mercredi 7 août 2019

Valérie Tong Cuong: " Pardonnable, impardonnable"



Editions J'ai lu
320 pages


4 ème de couverture



Un après-midi d'été, alors qu'il se promène à vélo sur une route de campagne, Milo, douze ans, chute et se blesse grièvement. Ses parents Céleste et Lino et sa grand-mère Jeanne se précipitent à son chevet. Très vite, chacun va chercher les raisons de l'accident. Ou plutôt le coupable. Qui était avec lui ce jour-là ? Pourquoi Milo n'était-il pas à sa table, en train de faire ses devoirs, comme prévu ? Tandis que l'angoisse monte autour de l'état de Milo resurgissent peu à peu les rapports de force, les mensonges et les petits arrangements qui sous-tendent cette famille.
L'amour que chacun porte à l'enfant ne suffira pas à endiguer la déflagration. Mais lorsque la haine aura tout emporté sur son passage, quel autre choix auront-ils pour survivre que de s'engager sur le chemin du pardon ? Un roman choral qui explore la difficulté à trouver sa place au sein du clan, les chagrins et la culpabilité, mais aussi et surtout la force de l'amour sous toutes ses formes.


Mon avis



Tel un navire, j'explore ce roman qui est un naufrage de malheur, de tromperie et de vengeance.
Je n'avais jamais lu cette auteure et c'est par hasard en scrutant ma bibliothèque que mes yeux se sont fixés sur cette couverture bleue turquoise.
D'ailleurs c'est une amie qui me l'a offert et je l'en remercie. Sur la couverture apparaît une marguerite dont les pétales ont été perdues ou arrachées. Cela me fait penser à un jeu que je faisais souvent à l'école reflétant le sentiment de l'être. Tout le monde a un jour effeuillé une marguerite en disant " elle (il) m'aime, un peu, beaucoup, passionnément, à la folie, pas du tout.

"Pardonnable, impardonnable" est représentative de cette fleur; toutes les émotions y sont retranscrites.

Suite à une chute en vélo, Milo se retrouve dans un coma. Lino, Céleste, Marguerite et Jeanne vont ainsi faire le point de leur vie face à cette tragédie. Valérie Tong Cuong laisse la parole à ces quatre personnages. Le lecteur découvre au fur et à mesure de la lecture, leurs secrets enfouis au fond d'eux. 

" Combien de fois dans une vie l'être humain renonce-t-il à se faire confiance ? "

lundi 5 août 2019

Gilles Vidal: " La boussole d'Einstein"



Editions Zinedi
230 pages



4 ème de couverture



Félix Meyer est de retour dans la ville où il a passé son enfance, pour le décès de sa sœur, Carole, écrasée en plein centre-ville. Accident ou meurtre ? Un doute subsiste au vu de l’acharnement du chauffard sur le corps de la jeune femme. Le lieutenant Aurélie Costa s’occupe de l’affaire.

À l’occasion de ses retrouvailles avec la ville, Meyer passe en revue les fantômes du passé, revient sur les moments heureux et malheureux avec sa sœur, dont il ne sait presque rien aujourd’hui. Mais lui-même qu’est-il devenu ? Que signifie cette violence qui couve en lui, prête à exploser à tout moment ? Qui sont ces mystérieux interlocuteurs qui le renseignent tout au long de l’enquête qu’il a entreprise pour découvrir l’assassin de sa sœur ?

Et que vient faire ici la boussole d’Einstein ?



Mon avis



Dans « La boussole d'Einstein », Gilles Vidal nous raconte la quête de Félix Meyer. Celui-ci cherche qui a tué sa sœur, Carole, dans un environnement lui rappelant sa jeunesse perturbée par la mort atroce de son père. Ainsi pour Felix, la vie a débuté en dehors de toute félicité.

Dès le prologue, j'ai été happée par les mots de l'auteur. Je me suis tout de suite sentie attirée par ce début vif malgré une phrase longue mais pas plombante pour autant. 

J'ai vite compris que pour Félix le temps est important et que les heures sont parfois comptées dans une vie de longue errance. Et pourtant, on ne sait rien de Félix. C'est un homme qui charme mais qui ne se laisse pas deviner !

Le style de Gilles Vidal me plaît toujours autant. En une seule phrase, courte ou longue, il parvient à mettre en lumière une situation ou un personnage. Les descriptions sont lapidaires, claires et nettes.

« Pour Félix Meyer l'enfance avait été un origami que la cruelle réalité avait froissé dans son poing.»

« La boussole d'Einstein » offre un chassé-croisé d'existences, comme souvent chez Gilles Vidal que j'apprécie tout particulièrement. Encore une fois, il a su exposer une galerie de personnages attachants et truculents. Le tout permet d'aboutir à une intrigue très bien ficelée et passionnante que j'ai lu avec intérêt. Progressivement, les protagonistes se révèlent pour donner une fin surprenante. 

jeudi 1 août 2019

Alexis Aubenque: " La fille de l'océan"


Editions Hugo Roman
360 pages



4 ème de couverture



Une anonyme - une célébrité. Une mère de famille - Une célibataire sans enfant. Une innocente - une coupable.

A laquelle feriez-vous confiance ? 
Au début de l'été, Jason Zimmer, enseigne de vaisseau des gardes-côtes du district de Santa Barbara, sauve in extremis de l'océan déchaîné une jeune femme. Vicky Lance, une chanteuse célèbre, connue pour ses frasques et sa vie dissolue. Mais Jason est persuadé que derrière cette image, se cache une personnalité bien plus complexe et touchante.
Quels terribles secrets peut-elle bien cacher ? De son côté, Keith Morrison, journaliste au Santa Barbara News, écrit des articles où il dresse le portrait de citoyens ordinaires. Il vient de porter son choix sur une mère de famille, danseuse dans un club privé. Le parcours exemplaire d'une femme modèle, farouchement déterminée à s'en sortir. Mais est-elle vraiment prête à tout ? Enfin, un cadavre a été retrouvé dans la campagne environnante.

Sandy Dawson, sergent au commissariat de la ville, est appelée sur place. La piste criminelle est aussitôt envisagée. Qui est innocent, qui est coupable ? Méfiez-vous des apparences...



Mon avis



Après " La fille de la plage" , Alexis Aubenque nous fait découvrir de nouvelles aventures de cette bande de copains liés à jamais par un pacte. Les années défilent, chacun a fait sa vie ainsi dans cet opus, nous retrouvons au bout de 8 ans, Keith, Sandy, Jason et Nathan qui ont bien réussi sur leur plan professionnel mais il n'en est pas de même pour leur vie privée.

Dans " La fille de l'océan", tous vont prendre des risques et connaître la peur jusqu'à mettre leur vie en danger. Si bien que l'amitié est remise en question. Les situations qu'ils vont vivre vont parfois les rendre distants les uns des autres. Les thèmes exploités dans ce roman sont assez variés; le noyau familial est au cœur des aventures de ces jeunes...

Alexis Aubenque est un génie pour nous faire passer du thriller à un roman feelgood tout aussi prenant. De plus les scènes amoureuses sont dépeintes délicatement frôlant la sensibilité féminine. La maturité des jeunes donne une toute autre tonalité à l'histoire ainsi j'ai aimé les suivre et en savoir plus sur chacun d'entre-eux. Il parvient à mettre de la lourdeur dans des situations légères et de la légèreté dans des moments graves !

" Même si l’immense majorité des gens était raisonnable, il y en avait toujours qui, se croyant plus forts que les autres, étaient prêts à affronter les éléments déchaînés, persuadés de s’en sortir indemnes. "

lundi 29 juillet 2019

Fabio M. Mitchelli: " Apocalypse Transferts"




French Pulp Editions
Angoisse
304 pages

4 ème de couverture



Un jeu en ligne ultra violent et ultra réaliste…

Si réaliste que lorsque les joueurs se déconnectent de la plate-forme, certains d’entre-deux ne prennent pas conscience de leur retour à la réalité, et continuent de tuer…

Dans quel monde vivons-nous vraiment ? Sommes-nous les acteurs de nos vies ou n’en sommes-nous que les marionnettes ? Et dans ce cas, qui tire les fils de nos destinées ? Cette banalisation de la violence et du sexe ne finira-t-elle pas par conduire l’humanité aux frontières d’un chaos irréversible ?

À l’heure des réseaux sociaux, de l’hyperconnexion, des drogues de synthèse, et de l’impression des armes à feu en 3D, l’adolescence est en passe de supplanter l’adulte et de prendre le contrôle…

« Je m’appelle Mika Petrovka, j’ai seize ans et aujourd’hui je vais mourir… »


Mon avis


Dans « Apocalypse transferts », Fabio M. Mitchelli nous livre un bien curieux récit de par sa construction et ses personnages. Ainsi, j'ai été au départ déstabilisée par l'histoire hors des chemins classiques. 

Cet auteur, justement, est quelqu'un qui ose des intrigues particulières sans se préoccuper des modes du monde de l'édition. En ce sens, il est à part dans le polar français. Bien sûr, cela veut dire qu'il ne peut pas plaire à tout le monde. Pour ma part ce n'est pas le roman que je préfère de Fabio M. Mitchelli car les personnages ne m'ont pas vraiment touchée. Et pourtant, évidemment, de nombreuses qualités sont présentes dans « Apocalypse transferts ». 

J'ai apprécié, comme dans ses précédents polars, les références autour du cinéma et de la culture pop en général. Fabio M. Mitchelli est sans conteste un écrivain très cultivé et rien n'est inepte dans ses propos. Il sait manier la dérision au bon moment pour faire rebondir son intrigue. Avec lui, on est entre de bonnes mains !

« Il ne veut plus mettre sa vie en danger ou être contraint à prendre des décisions catastrophiques comme il a pu le faire par le passé. Il doit résoudre, interpréter, déchiffrer, c'est comme cela qu'il conçoit son métier de flic depuis le drame. Terminé le théâtre des opérations, terminé les interventions musclées aux côtés de la BRI ou du GIPN. Il estime que son rôle de flic à la Schwarzy ou à la Bruce Willis est terminé. Piège de cristal, ce n'est plus pour lui. »

Le style est très visuel et symbolique à la fois car il parvient à jongler avec les mots du marasme et de la noirceur afin de faire ressentir la détresse de ses protagonistes. L'humour est incisif dans les dialogues et dans les réflexions de chacun d'entre eux. 

dimanche 28 juillet 2019

Olivier Delacroix: " Parce qu'il y a les femmes"



Editions Michel Lafon
267 pages

4 ème de couverture



" Les femmes ont toujours été au cœur de ma vie. Dès l'enfance, la parole des femmes m'a inspiré, guidé. Elles ont fait de moi l'homme que je suis. J'ai choisi de les raconter toutes : les admirables, les courageuses, les paumées, les dangereuses. Femmes sous l'emprise d'hommes violents et manipulateurs. Femmes résistantes qui refusent de se soumettre. Femmes en colère. Femmes rejetées. Femmes anonymes et qui incarnent une qualité qui les rend exceptionnelles : le courage. Elles sont mes héroïnes, mes inspiratrices. Tous ces récits sont les leurs. "


Mon avis



" Parce qu'il y a les femmes" est un livre de témoignage regroupant des histoires essentiellement sur les femmes. Olivier Delacroix a rencontré ces dernières et c'est lors de son émission " Dans les yeux d'Olivier" que ces femmes aussi différentes les unes des autres se livrent à cœur ouvert. Elles racontent leurs récits à la fois émouvants, durs à entendre, choquants et parfois cruels.

C'est au travers de ces portraits féminins que l'auteur aborde des sujets d'actualités tels que les violences conjugales, la jalousie, la manipulation et l'emprise de l'homme sur la femme.

Certains récits m'ont littéralement fait prendre conscience que la femme se bat constamment. Elle a un esprit de guerrière, ne lâche rien. Elle veut être aimée car elle a tant d'amour à donner mais l'épanouissement est aussi primordial pour la femme; elle veut être libre de ses actes.

" Aimer malgré tout. La force inébranlable et magnifique de l'amour. On ne se construit véritablement qu'en aimant. "

Ainsi les divers témoignages dans " Parce qu'il y a les femmes" ont pour but de montrer leur courage dans leur vie.

vendredi 26 juillet 2019

Arno Strobel: " Engloutie"



Editions L'Archipel
304 pages


4 ème de couverture



Vous êtes enfouie dans le sable. Impuissante. Et la marée monte… monte… 


Deux couples passent leurs vacances sur une île de la mer du Nord, réputée pour son calme et la beauté de ses paysages. Peu après leur arrivée, des crimes d’un sadisme inouï sont commis.

Après avoir e te enlevés, une femme et un homme sont amenés sur une plage a la nuit tombée. Et la , ce dernier assiste impuissant au supplice de sa compagne. Car la marée monte, qui va engloutir celle qu’on a enterrée dans le sable – et dont seule la tête dépasse…

Le tueur prend d’autant plus de plaisir a ces spectacles qu’il se sait supérieurement intelligent… donc infaillible. Personne, jamais, ne le soupçonnera.

Raconte de plusieurs points de vue, dont celui de l’assassin, un suspense qui glace le sang jusqu’a l’ultime page.

« Provocant, dérangeant et riche en rebondissements. Arno Strobel au sommet de sa forme.


Mon avis



Julia et Michael Altmeier est un couple parfait sous tout rapport. Ils s'offrent 15 jours de vacances grâce au docteur Andreas Wagener. Ce dernier a besoin d'aide pour aménager les combles de la maison de vacances alors il propose à Michael un petit séjour sur l'île d' Amrum.
Cette idée ne lui déplaît pas au contraire c'est un plan parfait pour se dorer la pilule au bord de cette mer du Nord et pour un simple coup de main!

Les voilà donc partis de bon cœur pour des vacances de rêve. Deux couples en destination de jolis paysages, rien de tel pour se reposer et savourer leur bonheur.
Qui n'a jamais été déçu par des vacances qui devaient être merveilleuses ? Eh bien ce couple-là bat tous les records de déception et c'est peu de le dire !

Ainsi leur joie sera de courte durée; un psychopathe rôde sur la plage et commet d'atroces crimes.
Son but est d'enterrer une femme jusqu'à la tête et attendre que la marée monte pour l’engloutir totalement sous les yeux de son mari ligoté à un poteau. Ainsi le tueur prend plaisir à regarder jusqu'au bout la souffrance du couple.

" La mort n'importe pas pour celui qui est mort. Il ne remarque plus rien. Elle n'est terrible que pour les autres. "

Articles les plus consultés