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mercredi 27 mai 2026

Line Dubief : " La danse des folles sur l'île d'Oléron "

 


Editions Geste Noir

248 pages


4 ème de couverture


Au XVIIème siècle, Margaux, accusée de sorcellerie pour avoir osé défier les hommes, pratiquer son art et revendiquer sa liberté, est brûlée vive sur la place du Château-d`Oléron. Quatre siècles plus tard, Mélina, ostréicultrice sur l`île, est retrouvée morte au pied des fortifications de la citadelle dans des circonstances troublantes. Sa fille Rosa échappe de justesse à un incendie aux origines mystérieuses. Le commissaire Eustache et son ami Oscar plongent alors dans une enquête où jalousies, rivalités, rancunes familiales et violences faites aux femmes s`entremêlent. Au coeur des parcs à huîtres et des anciens marais salants, là où l`homme se plie à la puissance de l`océan, passé et présent s`intriquent, faisant remonter à la surface les échos de l`histoire oubliée de Margaux.


Mon avis


C'est toujours un plaisir de lire cette autrice car j'aime beaucoup ses histoires avec le commissaire Eustache. Dans " La danse des folles sur l'île d'Oléron " le lecteur suit deux temporalités ; deux époques qui vont parfaitement aboutir à une enquête historique.

L'histoire ancienne est celle de Margaux, la guérisseuse, qui utilise des onguents et ornements avec des herbes pour ainsi guérir les maux de son entourage. Mais Margaux est accusée de sorcellerie et de signer le pacte avec le Diable. Alors pour éradiquer la sorcellerie sur cette île, elle est exécutée et brûlée vive aussitôt sur le bûcher de la place publique du Château.
" Ces fioles, ces amulettes et ces herbes ont été trouvées chez toi. Ce sont les preuves de tes pratiques occultes. "

Le temps passe et le lecteur se retrouve en 2023 où le corps de Mélina, ostréicultrice, est retrouvé sur l'île d'Oléron au pied des fortifications de la citadelle. Les circonstances de la mort sont troublantes. D'autant plus que sa fille, Rosa, a échappé à l'incendie criminel de sa maison. Le commissaire Eustache avec l'aide d'Oscar vont suivre l'affaire de près.

Line Dubief décrit un récit enrobé de noirceur. Les thèmes évoqués ne laissent pas les lecteurs indifférents. A travers ces deux mouvements temporels, l'autrice a réussi à me transporter. J'avais l'impression de vivre intensément avec les personnages. Le décor et l'ambiance font de ce livre une réussite. La description des parcs à huîtres est bien développée.

lundi 25 mai 2026

Fatima Daas : " Jouer le jeu "

 


Editions de L'Olivier

192 pages


4 ème de couverture


« – Attends, Kayden. Tu aimes écrire ? Tu veux écrire ? On peut parler ?
Kayden s’en va, les mots plein la gorge. »
Kayden est bien entourée. À la maison il y a Aïsha, sa mère, qui trouve toujours du temps pour elle malgré la fatigue du travail et Shadi, sa grande sœur, complice de toujours. Au lycée, il y a ses amis, Nelly la grande sportive, Samy le rêveur et Djenna qui n’est jamais dupe de rien. Kayden observe les uns et les autres occuper les cases d’un système trop rigide. Elle écrit ce qu’elle voit, et ce qu’elle ne voit pas.
Un jour Madame Fontaine, la professeure de littérature redoutée, lit ce que Kayden écrit. Une faille s’ouvre, elle le sent, Kayden sera la prochaine à réussir le concours d’entrée à Sciences-Po.
Dans une langue brute et vibrante, Fatima Daas signe un roman puissant sur l’ambition, la quête d’identité et la nécessité de se réinventer. Kayden doit-elle jouer le jeu… ou le changer ?


Mon avis



Jouer le jeu est un roman que j'ai beaucoup aimé. Les thèmes abordés par l'autrice sont le reflet de la société. Le lecteur suit principalement une lycéenne Kayden, une lycéenne en seconde 6 qui a un don pour l'écriture. D'ailleurs elle des autres élèves par ses résultats en français. Sa professeure principale en français, Madame Fontaine, a très bien remarqué le don de Kayden. Elle tente de la suivre en lui disant de s'inscrire par la suite pour le concours de Science-Po.

Mais Jouer le jeu est bien plus que ça. Un thème plus profond est également développé celui de la recherche d'identité et de la quête à s'émanciper.
Sa mère et sa sœur, Shadi, sont très proches de Kayden. Elles sont très fusionnelles.
C'est sans compter l'amitié de ses amis, Nelly, Samy et Djenna, que Kayden arrive à prendre confiance en elle.
C'est un roman où les dialogues sont intéressants à suivre. J'avais l'impression de vivre avec tous ses personnages.

L'autrice a une écriture acérée parfois brute mais très percutante faisant ressortir pas mal d'émotions.
Jouer le jeu est un roman qui mérite que le lecteur s'y attarde. Je vais lire son précédent roman sans hésitation.

dimanche 3 mai 2026

Danielle Thiéry : " Dernier sanglot "



Editions Rivage Noir
304 pages


4 ème de couverture


Jimmy Liergue travaille pour la société Clean Total Services, chargée de nettoyer des scènes de crime ou des lieux laissés à l'abandon, envahis d'objets de toute sorte entassés pathologiquement par des occupants atteints du syndrome de Diogène. Un matin, il se rend à Blainville, en banlieue parisienne, dans une maison à déblayer. Comme prévu, la bâtisse est dans un état indescriptible, mais c'est l'appentis de jardin qui va lui réserver un choc. Le spectacle qu'il a sous les yeux résonne en lui avec violence, faisant remonter une vague de souvenirs qu'il croyait enfouis.
C'est l'équipe de la commissaire Edwige Marion qui prend les choses en main. Commence une enquête aux multiples ramifications, qui amènera Marion à se confronter à l'inimaginable et à faire des choix déterminants et définitifs, en tant que flic et en tant qu'être humain.


Mon avis


Le début du livre commence bien. Jimmy Liergue est employé au sein de son entreprise Clean Total Services. Sa mission est de nettoyer les lieux insalubres et surtout de s'occuper des endroits infectés par les personnes qui sont atteint du syndrome de Diogène. Mais ce qu'il va découvrir dans cette habitation de Blainville l'estomaquera au plus au point. Dans le jardin, subsiste une sorte de cabanon où l'odeur est plus que suspecte. Jimmy découvrira l'horreur qui le déstabilisera de tout son être. En effet son passé semble chambouler depuis l'aventure dans cette maison parisienne. 
Dans les vingt mètres carrés de ce sous-sol sans fenêtre et sans issue, des cadavres le contemplaient, roulés en boule ou étalés au sol, dévorés, têtes atrophiées, ventres gonflés. Et partout, le grouillement, perceptible, infâme, de milliers de mandibules affamées. "
Tellement ébranlé par ce qu'il a vu il décide d'en parler à Nina, la fille adoptive de Marion Edwige.
Marion sera en charge de son dossier. Parallèlement à cette affaire, un autre dossier est en cours celui de la disparition de la jumelle d'une éditrice à succès.

Cette enquête de la flic récurrente de Danielle Thiéry a un attrait particulier comme le découvriront les lecteurs en toute fin de « Dernier sanglot ». Le titre n'en est que plus percutant.