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jeudi 27 août 2026

Claudie O. Wetterwald : " Ce qui dort sous le camélia "

 


Les Editions du Gros Caillou

456 pages


4 ème de couverture


« Si ceux qui veulent nous intimer le silence sont furieux contre nous, ce n’est pas pour nos crimes, mais parce que nous leur avons fait le plus terrible des affronts. Nous avons survécu. »
Elles sont 254, alignées sur les bancs des prévenues d’un procès extraordinaire. Des femmes de tous âges, de tous milieux, accusées d’avoir commis le pire au cours du Désastre. Parmi elles, il y a Lisenn Delors. Jamais on ne la soupçonnerait du moindre crime. Et c’est peut-être cela qu’on lui reproche le plus.
Pour la défendre, Rym Kettani, son avocate, replonge dans ses souvenirs de cette période sombre. Elle aussi y a survécu, mais le monde d’après semble encore pire.
Dans ce roman aux personnages profondément humains, Claudie O.Wetterwald nous confronte à nos propres dilemmes. Elle décrit avec finesse la fragilité d’une société quand survient le chaos et envoûte son lecteur jusqu’au mot fin.
Le destin de deux femmes qui devront lutter pour survivre au cœur du chaos. Une fresque bouleversante !


Mon avis



C’est le deuxième roman de l’autrice et je la découvre avec ce titre. Je ne sais pas si j'ai apprécié l'ensemble de ce récit, car l'écriture est prenante, mais quant à l'histoire, elle est enrobée de noirceur et assez étrange.
Les protagonistes sont très bien campés. Nous suivons les caractères des uns et des autres. Leur évolution dans le récit vont permettre de comprendre les tenants et les aboutissants de l'histoire. Je n'ai pas lâché le récit car j’ai été fascinée par le côté mystérieux ; panne de courant, plus d'essence, plus d’électricité. Le monde devient hostile. C’est le chaos total.

" J’ai seulement eu confirmation que nous n’étions pas les seuls à être affectés par « la Panne », que nous ne tarderions pas à renommer « le Désastre ». Il en allait de même à Lyon et à Grenoble. Les trains n’avaient pas circulé de toute la journée dans la petite ville la plus proche de chez nous, et les grandes surfaces avaient gardé leurs stores baissés. C’était assez dingue de voir à quel point tout semblait paralysé par une simple coupure de courant. J’aurais aimé pouvoir dire, le cœur léger, que j’allais en profiter pour jardiner un peu, me plonger dans un bon bouquin ou même récurer les placards de la cuisine. "

C’est noir, parfois glauque. Claudie O. Wetterwald décrit parfaitement la folie des hommes. Parallèlement à cette histoire, un procès est organisé, le public vote par réseau social agora dans un stade où on assiste à divers procès de différentes femmes .Rym Kettani, l'avocate de Lisenn Delors va suivre et prendre la défense de cette femme. L'autrice a une écriture très intéressante à suivre car j'ai très vite eu l'envie de comprendre la finalité de cette histoire. Parfois ce n'est pas gai. Certains passages sont durs et atroces et chargés en émotions. Les quelques problématiques posées par l'autrice tournent autour de plusieurs axes.

Comment percevoir ce désastre ? Pourquoi cette phase ébranle la population ? Comment survivre face à ce désastre ? Je n’en dirai pas plus. La société décrite dans ce roman laisse entrevoir une grande fragilité. C'est tellement puissant à suivre que ça peut faire peur.

Le style de l'autrice est prenant, j'ai vraiment eu du mal à lâcher cette histoire où l'ambiance est désastreuse.


A vous de savoir « Ce qui dort sous le camélias ». Au final ce roman m'a secoué et ne m'a pas laissé indifférente ! Une dystopie plutôt réussie !

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