’est d’ailleurs constitué prisonnier pour le meurtre de son épouse. Charge au capitaine Sniecinski d’établir la chronologie des événements. Une dispute dans un restaurant réservé aux initiés, des confidences entre amies bien nées… Avec cette enquête d’une apparente simplicité, Sniecinski découvre les codes des milieux huppés et bouscule les siens. Car derrière les faux semblants, que se cache-t-il vraiment ?

Mon avis


Daniel Marescaut est un riche promoteur immobilier. Il contacte la police et s’accuse lui-même d’avoir assassiné sa femme, Violaine. L’ambiance est pesante au commissariat que s’est-il passé dans le quartier Beaumont à Croix ? C’est ce que le capitaine Sniecinski tente de savoir.
La veille du meurtre de Violaine, le couple accompagné de ses amis proches se fait remarquer au restaurant, la Table d’Épicure. En effet Daniel et Violaine sont déjà dans un état d’ébriété ; les esprits s’échauffent et la dispute éclate entre eux. Qu'est-ce qui a bien pu provoquer leur confrontation ? D'autant plus que Daniel a pour habitude de s'effriter avec son épouse.
" La victime est Violaine Marescaut, propriétaire des lieux avec son mari Daniel Marescaut dont vous avez dû faire la connaissance. 35 ans, artiste peintre. Trouvée morte dans le salon avec plaies à la tête et au thorax d'après les premières constatations du médecin légiste. "
Jean Sniecinski et son équipe se trouvent dans une affaire délicate.
Les amis proches du couple, Vincent Delepierre et Olympe D'Hendrecourt vont devoir révéler une partie de la vie privée de Daniel et de Violaine.
" A boulets rouges " un polar très court mais suffisant pour passer un agréable moment de lecture. L’enquête est passionnante avec des personnages parfois agaçants mais criant de vérité.
L’autrice, Céline Walkowiak, imagine toutes les hypothèses possibles lors de la scène du crime.
J’ai apprécié également l’atmosphère des lieux tels que Croix et Lille.

jeudi 20 mars 2025

Elmor Hell : " Les fétiches de l'ombre "

 


Aubane Editions 

296 pages


4 ème de couverture


En marge du carnaval de Dunkerque, un homme est sauvagement assassiné par une mystérieuse femme. Alors qu’il est affecté par le suicide d’un de ses collègues, le commandant Jean-Baptiste Mora, alias JB, à la tête de la brigade criminelle du SRPJ de Lille, est chargé de l’enquête. Tandis que les indices s’accumulent et dessinent une horrible vérité, d’autres meurtres violents se produisent. Peu à peu, Jean-Baptiste plonge dans une réalité bien plus sombre qu’il n’aurait cru.


Mon avis


Une femme donne rendez-vous à " la rose des vents " à un homme durant les festivités du carnaval de Dunkerque. Mais tout ne se passe pas comme prévu. La rencontre est loin d'être amoureuse ; l'homme est retrouvé mort par la suite dans sa voiture. Quelles sont les conséquences et la cause de la mort ? Jean-Baptiste Mora ancien flic à Bordeaux travaille maintenant à la brigade criminelle de la SRPJ de Lille et va mener l'enquête.
L'affaire est délicate car le commandant est terriblement affecté par le suicide de son coéquipier, Brice Morisset. Toute l'équipe s'efforce d'en savoir plus sur la victime. " Les fétiches de l'ombre " est un polar très noir. D'autres meurtres sont perpétrés. La vengeance est omniprésente.
" Des meurtres particulièrement violents. Une vendetta sauvage contre des gens qui avaient eux-mêmes été violents avec des enfants. "
Je ne vous en dirais guère plus à ce sujet. L'auteur développe une histoire sombre où le lecteur bascule dans l'horreur absolue ; la tension s'intensifie au fil des pages.

mercredi 19 mars 2025

Louise Mey : " Petite sale "

 

Editions Pocket 

360 pages


4 ème de couverture


Lutte des femmes, lutte des classes, mêmes combats.

Catherine est pauvre. Catherine fait sale. Catherine parle peu. Au Domaine, elle fait partie de ces travailleurs invisibles grâce à qui la ferme tourne.

Monsieur, lui, est riche. Il ne parle pas non plus – il tonne. Et il possède tout. Mais quand sa petite-fille de quatre ans disparaît un jour glacé de 1969, il perd quelque chose d’inestimable.

Dans cette vallée de champs de betterave, deux flics parisiens débarquent alors. Le village entier semble englué dans le silence. À commencer par Catherine, qui est la dernière à avoir vu la petite…

« Louise Mey, désormais une référence incontournable. » Causette

« Un roman puissant, révélateur de la violence des rapports de domination de classe et de genre. » Télérama

Louise Mey vit à Paris. Autrice de roman noir et de thriller, elle a également écrit pour le théâtre et pour la jeunesse. La Deuxième Femme, publié en 2020 aux éditions du Masque, a été finaliste du prix Maison de la presse et du prix Landerneau et a reçu le prix Robin Cook. Son deuxième roman, Petite sale a reçu le Prix Landerneau Polar 2023.


Mon avis



Il fait froid, très froid quand on ouvre le roman de Louise Mey. En entrant dans l'histoire de « Petite sale », on a intérêt à être bien blotti dans un plaid au fond du canapé. Ça tombe bien, c'est la saison. En tout cas, celle durant laquelle je me suis plongée dans la lecture de ce livre hors du commun.

Catherine a froid, elle travaille pour Monsieur. Elle est pauvre et Monsieur est riche. Il est puissant car il posséde beaucoup de terres et fournit des emplois à une grande partie de ce coin de campagne au Nord de la région parisienne. Il fait des jaloux. Mais mérite-t-il qu'on enlève sa petite fille Sylvie ? Et la gamine doit-elle payer ou souffrir à cause de lui ?
De nombreux coupables potentiels font le désarroi des forces de l'ordre. Monsieur est riche ! Alors forcément... Et en plus, il est cruel avec les petites gens, les autres et même les membres de sa famille.
Moi aussi j'ai eu froid dès les premières pages. L'auteure sait merveilleusement happer son lecteur. Je suis entrée dans son univers avec plaisir. Les champs de betteraves à perte de vue et la terre qui colle aux pas de qui s'y aventure. J'ai d'emblée détesté Monsieur. Cet Augustin Demest le patron de la jeune Catherine et de tant d'autres.

L'écriture est rare, originale et impitoyable. Louise Mey n'épargne personne, ni ses protagonistes, ni ses lecteurs. Elle sait décrire l'intime et la réalité d'une époque, de ce milieu paysan de la fin des années 60. Les dialogues sont savoureux tout en demi-teinte. Ils montrent la confrontation des deux policiers à un monde qui leur est étranger. Mais attention, on ne s'attache à eux qu'au bout d'une quinzaine de pages.

En effet, à l'image de cette terre glaciale, les personnages ne se livrent qu'au compte-gouttes. L'auteure les manipule au scalpel. Ça fait mal mais quel délice quand on tombe finalement sous le charme de ces enquêteurs.
Louise Mey nous les rend humains face à une famille engoncée dans la richesse et la tradition.
« C'est à cela que Dassieux et Gabriel passent leur vendredi, leurs chaussures de Parisiens s'alourdissant étape après étape du poids du passé, des renoncements, des regards en biais. À naviguer entre les hangars, les resserres à outils et les serres où on s'active à des semis divers. »
Alors classique, cette histoire de disparition d'enfant ? C'est sans compter sur la maestria de l'auteure qui mène la danse jusqu'au dénouement plus que parfait ! Elle égratigne la société des années 60 avec ses préjugés concernant les femmes et les privilèges. Ainsi, il y a du Simenon dans « Petite sale », car l'intrigue policière se profile et évolue sur fond d'étude sociale.
Je ne connaissais pas cette auteure mais maintenant, je vais me hâter de lire ces autres livres au plus vite !



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