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dimanche 1 janvier 2017

David Joy: " Là où les lumières se perdent"



Editions Sonatine
304 pages


4 ème de couverture



Caroline du Nord. Dans cette région perdue des Appalaches, McNeely est un nom qui fait peur, un nom qui fait baisser les yeux. Plus qu’un nom, c’est presque une malédiction pour Jacob, dix-huit ans, fils de Charly McNeely, baron de la drogue local, narcissique, violent et impitoyable.

Amoureux de son amie d’enfance, Maggie, Jacob préfère garder ses distances. Il est le dauphin, il doit se faire craindre et respecter. Après un passage à tabac qui tourne mal, Jacob se trouve confronté à un dilemme : doit-il prendre ses responsabilités et payer pour ses actes ou bien suivre la voie paternelle ?

Alors que le filet judiciaire se resserre autour de lui, Jacob a encore l’espoir de sauver son âme pour mener une vie normale avec Maggie. Mais cela ne pourra se faire sans qu’il affronte son père, bien décidé à le retenir près de lui.


Mon avis




" Là où les lumières se perdent" est un roman très sombre mais l'histoire est belle voire passionnante même si le personnage central nommé Jacob connait bien des déboires dans sa vie.

L'auteur, David Joy, nous plonge dans une ambiance à la fois sauvage et meurtrie.

Du haut des Appalaches de la Caroline du Nord, Jacob essaie d'être à l'écart de sa famille notamment son père Charlie Mc Neely mais c'est difficile de partir quand on s'appelle Mc Neely. En effet le passé trouble des Mc Neely a marqué la mémoire dans cette country.

Charlie Mc Neely est à la tête d'un réseau de drogues et parallèlement des morts se sont produits.
S'ajoute à cela, Laura, la mère de Jacob toxicomane aimant se shooter au cristal meth.

" Mon père se foutait que je fume. Il se foutait que je gobe des cachetons. Il buvait et fumait et était connu pour avaler des antalgiques quand l'humeur le prenait. La seule drogue interdite c'était le cristal meth, et quand je voyais ce que ça avait fait à ma mère, je ne voulais pas m'en approcher de toute façon."
Jacob, du haut de ses dix huit ans, n'est donc pas épaulé par sa famille. Echouant à l'école, il va poursuivre le même itinéraire de son père en s'occupant de ses affaires plus qu'illégales.

Jacob va ainsi s'enfoncer dans les ténèbres obscures mais sa seule lueur d'espoir est sa meilleure amie d'enfance Maggie Jenkins. Parviendra-t-il à sortir de ce contexte familial si violent et si mal?

David Joy décrit un roman noir au travers des personnalités dures donc difficilement attachants exceptés Jacob.

" Là où les lumières se perdent" est un polar immisçant le lecteur dans une profonde noirceur qu'est la vie de Jacob. Heureusement que Maggie offre une bouffée d'oxygène aux lecteurs comme elle le fait pour Jacob.


L'écriture est sublime et remarquable même si la fatalité inonde le roman.
Quant à la fin, elle est toute à la fois surprenante et touchante.

" Attendre la mort était donc une chose que je connaissais depuis longtemps, et ce n' était pas la mort qui me rongeait. C'était l'attente. "



L'auteur


David Joy est né à Charlotte, en Caroline du Nord, en 1983. Il a été nominé pour les prix tels que le prix Pushcart. Là où les lumières se perdent est son premier roman.

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