lundi 7 décembre 2015

Maxime Chattam: " La conjuration primitive"


Edition  Pocket
535 pages


4 ème de couverture



Et si seul le Mal pouvait combattre le Mal?
Une véritable épidémie de meurtres ravage la France.
Plus que des rituels, les scènes de crimes sont un langage. 
Et les morts semblent se répondre d’un endroit à l’autre.
Plusieurs tueurs sont-ils à l’œuvre ? Se connaissent-ils ? 
Et si c’était un jeu?
Mais très vite, l’hexagone ne leur suffit plus: 
l’Europe entière devient l’enjeu de leur monstrueuse compétition.
Pour essayer de mettre fin à cette escalade dans l’horreur, une brigade de gendarmerie pas tout à fait comme les autres et un célèbre profiler, appelé en renfort pour tenter de comprendre.

De Paris à Québec en passant par la Pologne et l’Ecosse, Maxime Chattam nous plonge dans cette terrifiante Conjuration primitive, qui explore les pires déviances de la nature humaine.


Mon avis



Autant vous dire tout de suite que "La conjuration primitive" m' a  scotchée et m' a donné des insomnies. Jamais un livre ne m' a autant enthousiasmé. 

Dès le début du roman, l'histoire commence très fort: des crimes abominables sont sauvagement commis avec un même mode opératoire, la lettre " E"  et l'astérisque. Ces indices sont gravés sur le dos de chaque victime et ou sur la fesse. 

Alexis Timée, gendarme à la section de recherches de Paris, doit mener l'enquête mais l'affaire semble assez complexe et ne donne aucun résultat car les indices sont peu fiables et inexploitables.

De ce fait le gendarme demande de l'aide à Richard Mickelis, le meilleur criminologue du pays. Ce dernier reprendra du service après une retraite bien méritée. Les crimes de nature abominables et sataniques sont les oeuvres de deux tueurs nommés: " La Bête" et " le Fantôme".
Pour Alexis et Richard il faut agir vite car les cadavres s'amoncellent.


" La conjuration primitive" est d'une violence inouïe. L'intrigue monte crescendo et l'enquête est parfaitement ficelée.

" La violence est un trou noir, elle aspire tout sur son passage, tout."

" La violence. C'est comme une escarre, vous savez. Une fois que ça s'est installé sur vous, ça ne cesse de vous ronger."

La lecture est tellement prenante que j'ai vraiment eu du mal à lâcher ce roman, la preuve je l'ai lu seulement en deux jours.

Les personnages sont psychologiquement bien décrits, sans vraiment tomber dans le gore, ce thriller est le reflet d'une véritable organisation de crime.

Cette équipe soudée, Alexis, Ludivine, Segnon et Richard, va devoir faire preuve de courage et d'audace pour mettre fin à ces crimes atroces et combattre le mal par le mal.

Quand j'ai choisi de lire ce thriller, je savais déjà que " la conjuration primitive" serait une valeur sûre et divinement effrayant.

Toujours avec efficacité, Maxime Chattam arrive à tenir les lecteurs en haleine.

C'est un excellent  thriller que nous propose l'auteur. Totalement addictif et noir, le lecteur est plongé dans les méandres du mal.

Âmes sensibles s'abstenir  face à ce roman de très haut niveau.

" La patience du diable" étant la suite de cet opus, j'attends un peu pour le lire , le temps de me remettre de ce livre angoissant et de me replonger dans l'univers sombre de l'auteur.

L'auteur



Nationalité : France 
Né(e) à : Herblay, Val-d'Oise , le 19/02/1976 

Maxime Chattam, nom d'auteur de Maxime Drouot, est un romancier français, spécialisé dans le roman policier.

Au cours de son enfance, le jeune Maxime fait de fréquents séjours aux États-Unis: sa première destination en 1987 est Portland dans l'Oregon, ville qui lui inspirera son premier thriller ("Le 5ème règne", 1999). Rêvant d'abord d'être comédien, il suit le Cours Simon, devient figurant dans un spectacle de Robert Hossein et joue dans plusieurs téléfilms.

Il fait plusieurs petits boulots et reprend ses études de Lettres modernes. Pour se faire connaître du milieu du livre, il devient vendeur de romans policiers à la FNAC.

Il suit une formation de criminologie pendant un an où il étudie la psychiatrie criminelle, la police technique et scientifique et la médecine légale. Il assiste même à des autopsies et rencontre des spécialistes pour préparer son roman.

Toujours libraire, il consacre ses week-ends à son projet de thriller. Il rédige "L'âme du mal" en 2001, qui est publié l'année suivante chez Michel Lafon. Ce roman devient le premier volet de la "Trilogie du mal," suivi de "In Tenebris" et "Maléfices."

Maxime Chattam est membre du collectif d'artistes La Ligue de l'Imaginaire.

Il est marié à l'animatrice Faustine Bollaert depuis le 31 août 2012 et papa d'une petite fille.

Le Cinquième Règne est publié bien plus tard, en 2003, sous le pseudonyme de Maxime Williams.


2 commentaires:

  1. Je crois que mon âme est trop sensible... 😬

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    1. Je ne sais pas tes goûts littéraires mais je préfère prévenir

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